Coupe Banque Nationale: la journée impeccable d'Annika Beck

Annika Beck... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Annika Beck

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Pendant qu'Annika Beck jouait un match impeccable, Jelena Ostapenko connaissait une journée difficile au boulot. Résultat: l'Allemande a remporté dimanche la 23e finale de la Coupe Banque Nationale en deux manches de 6-2.

«C'était juste une mauvaise journée, je ne pouvais pas jouer à ma manière. Je ne sais pas ce qui s'est passé», a dit la jeune Ostapenko, 18 ans, visiblement abattue par sa défaite, quelques minutes après le dernier point. «Si j'avais joué mon meilleur tennis, je crois que j'aurais gagné.»

Lors de leurs deux rendez-vous plus tôt cette année, Ostapenko était venue à bout de son aînée après trois manches. Ses deux victoires lui ont peut-être joué des tours, a-t-elle expliqué, même si elle assure ne pas avoir été surprise par la qualité du jeu de son adversaire.

Beck a d'ailleurs servi une réplique à la Lettone, une fois venu son tour devant la presse. «Elle a dit qu'elle n'avait pas joué son meilleur tennis, mais j'étais très concentrée pendant tout le match et je n'ai pas laissé entrer les émotions négatives. Je pense que j'ai très bien joué», a analysé l'athlète de 21 ans.

Il s'agit d'un deuxième titre de la WTA pour Beck, après son triomphe au Luxembourg l'an dernier. À sa première finale, au même endroit en 2013, elle avait perdu contre Caroline Wozniacki par le même pointage qu'Ostapenko, dimanche. «Elle peut apprendre beaucoup de ce match», a dit Beck, vantant au passage le talent hors du commun de sa victime.

Pour la gagnante, le pire moment de la rencontre est venu dès le départ, alors qu'Ostapenko l'a brisée à zéro. L'Allemande a toutefois pris sa revanche dès la partie suivante et n'a plus regardé derrière. Elle a fait très peu d'erreurs, ramenant la majorité des offrandes de sa rivale en jeu.

Arbitres montrés du doigt

Plusieurs décisions de l'arbitre n'ont pas plu à Ostapenko au deuxième set, particulièrement à la cinquième partie, où elle a d'ailleurs crié sa joie sur un coup en croisé qu'elle croyait gagnant... mais qui a finalement été appelé out par le juge de ligne. «Il y a eu des mauvaises décisions dans tout le tournoi. Pas juste dans ce match», a lancé la perdante.

Celle-ci a tout de même pu démontrer pourquoi elle s'est retrouvée en finale. Elle a gagné plusieurs points en faisant bouger Beck de gauche à droite avant d'y aller d'un coup gagnant. Quelques retours précis ont aussi surpris la championne.

Mais ils n'ont pas été assez nombreux. Ostapenko a laissé aller sa frustration après le dernier point du duel, cognant la balle au sol avec force. «J'étais un peu nerveuse avant le match, a-t-elle reconnu. Je voulais tellement gagner.»

Il n'aura fallu que 53 minutes à Beck pour achever son adversaire. Le total des points, 55-32 en faveur de l'Allemande, indique bien l'allure du match. Elle a de plus converti ses cinq balles de bris.

Elle occupait cette semaine le 57e rang mondial. Sa belle récolte de 280 points à Québec devrait lui permettre de revenir dans le top 50, position qu'elle avait occupée au printemps 2014. «J'ai eu des ennuis en première moitié de saison. De me battre ainsi pour revenir, ça veut dire beaucoup pour moi», a affirmé la souriante athlète. Beck utilisait par ailleurs de nouvelles raquettes pour la première fois. Parions qu'elle les gardera.

Sans rien promettre, elle a souhaité revenir au PEPS l'an prochain. «Je dis toujours que je veux défendre mes titres. J'adore cet endroit, sur le court et en dehors. Toute l'organisation en place... c'était parfait», a conclu la championne. C'était sa deuxième présence à Québec. Elle avait perdu en deuxième ronde contre Kristina Mladenovic en 2012.

Quant à Ostapenko, elle se hissera parmi les 80 meilleures raquettes du globe dans le nouveau classement de la WTA publié aujourd'hui.

Hérisset dirigeait pour la dernière fois cette semaine... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Hérisset dirigeait pour la dernière fois cette semaine le tournoi qu'il a mis sur pied en 1993.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Jack Hérisset déçu de voir les gradins moins pleins

«Non.» Voilà la réponse donnée par Jack Hérisset, dimanche, lorsqu'on lui a demandé s'il était satisfait des foules à la Coupe Banque Nationale, cette semaine.

