Le bum Simon Larose s'est assagi

Entraîneur personnel de Françoise Abanda, l'étoile montante du... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Entraîneur personnel de Françoise Abanda, l'étoile montante du tennis québécois, Simon Larose est également adjoint au capitaine de l'équipe canadienne de Coupe Fed.

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(Québec) Forcé à la retraite il y a exactement 10 ans, Simon Larose a encore autant de plaisir sur un court de tennis comme entraîneur. Celui qui avait frappé un grand coup en battant Gustavo Kuerten, en 2003, continue néanmoins à se demander quel niveau il aurait atteint sans ce test antidopage positif à la cocaïne.

«C'est sûr que ce n'est pas une belle façon de finir une carrière», concède l'entraîneur et adjoint au capitaine de l'équipe canadienne de Coupe Fed. L'homme de 36 ans est surtout le coach personnel de Françoise Abanda, l'étoile montante du tennis féminin québécois.

Larose a jasé avec Le Soleil, jeudi midi, au PEPS de l'Université Laval. Entre le premier entraînement quotidien de l'équipe et le dîner d'anniversaire de sa protégée. Abanda a eu 18 ans. Ce quart de finale du Groupe mondial I contre la République tchèque constitue sa première sélection en Coupe Fed.

Lui l'exubérant, elle l'imperturbable. «Ça va bien avec Françoise un peu à cause de ça. Elle me ralentit un peu et moi, j'essaie de l'accélérer. J'espère qu'on peut avoir une belle carrière ensemble. Les choses peuvent changer vite dans le monde du tennis, mais Françoise est quelqu'un de fidèle et moi aussi. On n'a pas encore atteint nos objectifs», dit-il, à propos de la 230e raquette mondiale. Elle vise une place parmi les 100 meilleures avant la fin de l'année.

Comme joueur, Larose n'a pu faire mieux que 189e. Sa victoire à Montréal contre Kuerten, alors 14e au monde, demeure son haut fait d'armes. Un an et demi plus tard, février 2005, l'ATP le suspendait pour deux ans. Il s'est aussitôt retiré.

«J'ai fait le party, comme beaucoup de monde. Sauf que moi, je me faisais tester. Des erreurs sont arrivées, mais c'était des trucs de plaisir. Je n'ai jamais triché mon sport», insiste-t-il, ayant toujours affirmé qu'il avait fumé un joint contaminé par de la coke, dans une fête. 

«Si j'avais pris des stéroïdes, pris des moyens illégaux pour être meilleur, je serais gêné, je me cacherais. Mais on ne peut pas dire que ce que j'ai fait te rend meilleur.»

Pas d'apitoiement

Larose n'est pas du type à s'apitoyer sur son sort, à ruminer des si. «Je n'ai joué que quatre ans sur le circuit. Je n'ai jamais eu la chance de me rendre où j'aurais pu. Mais peut-être que si ça n'était pas arrivé, je n'aurais pas rencontré ma femme [un an plus tard] et je ne serais pas coach avec l'équipe canadienne», constate le conjoint de l'ex-skieuse Anna Prchal. Ils attendent un deuxième enfant.

Le natif du Cap-de-la-Madeleine avait plus de succès en Coupe Davis, en équipe. Il ne requérait pourtant pas les services d'un entraîneur dans les tournois solos. Trop cher. «On n'avait pas le système d'aujourd'hui. Un coach à temps plein, c'est des centaines de milliers de dollars par année.

«Oui, j'étais un tennis bum, dans un sens. Quand j'étais à l'autre bout du monde, qu'on était quatre dans une chambre d'hôtel et que les quatre avaient perdu, on pouvait passer deux jours sans jouer au tennis. C'était plus facile de me faire influencer pour aller à la plage, jouer au golf ou pêcher. C'est sûr que sans coach, tu es probablement moins sérieux», reconnaît celui qui a aussi dirigé Stéphanie Dubois et Rebecca Marino, avant Abanda.

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