Djokovic a Budge et Laver dans sa mire

Novak Djokovic avec son trophée à la Place... (AFP, Miguel Medina)

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Novak Djokovic avec son trophée à la Place de la Concorde à Paris

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Associated Press
Paris

Novak Djokovic voulait à juste titre savourer l'instant présent. Pendant plus d'une décennie, il a tenté de gagner les Internationaux de France, le seul titre du grand chelem manquant à sa collection. Il s'en est souvent approché, mais sans jamais y parvenir. Trois défaites en finale. Quatre autres en demi-finales

Quand il a finalement réussi à devenir le champion de Roland-Garros, en battant Andy Murray 3-6, 6-1, 6-2, 6-4, dimanche, Djokovic était naturellement concentré sur son exploit. Cette victoire avait pourtant une signification encore plus importante et historique : elle a fait de Djokovic le huitième homme à revendiquer un grand chelem en carrière - au moins un trophée dans chacun des quatre tournois majeurs - et, même plus rare encore, le troisième homme à remporter tous ces grands tournois d'affilée, le dernier l'ayant réalisé il y a près de 50 ans.

Désormais, un exploit encore plus grand l'attend, la réalisation ultime dans son sport : un véritable grand chelem, gagner les Internationaux d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et les Internationaux des États-Unis la même année.

Djokovic s'est fait demander dimanche soir s'il avait jamais rêvé - ou s'il y songera désormais - à rejoindre Don Budge (1938) et Rod Laver (1962, 1969).

«Eh bien, je ne veux pas paraître arrogant, mais je pense vraiment que tout est possible dans la vie. Que je parvienne ou non à réaliser un grand chelem la même année, c'est toujours une possibilité, a-t-il poursuivi. Mais, vous savez, je ne pense pas à ça en ce moment. Actuellement, j'essaie seulement de profiter de l'expérience de gagner le trophée pour la première fois.»

Wilander et Courier à mi-chemin

Dans le presque demi-siècle depuis le deuxième grand chelem de Laver, aucun homme n'est venu près de répéter l'exploit. Seuls Mats Wilander, en 1988, et Jim Courier, en 1992, se sont placés en position de le faire à mi-chemin en remportant les Internationaux d'Australie et de France la même année.

Roger Federer n'y est jamais parvenu, remportant les Internationaux d'Australie quatre fois, mais pas en 2009, la seule fois où il a gagné les Internationaux de France. Idem pour Rafael Nadal : il a gagné Roland-Garros neuf fois, mais pas en 2009, la seule année où il a mérité le titre en Australie.

Le tentative de Wilander a pris fin en quarts de finale au All England Club; Courier au troisième tour au même endroit. Aucun des deux n'a jamais remporté Wimbledon.

Mais Djokovic l'a réussi. Trois fois, dont ces deux dernières années. Il a gagné les Internationaux des États-Unis deux fois, dont l'année dernière. Il semble également au sommet de son art, à seulement deux semaines de son 29e anniversaire de naissance.

Avec un palmarès de 44-3, un sommet, et six titres en 2016, Djokovic est solidement ancré au premier rang mondial, avec plus de points que Murray, no 2, et Federer, no 3, réunis.

«Voyons voir ce que l'avenir réserve», a déclaré Marian Vajda, le co-entraîneur de Djokovic avec Boris Becker. «Il est le meilleur joueur présentement, et gagner le tournoi de France va lui donner un nouvel élan.»

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