Justin Tucker rêve au super-botté

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«Je mets toujours fin à ma routine d'entraînement avec un botté de 48 verges, comme celui réussi par Adam Vinatieri. [...] Ce botté sur le dernier jeu du match avait alors permis aux Patriots de remporter le Super Bowl au compte de 20-17 et à Vinatieri de passer à l'histoire» - Le botteur des Ravens de Baltimore, Justin Tucker

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(La Nouvelle-Orléans) Le pied de Justin Tucker pourrait bien décider de l'issue du XLVIIe Super Bowl, dimanche. Un scénario qui semblait bien improbable en avril dernier lorsque les 32 équipes de la NFL ont ignoré le botteur de précision de 23 ans au repêchage.

Heureusement pour lui, il a signé un contrat avec les Ravens de Baltimore, qui l'invitaient à batailler avec le vétéran Billy Cundiff pour le poste de botteur de précision. Quelques mois plus tard, le voici sur la plus grande scène du football. Pas si mal pour un gars qui a amorcé sa carrière sportive en jouant... au soccer.

«J'expédiais toujours le ballon par-dessus le but et je recevais une tonne de cartons rouges», se rappelle Tucker, qui a commencé à botter des ballons de football à l'adolescence. «Même si la forme était différente, j'avais développé un mouvement de jambe naturel pour frapper le ballon en jouant au soccer.»

Depuis ce temps, il rêve de réussir le placement qui donnera la victoire à son club au Super Bowl. «Plus jeune, on rêve de frapper le circuit décisif dans la septième partie de la Série mondiale ou encore de marquer le but en prolongation pour gagner la Coupe Stanley. Pour ma part, je mets toujours fin à ma routine d'entraînement avec un botté de 48 verges, comme celui réussi par Adam Vinatieri, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, contre les Rams de St. Louis, il y a 11 ans, ici même à La Nouvelle-Orléans. Ce botté sur le dernier jeu du match avait alors permis aux Patriots de remporter le Super Bowl au compte de 20-17 et à Vinatieri de passer à l'histoire.»

Ce soir ce sera peut-être au tour de Tucker de réussir ce genre d'exploit, qui sait? «L'important, c'est d'être prêt quand l'entraîneur nomme ton numéro, peu importe les conditions...»

À son arrivée au camp des Ravens, Tucker était bien loin de se douter qu'il devrait modifier passablement sa technique en travaillant avec Randy Brown, un spécialiste dans le domaine. «Dès la deuxième journée du camp, j'ai passé deux heures à regarder des vidéos de mes bottés avec Randy et Jerry Rosburg, l'entraîneur des unités spéciales. À mon retour sur le terrain, les deux m'ont demandé d'effectuer une transformation de pratiquement 180 degrés sur les points techniques, comparativement à ma façon de procéder à l'université. Grâce à eux, j'exerçais dorénavant un bien meilleur contrôle sur le ballon.»

Son plus important

Après avoir eu le dessus sur Cundiff au camp, Tucker a poursuivi son excellent travail pendant le calendrier régulier, alors qu'il a raté seulement trois fois la cible en 33 tentatives, tout en conservant une fiche parfaite (quatre en quatre) sur des distances supérieures à 50 verges. En séries, il a permis aux Ravens de l'emporter 38-35 sur Denver en deuxième prolongation quand il a effectué un long placement de 47 verges dans des conditions hivernales.

«Même si j'ai essayé de me préparer comme s'il s'agissait d'un botté comme les autres, j'étais conscient au fond de moi-même que les éléments [température, foule...] jouaient contre nous. J'ai des papillons dans l'estomac chaque fois que je me présente sur le terrain, mais je devais en avoir quelques-uns de plus à ce moment-là. L'important, c'est de se concentrer sur la technique, ce qui permet de réussir notre coup... la plupart du temps.»

Malgré l'importance de cette victoire, Tucker ne considère pas que ce botté est son plus important réussi cette année. «C'est peut-être drôle à dire, mais le placement qui m'a fait le plus grand bien, je l'ai réussi à la mi-novembre au Heinz Field contre les Steelers de Pittsburgh. Après avoir raté un botté de 41 verges, j'ai eu l'occasion de me reprendre environ 10 minutes plus tard, et cette fois, j'ai réussi un botté de 39 verges qui m'a fait beaucoup de bien sur le plan de la confiance.»

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Garrett Celek

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Garret Celek n'a pas raté sa chance... lui

Garrett Celek , le no 81 des 49ers de San Francisco, est le jeune frère de l'ailier rapproché Brent Celek, qui porte les couleurs des Eagles de Philadelphie depuis six ans. Aujourd'hui, le joueur recrue des 49ers - il n'a même pas été sélectionné au repêchage d'avril dernier - participera au XLVIIe Super Bowl, un exploit dont ne peut encore se targuer son frère aîné.

«Je n'ai pas connu une grande carrière à Michigan State et je ne m'attendais donc pas à être repêché», confie en toute honnêteté celui qui occupe la même position que son grand frère. Heureusement pour le gaillard de 6'5'' et de 252 livres, le téléphone a sonné 48 heures plus tard. «J'étais bien content que les 49ers m'invitent à leur camp. Ça m'a enlevé du poids sur les épaules.»

Après avoir éprouvé des ennuis lors des mini-camps réservés aux recrues en mai et en juin, Celek a commencé à se sentir plus à l'aise lors du coup d'envoi du véritable camp d'entraînement à la fin de juillet. «J'ai travaillé très fort dès mon arrivée au camp et je me suis pas mal bien débrouillé. Les choses sont rentrées dans l'ordre et je suis finalement parvenu à obtenir une des dernières places disponibles dans l'alignement de 53 joueurs.»

Contrairement à Brent, Garrett Celek n'a pas commencé à jouer au football dès l'enfance. «Brent a joué au football pendant toute sa vie, alors que j'ai commencé seulement à l'école secondaire. Plus jeune, je préférais le basketball», souligne-t-il.

Brent Celek a obtenu une excellente chance de participer au Super Bowl en 2009, mais les Eagles ont alors perdu le match de championnat de la Conférence nationale devant les Cards de l'Arizona, qui ont ensuite plié l'échine devant les Steelers de Pittsburgh au XLIIIe Super Bowl. «J'ai senti un peu d'envie de la part de mon frère après notre victoire contre Atlanta dans la finale de la Conférence nationale qui confirmait notre participation au Super Bowl, mais il était surtout bien heureux pour moi. Brent m'a souvent aidé à renverser les obstacles qui se sont dressés devant moi depuis que j'ai commencé à jouer au football avec ses judicieux conseils et en me rappelant de toujours demeurer positif», conclut l'ailier rapproché qui a capté quatre passes et participé à 13 des 16 matchs des 49ers cette saison.

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