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Jacques Bordeleau, Jack Hérisset, Sam Aliassime et Yanick... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Jacques Bordeleau, Jack Hérisset, Sam Aliassime et Yanick Pelletier promettent des innovations sur la scène du tennis à Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) En ajoutant deux associés à l'équipe, l'Académie de tennis Hérisset Bordeleau espère assurer à la fois son avenir... et celui du tennis à Québec.

Après 40 ans d'une «union» profitable, les deux grands manitous de ce sport dans la capitale, Jack Hérisset et Jacques Bordeleau, ont annoncé mercredi que Sam Aliassime et Yanick Pelletier se joignaient à eux. Une façon d'amener de nouvelles idées, de faire avancer les choses.

Déjà entraîneurs de haut niveau à l'Académie depuis plusieurs années, les «nouveaux venus» comptent élargir la base de jeunes adeptes, mais aussi former plus de champions. «Vous allez entendre parler de nous dans les cinq prochaines années», a lancé Aliassime en riant, en bordure des terrains du Club Avantage. «On va innover», a dit Pelletier. 

Il y aura du nouveau dans la façon d'entraîner les athlètes, mais aussi dans la façon de les recruter. L'Académie compte se faire voir dans les différents parcs de la région afin d'y dénicher les plus beaux talents.

«On veut arriver à développer de plus en plus de joueurs sur la scène internationale», a expliqué Pelletier. «On pense que s'il y a plus de jeunes qui jouent du tennis récréatif, si la base de la pyramide est large, on va peut-être dénicher une perle rare.»

L'inspiration du passé

Le Québec traîne la patte par rapport à l'Ontario, avait déjà dit Aliassime au Soleil. Le voilà en position de faire changer les choses. L'idée des parcs permettra à l'Académie de ne pas voir seulement les athlètes dont les parents ont les moyens de payer une inscription dans une école, a souligné mercredi le père de Félix Auger-Aliassime.

Le défi sera aussi de faire jouer plus de jeunes, de les attirer vers les courts. «Va dans un parc de cinq terrains, l'été, il y a peut-être quatre personnes qui jouent, tandis qu'il y a plein d'enfants sur les terrains de soccer. C'est sûr qu'on va sortir des Messi plus rapidement que des Nadal. C'est notre grosse mission», a indiqué Aliassime.

Le quatuor s'inspire du passé. Hérisset parle avec passion de l'époque où Réjean Genois et Richard Legendre dominaient le tennis canadien, dans les années 70. «Avant, quand on avait deux juniors qui allaient aux Championnats provincial ou national, c'était : "Oups, tu joues contre quelqu'un de Québec, pas sûr que tu vas t'en sortir". Il y a eu une petite baisse de ce côté-là. [...] Le but, ce serait d'avoir trois, quatre Auger-Aliassime plutôt que seulement un», a affirmé Hérisset, en parlant de la vedette montante du tennis canadien, qui a grandi sur les terrains du Club Avantage.

Félix Auger-Aliassime repart à l'assaut des pros

Félix Auger-Aliassime prend la direction de la Guadeloupe, afin... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Félix Auger-Aliassime prend la direction de la Guadeloupe, afin de participer à un tournoi professionnel la semaine prochaine.

Le Soleil, Patrice Laroche

Si l'on se fie à la puissance des services qu'il a poussés vers le représentant du Soleil, mercredi, Félix Auger-Aliassime est bien remis de la blessure aux abdominaux qui l'a forcé à faire une croix sur le tournoi de Drummondville, il y a deux semaines.

D'ailleurs, le natif de L'Ancienne-Lorette part jeudi, direction la Guadeloupe, afin de participer à un tournoi professionnel la semaine prochaine. Il s'agira de son premier depuis qu'il a atteint les demi-finales de celui de Sherbrooke, début mars, son meilleur résultat chez les pros. La douleur l'a un peu ennuyé pendant cette compétition, et son retrait de Drummondville était surtout une mesure préventive, a-t-il expliqué mercredi.

Ce n'est pas la première fois qu'Aliassime subit pareille blessure. L'an dernier, toujours à Drummondville, il avait dû abandonner pour la même raison. La récurrence de ce malaise n'inquiète pas trop l'athlète de 15 ans. «C'est une blessure qui peut souvent revenir, malgré tout le travail qu'on fait au gym et en physiothérapie. Il faut apprendre à la gérer. [...] Ce n'est pas une blessure qui pourrait m'arrêter pendant plusieurs mois, mais il faut faire attention : ça peut te faire manquer quelques tournois pendant l'année, et c'est pas ça qu'on veut.»

Cette saison, Auger-Aliassime participera surtout à des tournois professionnels. Au niveau junior, il sera présent lors des trois derniers grands chelems. Il espère en remporter un, lui qui compte déjà un titre en double aux derniers Internationaux des États-Unis. Il est 12e au monde chez les juniors, le plus jeune du top 40. Et il continue de grandir. Le voilà à 6'2''.

Le père de Félix, Sam Aliassime, a aussi révélé que sa fille Malika ira jouer dans une université américaine en septembre. Reste à voir laquelle choisira la double championne en titre du tournoi Louis-Després.

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