Djokovic aussi est humain

À son premier match sur terre battue de... (AP, Lionel Cironneau)

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À son premier match sur terre battue de la saison, Novak Djokovic s'est fait surprendre par Jiri Vesely, le 55e joueur mondial.

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Agence France-Presse

Finalement, Novak Djokovic aussi est humain. Le Serbe a subi mercredi au Masters 1000 de Monte-Carlo la plus inattendue des défaites, face au Tchèque Jiri Vesely (55e mondial), en trois sets de 6-4, 2-6, 6-4.

Il s'agit de la première défaite à la régulière de Djokovic depuis celle contre Roger Federer en novembre au Masters de Londres, dans un match non décisif. En février à Dubaï, il s'était retiré d'une rencontre en raison d'une infection à un oeil. Et sa dernière élimination dès son entrée en lice remontait à mai 2013 contre le Bulgare Grigor Dimitrov, à Madrid.

«Ça prouve que personne n'est imbattable», a réagi l'homme aux 11 titres du grand chelem, qui n'avait pas perdu sa sérénité ni son esprit sportif après la défaite, même si le tournoi de Monte-Carlo, où il réside, lui tient particulièrement à coeur.

«Quand je suis arrivé sur le court, je pensais plutôt à gagner un jeu ou à faire bonne figure, je ne pensais absolument pas pouvoir battre Novak», a reconnu Vesely. «Je ne peux pas croire que c'est arrivé. J'espère que ça va me donner confiance.»

Avant d'affronter Vesely, le numéro un mondial et tenant du titre en Principauté restait pourtant sur une extraordinaire série de victoires. Après quatre tournois gagnés sur cinq en 2016, dont les Internatonaux d'Australie et dernièrement les Masters 1000 d'Indian Wells et de Miami, sa confiance était au zénith.

«J'ai très, très mal joué, mais ça n'enlève rien à la performance de mon adversaire», a noté Djokovic. Il est allé chercher la victoire et c'est mérité. C'était un de ces jours où les choses ne vont pas comme on voudrait.»

Vesely, un gaucher de grande taille (1,98 m) âgé de 23 ans, avait l'avantage d'avoir déjà joué cinq matchs sur terre battue cette saison : quatre la semaine dernière à Marrakech, où il avait atteint la demi-finale, et un à Monte-Carlo. Djokovic, exempté du premier tour, disputait, lui, sa première rencontre sur l'ocre depuis sa défaite en finale de Roland-Garros en juin dernier contre Stan Wawrinka.

Cet accroc imprévu ne remet évidemment pas en cause le grand objectif de Djokovic : gagner à Paris dans un mois et demi le seul tournoi du grand chelem qui manque à son palmarès. «Je vais simplement prendre du repos. On en a parfois besoin.»

Le défi de l'ocre

S'adapter à la terre battue après neuf mois sur dur sans renier pour autant son style de jeu, c'est le défi que doivent relever les patrons du tennis chaque année à Monte-Carlo, premier Masters 1000 sur l'ocre. Échanges plus longs sur une surface plus lente au rebond plus haut, efficacité moindre du service et des coups d'attaque, nécessité de construire plus soigneusement les points et de s'habituer aux glissades sur la brique pilée... Les changements sont nombreux et pas toujours évidents à mettre en oeuvre.

«C'est surtout les déplacements qui sont différents. Il y a parfois des faux rebonds. Il faut bien se placer par rapport à la balle, le jeu de jambes est beaucoup plus difficile», explique Richard Gasquet, battu lui aussi, à son deuxième match.

Malgré les particularités du jeu sur terre, la séparation entre spécialistes des surfaces lentes et rapides n'est plus aussi nette qu'autrefois. Tout le monde croit en ses chances sur l'ocre, même des joueurs dont l'arme principale est le service, comme Milos Raonic. Mercredi, le Canadien a décoché 11 as pour prendre la mesure de l'Uruguayen Pablo Cuevas 7-5, 2-6 et 7-6 (5). Deux jours plus tôt, il avait connu une entrée laborieuse contre l'Italien Marco Cecchinato (6-3 et 7-5).

«Je crois que j'ai essayé de trop m'adapter alors que j'aurais dû jouer comme sur dur», avait expliqué Raonic. J'ai essayé de faire des choses bizarres au service en mettant trop d'effet, alors que si je tape une première balle bien placée à 220 km/h, quelle que soit la surface, elle ne revient pas, ou alors de telle manière que je me retrouve en position de force dans l'échange.»

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