La balade de l'ogre «Djoko»

Novak Djokovic s'annonce aussi dominant en 2016 qu'il... (AFP, Paul Crock)

Agrandir

Novak Djokovic s'annonce aussi dominant en 2016 qu'il l'a été l'an dernier alors qu'il avait remporté 11 titres, dont 3 en grand chelem.

AFP, Paul Crock

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Melbourne

Qui pourra contrarier la balade annoncée de Novak Djokovic? La question, répétée pendant toute la dernière saison, se pose de nouveau à Melbourne, où s'amorcent dimanche soir (heure du Québec) les Internationaux d'Australie, premier tournoi majeur que le Serbe a déjà remporté cinq fois.

Une chose est sûre, «Djoko» n'a pas levé le pied après son exceptionnel millésime 2015 (11 titres, dont 3 du grand chelem, 82 matchs gagnés, 6 perdus). En guise d'échauffement, il vient de survoler le tournoi de Doha, remporté sans perdre un set. Écrasé en finale 6-1, 6-2, Rafael Nadal a même affirmé que «personne n'avait jamais joué aussi bien».

Après cette démonstration, le numéro un mondial reste sur six tournois gagnés d'affilée, dont les Internationaux des États-Unis et le Masters de Londres, et 26 matchs gagnés sur les 27 derniers disputés. Sa dernière défaite dans une rencontre à élimination directe remonte au mois d'août dernier, contre Roger Federer en finale de Cincinnati.

Le Suisse est aussi celui qui lui a infligé sa dernière défaite tout court, en ronde préliminaire du Masters de Londres, en novembre. À 34 ans, il représente toujours la principale menace pour Djokovic. Et pourtant, son bilan des derniers mois contre le Serbe est bien défavorable : six défaites en dix matchs. Surtout, les trois dernières grandes finales entre les deux champions - Wimbledon, Internationaux des États-Unis et Masters - ont toutes tourné en sa défaveur.

Wawrinka peut se vanter

Mais comparés aux statistiques des autres vedettes, ces chiffres paraissent presque encourageants. Nadal, comme Andy Murray, Tomas Berdych et Jo-Wilfried Tsonga, ont perdu neuf de leurs dix derniers duels contre l'invincible «Nole». Celui qui part avec le désavantage psychologique le moins écrasant est peut-être Stan Wawrinka.

Certes avec 18 défaites en 20 matchs contre le Serbe, le second Suisse n'a pas de quoi fanfaronner non plus, mais il peut au moins se vanter d'avoir été le seul à vaincre l'ogre «Djoko» dans un très grand match en 2015 : la finale de Roland-Garros. Il est aussi le seul joueur à avoir battu Djokovic aux Internationaux d'Australie lors des cinq dernières éditions. C'était en 2014, en quarts de finale, en route vers son premier titre du grand chelem.

Il paraît toutefois bien plus sûr de parier sur un sixième sacre de Djokovic à Melbourne, son 11e en grand chelem, qui le ferait rejoindre trois légendes d'un coup : Roy Emerson pour le nombre de couronnes aux Internationaux d'Australie, et Bjorn Borg et Rod Laver dans la liste des champions les plus titrés de l'histoire des tournois majeurs, derrière Federer (17 titres), Pete Sampras et Rafael Nadal (14). 

Serera à l'assaut du record de Graf

Chez les femmes, Serena Williams va se lancer pour une deuxième fois à l'assaut du record des 22 titres en grand chelem détenu par Steffi Graf. Battue contre toute attente en finale des Internationaux des États-Unis, l'Américaine s'est déjà imposée à six reprises à Melbourne.

En pleine possession de ses moyens, la numéro un mondial ne courrait pas grand risque d'échouer tant sa supériorité a été écrasante l'an passé. Des surprises aussi colossales que sa défaite en demi-finale à New York contre l'Italienne Roberta Vinci ne se produisent pas tous les quatre matins. Mais justement, la cadette des Williams, âgée de 34 ans, est-elle en pleine forme?

Les champions en titre Serena Williams et Novak... (AP, Mark Baker) - image 2.0

Agrandir

Les champions en titre Serena Williams et Novak Djokovic ont posé avec leur trophée vendredi à Melbourne.

AP, Mark Baker

Il est permis d'en douter si on se fie à sa préparation, perturbée par une blessure au genou. Ayant mis fin prématurément à sa saison 2015, blessée et démoralisée après le coup de massue des Internationaux des États-Unis, Williams n'a pratiquement pas joué depuis septembre. Même si elle a assuré avoir travaillé dur pendant l'intersaison, elle pouvait espérer un plus solide rodage.

Une ouverture pour ses rivales ? Pas sûr, car la quasi-totalité des joueuses du top 10 sont au moins aussi éclopées qu'elle au moment d'aborder le premier grand chelem de l'année. La Roumaine Simona Halep (no 2 mondiale) traîne une douleur au tendon d'Achille. La Polonaise Agnieszka Radwanska a déclaré forfait à Sydney pour soigner une jambe meurtrie. La Russe Maria Sharapova, finaliste sortante, n'a pas joué à Brisbane en raison d'une blessure au bras.

Tous ces déboires pourraient faire l'affaire d'une négligée, qui saurait tirer profit des circonstances. Un nom vient immédiatement à l'esprit : Victoria Azarenka. Très décevante depuis sa double victoire à Melbourne en 2012 et 2013, la Biélorusse de 26 ans a fait un retour remarqué la fin de semaine dernière en gagnant à Brisbane. Elle n'avait plus soulevé le moindre trophée depuis deux ans et demi.

Notons que la Québécoise Eugenie Bouchard (49e) devrait amorcer son tournoi vers 23h30 dimanche (heure du Québec) contre la Serbe Aleksandra Kunic (121e)

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer