La reine et l'héritière se retrouvent à Roland-Garros

Serena Williams tentera de remporter son quatrième titre... (AFP, Thomas Samson)

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Serena Williams tentera de remporter son quatrième titre à Roland-Garros, samedi.

AFP, Thomas Samson

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Agence France-Presse
Paris

La finale féminine de Roland-Garros marquera samedi les retrouvailles entre la reine Serena Williams et la jeune «pépite» du tennis Garbine Muguruza, une héritière possible de l'Américaine.

La triple lauréate à Paris (2002, 2013, 2015) sera la favorite de ce choc générationnel à la faveur de son plantureux palmarès, mais aussi de son bilan face à la nouvelle coqueluche de la WTA. L'inusable Williams (34 ans) a remporté trois de ses quatre confrontations contre la joueuse hispano-vénézuélienne; la dernière à Wimbledon en finale (6-4, 6-4) l'an passé.

Et cela fait 17 ans que Williams empile les trophées majeurs. Une nouvelle victoire porterait son total à 22, comme l'Allemande Steffi Graff. Il ne lui en manquerait alors plus que deux pour égaler le record de l'Australienne Margaret Court (24). Quand elle souleva le premier, en 1999 aux Internationaux des États-Unis, Muguruza n'avait pas encore fêté ses six ans.

À l'heure où le tennis féminin peine à se trouver de nouvelles têtes d'affiche derrière Serena et Maria Sharapova (suspendue pour dopage), la no 4 mondiale aspire à prendre le relais à 22 ans. Cette joueuse élancée (1,82 m, 73 kg), puissante au service et en coup droit, a suivi une progression constante au classement depuis son coup d'éclat il y a deux ans à Roland-Garros face à... Serena Williams (6-2, 6-2 au 2e tour).

À 20 ans, l'Espagnole n'était que 35e mondiale. Mais elle avait survolé la partie contre Williams, qui allait vivre des mois difficiles, marqués par des contre-performances, des coups de déprime et de la fatigue physique avant de retrouver son meilleur niveau lors des Internationaux des États-Unis.

«Je déteste perdre. Mais j'ai beaucoup appris de cette défaite. Cela m'a permis d'avancer», a souligné l'Américaine après son succès en demi-finales contre la Néerlandaise Kiki Bertens - 7-6 (9/7) et 6-4 - vendredi. Depuis ce revers, Williams a gagné 47 de ses 50 matchs en tournois du grand chelem.

Le grand décollage

En 2014, Muguruza s'était arrêtée en quarts à Paris. Mais c'est à partir de l'été 2015 qu'elle a décollé. Elle a bondi en quelques mois de la 20e place mondiale au top 4. La suite a été un peu plus compliquée. Jusqu'au tournoi de Rome, deux semaines avant les Internationaux de France, elle n'avait joué aucune demi-finale cette saison. Mais après une entrée en matière un brin laborieuse contre la Slovaque Anna-Karolina Schmiedlova (3-6, 6-3, 6-3), la machine s'est remise en route.

Muguruza n'a alors plus lâché le moindre set, y compris en demi-finale contre la «marathonienne» australienne Samantha Stosur (finaliste en 2010), dominée 6-2 et  6-4. «La fin du match a été tendue», a toutefois souligné l'Espagnole, qui s'est crispée au moment de conclure. Elle devra éviter ce genre de stress pour succéder à Arantxa Sanchez, seule Espagnole titrée à Roland-Garros (1989, 1994, 1998).

La fatigue pourrait peser sur Williams, contrainte de jouer un quatrième jour d'affilée samedi en raison de la pluie qui a fortement perturbé cette seconde semaine, alors que Muguruza a pu se reposer jeudi. De plus, l'ex-joueuse Marion Bartoli a laissé entendre que l'Américaine avait des soucis aux adducteurs.

«J'ai entendu dire qu'elle avait dit cela. Il faut que j'aille la voir pour lui demander», a dit en conférence de presse la numéro un mondiale, peu loquace sur ses éventuels pépins physiques. L'an passé, un état grippal ne l'avait pas empêchée de s'emparer pour la troisième fois de la Coupe Suzanne-Lenglen.

L'histoire selon Novak Djokovic

Novak Djokovic a une autre occasion d'écrire l'histoire aux Internationaux de tennis de France. En défaisant samedi l'Autrichien Dominic Thiem 6-2, 6-1 et 6-4), il s'est assuré sa place en finale pour la quatrième fois en cinq ans dans le seul tournoi majeur qui manque encore à son palmarès. En plus d'essayer de compléter un grand chelem en carrière, il nourrit l'espoir d'accomplir quelque chose d'encore plus rare : gagner un quatrième titre majeur consécutif, ce qui n'a pas été fait par un homme depuis Rod Laver, il y a près d'un demi-siècle.

Après une journée de repos bien méritée, Djokovic affrontera Andy Murray en finale dimanche. Le numéro deux mondial est devenu le premier Britannique depuis la défaite de Bunny Austin en 1937 à se rendre aussi loin dans le tournoi français, éliminant le tenant du titre Stanislas Wawrinka 6-4, 6-2, 4-6, 6-2. «Je suis extrêmement fier», a confié Murray, la voix tremblotante lors de l'entrevue sur le court. Djokovic sera le favori, lui qui mène 23 à 10 dans leurs duels et 4 à 2 en finale de grand chelem.  AP et AFP

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