Coupe Banque Nationale: une finale serrée en vue

La Lettone Jelena Ostapenko (photo) a mis fin... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La Lettone Jelena Ostapenko (photo) a mis fin au beau parcours de la «lucky loser» britannique Naomi Broady, 6-4 et 6-2.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Annika Beck et Jelena Ostapenko s'affronteront en finale de la Coupe Banque Nationale, cet après-midi. Et si le passé est garant de l'avenir, ce sera serré.

Annika Beck et Jelena Ostapenko s'affronteront en finale... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

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Infographie Le Soleil

Elles se sont déjà affrontées deux fois cette année, dont la dernière en première ronde des Internationaux des États-Unis, il y a près de trois semaines. La cadette Ostapenko a remporté les deux matchs, chaque fois en trois sets.

Beck a mis fin samedi à la belle séquence de la championne en titre Mirjana Lucic-Baroni, qui naviguait sur une série de huit victoires à Québec (voir l'autre texte). L'Allemande a triomphé 6-2, 2-6, 6-4. De son côté, la jeune Ostapenko, 18 ans, a joué comme une athlète expérimentée pour éclipser la «lucky loser» britannique Naomi Broady, 6-4 et 6-2.

Beck en sera à une quatrième finale de la WTA, ce qui lui donnera un avantage psychologique dimanche, croit-elle. Elle a remporté un titre au Luxembourg l'an dernier.

«C'est une excellente joueuse, a lancé Lucic-Baroni après leur demi-finale. Elle rend les choses ardues, surtout pour les puissantes cogneuses, car elle retourne beaucoup de balles.»

Samedi, Beck a mis la première manche hors de la portée de Lucic-Baroni en remportant les quatre premiers jeux. Au deuxième set, la Croate lui a joué sensiblement le même tour, se forgeant une avance de 3-0 que Beck n'a su combler. Retour de l'ascenseur au troisième, alors que l'Allemande a rapidement gagné les trois premières parties. Les deux femmes ont alors offert du jeu inspiré. Et Beck a tenu le coup.

Appelée à se décrire comme joueuse, celle-ci a d'abord affirmé qu'elle bougeait vite et bien. On le confirme. «Je suis aussi en très bonne condition physique», a-t-elle ajouté.

Elle croit par ailleurs que sa rivale partira favorite dimanche, forte de ses deux victoires contre elle.

Agressive... et démonstrative

De son côté, Ostapenko se voit comme une joueuse agressive, mais intelligente, qui attaque au bon moment. Sur le court, elle laisse aller ses émotions, surtout après un coup raté.

Sa fiche de 41-15 en 2015 est éloquente. Cette année, elle a gravi les échelons à un train d'enfer. Partie de la 308e place du classement de la WTA en début d'année, elle se retrouvera parmi les 80 meilleures la semaine prochaine, même en cas de défaite dimanche, lors de sa première finale d'un tournoi de la WTA.

«Elle est une joueuse fantastique», a vanté sa victime de samedi, Naomi Broady.

Celle-ci a eu ses chances, en demi-finale, mais elle n'a converti aucune de ses 11 balles de bris. «Je n'ai commis que quelques erreurs [sur ces balles de bris]. La plupart du temps, elle frappait un excellent service. Il n'y avait pas grand-chose que je pouvais faire», a dit la perdante.

Ostapenko a brisé trois fois son adversaire. Tirant de l'arrière 0-40 lorsqu'elle servait pour le match, elle a renversé la vapeur pour soutirer le jeu, le set et une place en finale.

«Je n'étais pas nerveuse avant le match, mais j'étais un peu inquiète car je savais qu'elle est très bonne au service», a expliqué Ostapenko d'une voix timide, après son duel. «Je ne devais pas me faire briser.»

Fin d'un parcours atypique

Malgré son élimination, Broady avait de bonnes raisons de se réjouir. Défaite lors de son deuxième match des qualifications, elle a profité d'un désistement pour percer le tableau principal. Contre toute attente, elle a gagné trois matchs. Un parcours qui, espère-t-elle, lui permettra d'atteindre de nouveaux sommets.

«Je vais en retirer beaucoup de confiance. Même si j'ai perdu en demi-finale, je sens que j'ai eu ma chance d'atteindre la finale», a affirmé la 157e joueuse mondiale.

Affrontement marathon en double

Maria Irigoyen et Paula Kania ont rejoint Barbora Krejcikova et An-Sophie Mestach en finale du double de la Coupe Banque Nationale, samedi soir. Au terme d'un affrontement marathon, l'Argentine et la Polonaise, troisièmes favorites, ont vaincu la Française Amandine Hesse et la Britannique Naomi Broady 5-7, 7-5 et 10-6. Le match ultime aura lieu à midi, dimanche, tout juste avant la grande finale en simple.

Mirjana Lucic-Baroni... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Mirjana Lucic-Baroni

Le Soleil, Patrice Laroche

Lucic-Baroni promet de revenir

Mirjana Lucic-Baroni a promis samedi qu'elle ferait tout en son pouvoir pour revenir participer à son tournoi favori, l'an prochain.

La favorite de la foule était déçue de sa défaite en trois manches contre Annika Beck, samedi après-midi, mais elle n'a pas hésité à louanger une nouvelle fois l'événement dirigé par Jack Hérisset, avant même qu'on lui pose la question. «J'aime ce tournoi plus que n'importe quel autre. Et de loin. Je suis très triste de partir. C'est comme une petite famille, tous les gens ici. Et les joueuses sont très bien traitées», a dit la deuxième favorite de la compétition, ajoutant en riant : «Depuis que j'ai gagné l'an dernier, j'ai reçu un petit traitement spécial. Je l'ai vraiment apprécié.»

Lent départ

Parlant de son match de samedi, l'athlète de 33 ans a déploré son lent départ, comme celui de la veille contre Samantha Crawford, où elle avait aussi perdu le premier set. Contre une adversaire du calibre de Beck, c'était jouer avec le feu.

«J'ai commencé lentement, mais j'ai travaillé très fort pour revenir dans le match. [...] C'est dommage que je n'aie pas gagné la dernière partie, car je sentais que j'avais le momentum et la foule était vraiment derrière moi. C'était vraiment agréable d'être sur le terrain. J'aurais aimé y rester plus longtemps», a affirmé celle qui n'a pas réussi à devenir la première joueuse à remporter la Coupe Banque Nationale (Challenge Bell) deux ans de suite.

Même s'il est très enthousiaste devant la finale qui attend les amateurs de tennis dimanche, Jack Hérisset n'a pas caché avoir un faible pour Lucic-Baroni. «Un choix du coeur», a-t-il laissé entendre. La bonne entente entre la Croate et lui était d'ailleurs évidente, dans la salle de presse.

Lucic-Baroni aura bien peu de temps pour se reposer, puisqu'un long voyage l'attend. Elle doit se rendre à Tokyo d'ici mardi pour y disputer le Toray Pan Pacific Open.

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