Il a bien sûr extrapolé. «On le savait que ça allait être plus difficile cette année», a dit l'homme de 72 ans, évoquant à mots couverts le grand nombre d'événements sportifs et culturels offerts aux habitants de la capitale. «Mais ce n'est jamais facile pour un directeur de tournoi de voir des gradins moins pleins.» Dimanche, ils étaient toutefois bien garnis pour les finales. Les chiffres devraient être dévoilés aujourd'hui par l'organisation.

Est-ce que le tournoi doit inviter une grande vedette chaque année pour remplir le PEPS? «C'est le genre de réflexion qu'on va avoir, a répondu Hérisset. Un gros nom? Un gros nom peut disparaître vite. C'est risqué. Par contre, c'est sûr que le gros nom fait vendre des billets. Le gros nom, c'est ce qu'on veut avoir pour faire plaisir aux gens de Québec», a-t-il affirmé.

Hérisset a souvent répété qu'il aimerait voir plus de Canadiennes dans le tableau principal. Elles n'étaient que deux cette année - Françoise Abanda et Sharon Fichman -, et elles ont mordu la poussière dès le premier tour. Eugénie Bouchard demeure une cible prioritaire : «C'est sûr qu'à chaque année, on va courir après. C'est notre meilleure.»

Hérisset dirigeait pour la dernière fois cette semaine le tournoi qu'il a mis sur pied en 1993. «Je n'ai pas eu le temps d'y penser, a-t-il assuré. [...] Mais je vais voir, petit à petit, que c'est un gros morceau. Le contact avec la WTA et les joueuses, c'est à l'année longue.» Son dauphin Pierre-Luc Tessier sera aux commandes l'an prochain, du 10 au 18septembre. Son adjoint se nommera... Jack Hérisset.

Les championnes du double An-Sophie Mestach et Barbora... (Photo fournie par Coupe Banque Nationale) - image 3.0

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Les championnes du double An-Sophie Mestach et Barbora Krejcikova avaient de quoi être fières, dimanche après-midi.

Photo fournie par Coupe Banque Nationale

Elles ne se connaissaient même pas!

Elles n'avaient jamais joué ensemble, ne s'étaient même jamais parlé! Avant cette semaine, An-Sophie Mestach et Barbora Krejcikova ne se connaissaient que de vue... et de nom. Qu'à cela ne tienne, ces noms se retrouveront pour toujours côte à côte dans le livre d'histoire de la Coupe Banque Nationale.

La Belge et la Tchèque ont remporté dimanche le titre en double du tournoi de tennis féminin de Québec, après une rude et divertissante bataille contre les troisièmes favorites, Maria Irigoyen (Argentine) et Paula Kania (Pologne). Pointage final: 4-6, 6-3, 12-10.

«Nous n'avons pas joué notre meilleur match en finale, mais nous avons joué de bons matchs cette semaine. Ç'a très bien fonctionné. Nous sommes vraiment heureuses», a souligné Mestach, ajoutant que les deux femmes allaient sûrement se retrouver dans une autre compétition de double lorsqu'elles joueront dans un même tournoi en simple.

Leurs classements en double n'ont rien d'exceptionnels - 111e pour Krejcikova et 115e pour Mestach -, mais les deux gagnantes ont un curriculum vitaejoliment décoré en la matière. En 2013, chez les juniors, Krejcikova a été championne du double à Roland-Garros, Wimbledon et au US Open! Et elle est venue près de réaliser le grand chelem, puisqu'elle et sa partenaire Oleksandra Korashvili ont perdu en finale des Internationaux d'Australie contre la Croate Ana Konjuh et la Canadienne Carol Zhao. Mestach a quant à elle gagné les Internationaux d'Australie en simple et en double chez les juniors en 2011. Elles ont toutes les deux remporté dimanche un premier titre en double de la WTA.

Les quatre joueuses ont prouvé que le double n'est pas fait seulement pour s'amuser ou s'enrichir de quelques dollars. Elles ont démontré beaucoup d'émotion. Le match a atteint son summum lors du super bris d'égalité (première équipe à 10 points), qui remplace la troisième manche en double depuis quelques années. La paire gagnante tirait de l'arrière 8-5 à un certain moment. «Je suis allée voir Sophie et je lui ai dit: "Battons-nous!" a raconté Krejcikova, 19 ans. On n'avait rien à perdre.»

«Il faut un peu de chance, mais aussi un bon état d'esprit, a ajouté Mestach, 21 ans. Un super bris d'égalité peut aller d'un côté comme de l'autre, c'est comme la loterie. Il faut seulement jouer tous les points [avec intensité]».

Chaque duo a eu droit à une balle de match avant que Mestach et Krejcikova ne parviennent à mettre un terme à l'action à leur deuxième essai. Les gagnantes se partageront 12 300$ .

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