Auger-Aliassime à un cheveu du titre à Paris

Le Lorettois Félix Auger-Aliassime s'est incliné face au... (AFP, Miguel Medina)

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Le Lorettois Félix Auger-Aliassime s'est incliné face au Français Geoffrey Blancaneaux en trois manches après n'avoir pu concrétiser trois balles de championnat.

AFP, Miguel Medina

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(Québec) Si près, si loin! Félix Auger-Aliassime a profité de trois balles de championnat, mais il a perdu sa finale du tournoi junior de Roland-Garros, dimanche. L'athlète de L'Ancienne-Lorette s'est incliné contre le coriace Français Geoffrey Blancaneaux après une longue et belle bataille de 1-6, 6-3 et 8-6.

Le point tournant du match est survenu lors de la longue 12e partie de la troisième manche. En avance 6-5, Auger-Aliassime a profité de trois balles de match sur le service de Blancaneaux. Il a toutefois été incapable de les convertir. Le Français a ensuite brisé le Québécois lors de la partie suivante, puis a gagné son service à zéro pour semer la frénésie sur le court no 1 du grand complexe de tennis parisien.

Lors de la remise des trophées, Auger-Aliassime n'avait pas le sourire facile. «C'était dur en sortant du terrain», a-t-il affirmé après le duel. «C'était vraiment décevant et frustrant en même temps d'être passé si près et d'avoir perdu. Je crois que je vais retirer de bonnes leçons de ma semaine ici. J'espère avoir une autre chance dans quelques semaines à Wimbledon.»

Après avoir serré la main de son adversaire, Auger-Aliassime a reçu les bons mots de l'ex-champion français Yannick Noah, vainqueur à Paris en 1983, qui a tenté de le consoler sur le terrain.

Dans les minutes précédentes, toutefois, c'est son compatriote que Noah encourageait à coups de «Allez mec!». Blancaneaux l'a même remercié pour sa victoire. «À partir du troisième set, j'ai vu qu'il était au bord du terrain», a raconté le jeune champion. «Il m'a donné toute son énergie, il m'a poussé.»

Auger-Aliassime a pourtant complètement dominé la première manche, brisant son vis-à-vis à la quatrième et à la sixième partie, en route vers un gain de 6-1 en 24 petites minutes. Le 619e joueur mondial était en parfait contrôle.

Deuxième manche chaotique

Mais la deuxième manche a été plus chaotique pour la jeune sensation. Soudainement, le rapide Français lui mettait beaucoup plus de pression, courant chaque balle comme si sa vie en dépendait. Il a du Nadal dans le nez, celui-là.

Félix a été brisé à la deuxième partie, mais il a repris sa perte dès le jeu suivant. Scénario identique aux sixième et septième jeux. On sentait toutefois le rythme basculer du côté du favori local, qui mérite un A+ pour sa détermination.

Le bris subi lors de la huitième partie allait s'avérer fatal pour Auger-Aliassime. Cette fois-ci, Blancaneaux a tenu bon en servant pour la manche. Au troisième set, les deux joueurs ont fait jeu égal jusque dans les derniers instants. 

À 15 ans et 10 mois, le Québécois aurait pu devenir le plus jeune champion junior des Internationaux de France. Blancaneaux est de deux ans son aîné.

Ce dernier aura finalement battu trois Canadiens coup sur coup. Il avait disposé du Britano-Colombien Benjamin Sigouin en quarts, puis de l'Ontarien né en Israël Denis Shapovalov en demi-finale. Gaël Monfils, en 2004, était le dernier Français à s'imposer chez les moins de 18 ans à Paris.

La défaite fait mal, mais Hérisset s'attarde au positif

Trois heures après la fin de la finale de Félix Auger-Aliassime à Roland-Garros, Jack Hérisset ne s'était pas encore remis de ses émotions. La défaite de celui qui a grandi sur les courts de son académie a fait mal, mais le vieux routier du tennis préférait regarder le positif.

«Ce que j'ai aimé, c'est que Félix nous a démontré tout son arsenal au cours de ce match», a affirmé Hérisset, qui compte le père de Félix, Sam Aliassime, parmi ses partenaires à l'Académie de tennis Hérisset-Bordeleau. «Qu'il fasse la finale, c'était déjà un exploit. [...] La route est longue. Il doit y aller une marche à la fois.»

L'ancien directeur de la Coupe Banque Nationale a bien sûr remarqué la baisse de régime d'Auger-Aliassime au deuxième set. Mais il faut donner beaucoup de crédit à son adversaire français, Geoffrey Blancaneaux, qui a joué très intelligemment, selon Hérisset. Et avec un acharnement hors du commun, doit-on ajouter. 

«Comme on dit dans le tennis, c'est un peu la pire race de joueurs à affronter. C'est un relanceur. Quand tu joues contre des joueurs comme ça, il faut que t'ammènes ton lunch, que tu sois patient», a illustré le parrain du tennis à Québec.

L'Académie a payé le billet d'avion au paternel afin qu'il retrouve fiston pour sa grande finale. Parti de Québec, samedi soir, Sam Aliassime est arrivé à Paris, dimanche matin, bien à temps pour être l'un des rares parmi la foule à appuyer le Québécois face au Français.

Jack Hérisset et ses partenaires comptent rendre hommage à leur ancien membre Félix, qui s'entraîne depuis deux ans à Montréal, au Centre national. Un gala récompensant les athlètes du club a lieu jeudi. Le moment semble bien choisi...

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