«J'ai bien commencé, mais quand j'ai perdu mon service, je me suis mise à douter. Ma blessure n'est pas une excuse. Je n'ai pas été assez agressive. C'était tout dans ma tête», résume l'élancée Slovaque de 28 ans.
Elle estime trop penser à la victoire ultime. «J'ai trop faim pour un autre titre. C'est désappointant parce que j'étais venu ici pour gagner le tournoi et que je suis mieux classée que toutes ces filles-là. Mais j'ai vu trop d'avance au lieu de me concentrer sur mon match d'aujourd'hui», analyse celle qui pointe au 25e rang du classement de la WTA.
Opération suggérée
Son pied la fait encore souffrir. «Je n'ai pas bien dormi. Je prends des anti-inflammatoires depuis deux, trois jours, mais ce n'est pas comme ça que je vais guérir. Les médecins me suggèrent de me faire opérer. Il n'en est toutefois pas question à ce stade-ci de ma carrière.» Pris du même mal au pied droit il y a cinq ans, elle avait réglé le cas avec une injection de cortisone.
Erakovic, elle, participe à sa première demi-finale de la saison. Contre Tamira Paszek, celle qui l'avait éliminée l'an dernier en première ronde, avant de finir par remporter le tournoi. «Elle est très bonne, elle a un excellent revers. Mais je sens que je joue beaucoup mieux qu'au même moment la saison passée», assure la détentrice de la 85e position mondiale.
La Néo-Zélandaise d'origine croate de 23 ans peut ainsi prolonger son séjour à Québec. Une ville qu'elle apprécie pour ses restaurants de crêpes et sa boutique de Noël. «Ma mère et moi, on collectionne les décorations de Noël. J'en avais acheté une, l'année passée, et elle m'a dit de ne pas oublier cette année», confie-t-elle.