Federer offre à la Suisse sa première Coupe Davis

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Cyril Belaud
Agence France-Presse
VILLENEUVE-D'ASCQ, FRANCE

Roger Federer a encore enrichi sa légende en offrant à la Suisse sa première Coupe Davis de son histoire, après avoir submergé le Français Richard Gasquet, dimanche à Villeneuve d'Ascq.

Vingt-deux ans après la finale perdue par Jakob Hlasek et Marc Rosset face aux Etats-Unis, la Suisse est devenue le 14e pays à graver son nom sur le fameux Saladier d'argent.

Lancé à la place de Jo-Wilfried Tsonga, diminué par une mystérieuse blessure, Gasquet a tenté de s'opposer à la furia de Federer. Mais le N.2 mondial, survolté, a proposé un tennis beaucoup trop enlevé pour lui, avant de s'imposer 6-4, 6-2, 6-2.

Avec ce sacre, Federer ajoute une nouvelle perle à son collier de victoires majeures, ses 17 titres en Grand Chelem, six Masters et une médaille d'or olympique en double.

Il ne manque plus au Bâlois - médaillé d'argent aux JO-2012 - que de devenir champion olympique en individuel pour avoir gagné tous les plus grands titres du tennis.

Cette année 2014 est plus que jamais celle de la résurrection pour le maestro. Après une saison 2013 gâchée par des problèmes de dos, il est revenu aussi fort qu'avant, à 33 ans, luttant jusqu'au bout pour la place de N.1 mondial, avec le Serbe Novak Djokovic.

Federer n'a pas toujours fait preuve d'un amour fou pour la Coupe Davis, qu'il a souvent délaissée au profit de sa carrière individuelle. Mais il a eu l'intelligence de s'y consacrer pleinement l'année où il a senti que la consécration était possible.

Etrangement, même s'il a apporté la touche finale, il n'a pas joué un rôle moteur dans le succès suisse. Il s'est effacé devant Stan Wawrinka, phénoménal tout au long du week-end.

L'harmonie suisse

Federer était il est vrai arrivé en France avec le dos en vrac. Cette blessure l'avait empêché de disputer la finale du Masters, dimanche dernier à Londres.

Wawrinka aura, lui, vécu une année extraordinaire. Elle avait débutée en janvier par sa victoire à l'Open d'Australie, son premier titre du Grand Chelem.

Par son acharnement à participer à cette compétition, même quand Federer préférait faire l'impasse, le N.2 suisse a amplement mérité de s'offrir ce Saladier d'argent.

Le duo suisse a habilement géré cette finale. Alors qu'on avait parlé de tensions entre eux, après que l'épouse de Federer, Mirka, eut traité Wawrinka de «pleurnichard» en demi-finale du Masters, ils ont fait preuve d'une solidarité sans faille.

Ce sacre doit beaucoup à l'intelligence de leur capitaine Severin Lüthi, le trait d'union entre les deux hommes, qui a su dédramatiser l'événement et les faire évoluer en pleine harmonie.

C'est exactement ce que n'a pas réussi à faire la France, battue pour la troisième fois d'affilée à domicile (après 1999 et 2002), et qui devra encore patienter pour décrocher une dixième Coupe Davis.

La génération des Tsonga, Gasquet, Gaël Monfils et Gilles Simon, qui depuis des années figurent ensemble dans le Top 20 mondial, n'a toujours pas gagné le moindre grand titre.

La France rattrapée par la pression

Les Français s'étaient déjà inclinés en finale en Serbie en 2010. Ils auront du mal à se remettre de ce nouvel échec, même s'ils disposeront encore d'une fenêtre de tir en 2015, à condition de rester mobilisés.

Pour eux, tout s'est probablement joué samedi, avec la défection au dernier moment avant le double, pour des raisons encore un peu nébuleuses, de leur leader Tsonga.

Les Français, qui ont eu le tort de trop se focaliser sur cette finale et ont été rattrapés par la pression, se sont un peu embrouillés dans leurs explications. Cela n'a fait qu'alourdir l'ambiance autour de l'équipe.

Tsonga a finalement admis à demi-mot dimanche qu'il était un peu touché, sans doute à l'avant-bras droit, une blessure qui l'avait déjà contraint à un arrêt d'un mois en octobre.

Lancé à sa place dans l'arène, Gasquet s'est montré un peu plus à l'aise que lors du double samedi. Mais cela n'a pas suffi à contrecarrer les desseins de Federer.

Imperturbable sur son service (84 % de points marqués derrière sa première balle), l'ex-N.1 mondial a dominé outrageusement, alignant les coups gagnants à volonté (62 contre 34).

Impuissant en retour, contenu dans la diagonale de revers, Gasquet a vite laissé paraître des signes d'abattement. Il n'aura pas réussi à se procurer la moindre balle de break.

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