Mauvais calcul du Belarus?

L'absence de Victoria Azarenka augmente les chances d'Aleksandra... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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L'absence de Victoria Azarenka augmente les chances d'Aleksandra Wozniak et des Canadiennes contre le Belarus, en Coupe Fed.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) On savait déjà qu'Eugenie Bouchard n'y serait pas. On a confirmé vendredi que Victoria Azarenka non plus. Si deux négatifs sont loin de faire un positif aux guichets, les chances grimpent de voir le Canada battre le Belarus en Coupe Fed, samedi et dimanche.

«Franchement, j'aime autant qu'Azarenka ne soit pas là!» a lancé Eugène Lapierre, après le tirage de vendredi midi en vue de la rencontre du Groupe mondial II. Déchiré entre deux rôles, le vice-président de Tennis Canada vivait la déception de l'organisateur d'un tournoi sans têtes d'affiche et l'espoir de l'homme de tennis qui veut voir son équipe l'emporter.

«Si on annonce que dans nos matchs, on en a un entre Eugenie Bouchard et Victoria Azarenka, c'est une autre affaire. Bien sûr qu'on est déçus comme organisateurs, mais on va essayer de gagner pareil!» a poursuivi Lapierre, qui s'attend à accueillir 1000 spectateurs par jour au PEPS de l'Université Laval.

Après une semaine de cachettes avec les journalistes, le capitaine biélorusse a prétendu avoir reçu un appel d'Azarenka vendredi matin, juste avant le tirage. «Elle s'est dite désolée de ne pas être ici, qu'elle allait nous suivre et nous souhaitait bonne chance», a affirmé Eduard Dubrou par l'entremise de sa joueuse et traductrice Olga Govortsova.

La raison de son absence? «Elle n'a pas dit la raison», ont-ils répondu, sans rire. On a dit Azarenka en séance de photos avec Red Bull à Los Angeles, en début de semaine. Mardi, elle a tweeté un smiley fiévreux. La 14e raquette mondiale est grande partisane des Broncos de Denver, qui disputent le Super Bowl dimanche. Tennis Canada lui avait fait fabriquer une tuque aux couleurs des Broncos avec son surnom, Vika.

«Zéro pression»

«Au début de la semaine, quand j'ai vu qu'elle n'était pas arrivée à la date qu'elle nous avait dite, je me suis dis : "Oublie ça.'' Je n'y croyais pas», a reconnu Lapierre. Il suppose qu'en sachant Bouchard absente, les Biélorusses ont exempté leur étoile d'affronter un Canada affaibli, tout en s'assurant de sa présence pour la ronde d'avril.

Il espère qu'ils se sont trompés. «Le Canada a zéro pression. On n'est pas favori pour gagner! Et c'est une situation des plus propices à dire qu'il va se passer quelque chose sur le terrain.»

Classée l'an dernier 260e, Françoise Abanda avait eu le dessus sur la 33e au monde en Coupe Fed l'an dernier, à Montréal, la Roumaine Irina-Camelia Begu. Cette fois, Abanda assume le rôle de première joueuse de simple canadienne et affronte en lever de rideau la 99e mondiale, Aliaksandra Sasnovich. L'autre simple oppose Aleksandra Wozniak à Govortsova, 74e.

Wozniak a déjà vaincu Govortsova 6-4 et 6-4, en 2009. Mais la Canadienne la plus expérimentée de l'histoire en Coupe Fed (35e sélection) était au faîte de sa carrière et ça s'était joué sur gazon, à l'extérieur. Abanda a battu une fois Sasnovich, en double, en 2011. 

Les deux joueuses de simple biélorusses ont atteint le tableau principal des Internationaux d'Australie, en janvier, pas les Canadiennes. Le capitaine Sylvain Bruneau souligne que «Françoise et Aleksandra ont de l'expérience en Coupe Fed et elles y ont joué certains de leurs meilleurs matchs en carrière. Une surface rapide à l'intérieur est aussi favorable pour elles.»

Un double pas dénué d'intérêt

Le double se jouera coûte que coûte, dimanche après-midi. Mais l'enjeu n'y sera peut-être plus dans une rencontre réglée au meilleur de cinq matchs. On devrait y voir trois nouvelles joueuses, dont la gagnante du volet junior des récents Internationaux d'Australie. À seulement 17 ans, Vera Lapko en est déjà à sa troisième sélection en Coupe Fed. La remplaçante de Victoria Azarenka dans l'alignement a aussi 17 ans, depuis mardi, mais Nika Shyt-kouskaya ne devrait pas être envoyée dans la mêlée cette fin de semaine. Les chances du Canada en double ne sont pas à dédaigner, puisque Gabriela Dabrowski et Carol Zhao ont remporté les Jeux panaméricains ensemble, l'été dernier. S'agit de retrouver la chimie de Toronto, estiment les deux Ontariennes. La première équipe à rafler les honneurs de trois matchs luttera en avril pour une place dans le Groupe mondial I, où les Canadiennes étaient l'an dernier, tandis que les perdantes défendront plutôt leur place dans le Groupe mondial II.

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