Si son match de premier tour contre Cibulkova a duré 2 heures 14 minutes, Flipkens a mis quatre minutes de plus pour vaincre Lucic. La Belge de 26 ans ne cache pas que la fatigue commence à entrer en ligne de compte dans son tournoi.
«Je n'ai pas pu me coucher avant 1h30 du matin», a-t-elle fait savoir après le match. «C'est très difficile mentalement.»
Long chemin
Flipkens, 102e au monde, a donc de nouveau emprunté le chemin le plus long pour se rendre à la victoire, perdant le premier set aux mains de Lucic, 113e raquette au classement de la WTA. Les deux joueuses se sont livré des échanges de grande qualité et aucune n'a voulu céder son service au premier set. Flipkens a enregistré six aces en première manche seulement, terminant la rencontre avec 12. Lucic a cependant réussi plusieurs coups gagnants en fond de terrain, se sauvant avec la manche au bris d'égalité.
La Belge s'est ressaisie au début du second set en brisant le service de sa rivale dès le premier jeu. Elle a alors déployé la même stratégie qui lui a donné gain de cause face à la première tête de série mercredi au premier tour, variant coups brossés, amortis et montées au filet.
«Je crois que j'ai un jeu difficile à affronter. Il n'y a pas beaucoup de filles dans le circuit qui jouent comme moi», s'est-elle vantée après son duel. «Je n'ai pas le choix contre des filles qui sont deux fois plus grandes que moi», a poursuivi la joueuse de 5'5''.
Contre Cibulkova la veille, Flipkens avait brisé le rythme du match au second set après avoir échappé le premier 2-6 de façon expéditive. La Slovaque, tout comme Lucic jeudi, n'a pas été en mesure de s'adapter par la suite et a vu Flipkens se sauver avec les honneurs.
Lucic est toutefois demeurée combative jusqu'à la fin. Volubile et très intense, elle s'en est même pris à un juge de lignes au troisième set. «Je porte des lunettes, mais je ne suis pas aveugle», lui a-t-elle dit, plaidant que le coup de sa rivale était tombé hors ligne. Au jeu suivant, elle a remporté son échange avec un puissant smash visiblement satisfaisant.
Trop de fautes directes
Mais la hargne de la Croate n'aura pas été suffisante pour revenir dans le match. Elle a multiplié les fautes directes alors que Flipkens a répondu à la majorité de ses attaques. La Belge n'a pas manqué de saluer les efforts de Lucic. «Elle s'est battue pour chaque point. Ça a été un match très difficile.»
Flipkens affrontera aujourd'hui en quarts de finale la Géorgienne Anna Tatishvili, qui a vaincu 6-2 et 6-3 la septième tête de série Petra Matric plus tôt dans la journée.
NOTE : Éliminée du tournoi en simple en lever de rideau face à Barbora Zahlavova Strycova, Marie-Ève Pelletier a atteint les demi-finales du double, jeudi matin. Elle et Julie Coin ont vaincu les Américaines Maria Sanchez et Jessica Peluga 6-1, 1-6 et 10-5. La Québécoise et la Française sont bien servies par leur complicité. «C'est important, la communication en double. Nous arrivons à parler de tactiques pour constater ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», a dit Pelletier à l'agence Sportcom.
Une alliée de taille
Kirsten Flipkens a une alliée de taille de son côté. L'ex-numéro un mondiale en 2003, la Belge Kim Clijsters, est une amie d'enfance et la conseille avant chaque match. «Je lui parle tous les jours», a-t-elle confié hier. Aux Internationaux des États-Unis il y a deux semaines, Clijsters a participé aux échauffements de sa compatriote. «Elle était un peu comme mon entraîneure.» Clijsters aurait même voulu se présenter à Québec pour encourager son amie, mais elle n'a pu le faire pour des raisons familiales. «C'est certain qu'elle sera là lors des plus gros tournois», a précisé le Belge de 26 ans.
Flipkens n'a plus d'entraîneur depuis le mois de mai dernier. La Fédération belge a préféré concentrer son énergie sur Yanina Wickmayer, 22 ans, s'est désolée Flipkens. Wickmayer, deuxième tête de série au Challenge Bell, a perdu dès le premier tour face à une qualifiée, l'Américaine Lauren Davis.