Après une première manche sans histoire, si ce n'est que les spectateurs ont eu la chance de constater l'ampleur du talent de la 13e joueuse mondiale, Flipkens a élevé son jeu d'un cran. Elle a remporté la seconde manche assez aisément pour ensuite s'imposer contre la favorite, qui a semblé perdre ses moyens dans la manche décisive.
«Honnêtement, avant la partie, je ne m'attendais pas à gagner», a lancé Flipkens. «C'est assurément l'une des plus grandes victoires de ma carrière.»
Elle a mentionné avoir dû s'ajuster au rythme rapide de Cibul-kova. «Au début, elle était juste très bonne. J'ai ensuite trouvé un rythme et je suis restée concentrée malgré quelques jeux très serrés. Le match s'est joué seulement sur quelques points et je dois avouer avoir eu la chance de mon côté.»
La Belge de 26 ans dégageait, après la rencontre, une fierté qu'elle a attribuée au parcours difficile qu'elle a connu au cours des derniers mois. «Je suis ici seule, j'ai arrêté de travailler avec la Fédération parce qu'ils ne croyaient plus en moi. Cela a été la meilleure décision de ma vie. Je leur prouve désormais qu'ils ont eu tort.»
«Ç'a été une rencontre de hauts et de bas pour moi», a analysé Cibulkova. «Au premier set, je jouais très bien, j'appliquais beaucoup de pression sur mon adversaire. À partir de la seconde manche, j'étais à côté de mon jeu et elle en a profité pour trouver son rythme. Au troisième set, j'ai trop brusqué les échanges, j'ai fait des erreurs et elle a profité de quelques points chanceux.»
La Slovaque était pourtant débarquée dans la capitale avec beaucoup d'attentes. «Je suis arrivée ici favorite, c'est beaucoup de pression. Je voulais bien faire pour les spectateurs, qui étaient venus me voir jouer.»
Âgée de 23 ans, elle a grandi à Brastilava, la ville d'origine des frères Stastny. Elle a brisé le top20 pour la première fois de sa carrière en 2008. Elle compte à son palmarès une demi-finale en 2009 à Roland-Garros.
La porte s'ouvre
C'était le quatrième affrontement entre les deux joueuses. En 2009, Cibulkova avait eu l'avantage à deux reprises, tandis que la Belge pouvait se targuer d'avoir remporté leur dernier duel en 2010.
Jacques Hérisset, directeur du Challenge Bell, reste positif malgré les défaites dans la même journée de deux favorites du tournoi. «L'élimination des têtes d'affiche ouvre la porte pour nos deux Québécoises», a-t-il lancé en pensant à Aleksandra Wozniak et à Eugenie Bouchard, qui jouent leur rencontre de deuxième tour ce soir.
Mercredi en fin de soirée, la Tchèque Barbora Zahlavora Strycova, championne en titre du tournoi, a écarté de sa route l'Allemande Tatjana Malek en deux manches (6-3 et 6-2).
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Athlètes olympiques honorés
Avant le duel de début entre Dominika Cibulkova et Kirsten Flipkens, les organisateurs du Challenge Bell ont tenu à honorer les athlètes de la région ayant participé aux Jeux olympiques de Londres. Étaient présents Audrey Lacroix (natation), Katrine Savard (natation), Mélanie Blouin (saut à la perche), Sébastien Michaud (taekwondo), François Coulombe-Fortier (taekwondo), et Antoine Valois-Fortier (judo), muni de sa médaille de bronze. Stéphanie Dubois et Aleksandra Wozniak ont aussi vu leurs efforts olympiques soulignés. Claude Rousseau, président du tournoi, leur a remis le livre Victoire de l'artiste peintre Michel Bell. Une vidéo mettant en vedette leurs performances de l'été a également été diffusée sur l'écran géant.