Jusqu'à présent, 12 des 19 Challenge Bell présentés ont été gagnés par des Européennes. Sept Américaines se sont partagé les autres titres.
Vendredi après-midi, Barthel, troisième tête de série, a été la première à se qualifier pour les demi-finales en disposant de Barbora Zahlavova Strycova, championne en titre, en deux manches de 6-3 et 6-4. Elle affrontera maintenant la Belge Kirsten Flipkens.
Les têtes de série un et deux étant tombées, Barthel est désormais la favorite du tournoi. Cette dernière n'a d'ailleurs pas caché ses ambitions pour la suite des choses. «Je suis troisième favorite et je suis maintenant en demi-finale. C'est sûr que je veux jouer en finale. Je dois seulement demeurer concentrée avant chaque match.»
À 23 ans, elle en est à sa première année comme professionnelle sur le circuit de la WTA. En un an seulement, elle est passée du 208e au 36e rang mondial. Elle a atteint le troisième tour des Internationaux d'Australie, son premier tournoi du grand chelem. Elle est également une habituée des surfaces sur tapis, comme celle du court Bell du PEPS de l'Université Laval. «Je viens du nord de l'Allemagne. J'ai joué beaucoup de tennis intérieur.»
Leçon de tennis
L'autre demi-finale mettra aux prises Mladenovic et la Tchèque Lucie Hradecka. La première, actuellement 123e raquette au monde, a servi une leçon de tennis à Oudin, 115e au classement de la WTA. Il n'aura fallu qu'une heure et des poussières à la joueuse de 19 ans pour atteindre les demi-finales.
«Je ne m'attendais pas à un match aussi rapide», a lancé Mladenovic, tout sourire après sa victoire. Elle en sera à sa première participation à une demi-finale d'un tournoi professionnel. Celle qui a disputé six matchs en sept jours en simple jusqu'à maintenant dit commencer à ressentir un peu de fatigue. Sa victoire expéditive de vendredi soir était la bienvenue. «Tant mieux pour moi si ça a été très rapide.»
Quant à Hradecka, elle a mis fin au beau parcours de l'Américaine Lauren Davis, l'écartant du tournoi en deux manches de 6-4 et 6-2. Passant par les rondes de qualifications, Davis avait causé la première grosse surprise du tournoi mardi, écrasant la Belge et deuxième favorite Yanina Wickmayer en deux manches de 6-1 au deuxième tour.
Tombeuse d'Eugenie Bouchard au deuxième tour, Hradecka était beaucoup plus satisfaite de sa performance d'hier soir, qui a aussi duré une heure de moins que celle de la veille. «J'avais un meilleur service et j'ai mieux joué. Elle a commencé fort, mais je me suis bien adaptée.»
Plus tôt en journée, Flipkens disputait un autre fort match lorsque son adversaire, la Géorgienne Anna Tatishvili, a été contrainte à l'abandon, blessée au dos. Flipkens menait 6-2, 3-0. Rappelons qu'elle a évincé la première tête de série Dominika Cibulkova dès le premier tour.
Du vin... avant d'être éliminées
Marie-Ève Pelletier et la Française Julie Coin ont perdu vendredi leur match de demi-finale contre les favorites, la Britannique Heather Watson et la Polonaise Alicja Rosolska, en deux manches expéditives de 6-3 et 6-2. Les perdantes ont connu une préparation plutôt inhabituelle, a confié la Québécoise après son duel. «On a reçu une programmation à 18h hier [jeudi] qui disait qu'on ne jouerait pas aujourd'hui [vendredi]. À 22h30, on nous a appelées pour nous dire qu'on jouait à 3h [15h].»
Pensant ne pas avoir à jouer le lendemain, elles ont voulu «profiter de Québec» et ont préféré «prendre un verre de vin». «C'est un peu ordinaire comme préparation.» Pelletier n'a toutefois pas voulu jeter le blâme sur l'organisation. Jacques Herisset, directeur du tournoi, croit que la décision a été prise en fonction du match de simple disputé par Kristina Mladenovic à 19h15. La Française est toujours en vie en double avec Tatjana Malek. Elle n'aurait pas pu joué deux matchs dans un délai aussi court. Il aurait préféré faire jouer Pelletier et Coin aujourd'hui, mais ce n'était pas possible. Quant au verre de vin, il s'est montré plus critique. «Bien là, tu joues une demi-finale...»