Ryan Clark plaque l'anémie

New York Times
Tampa

Le sixième titre du Super Bowl des Steelers avait un goût particulièrement savoureux pour Ryan Clark. Il y a 14 mois, le demi de sûreté de 29 ans ne pouvait même pas soulever sa fille de trois ans au bout de ses bras, s'habiller sans l'aide de son épouse ou encore descendre en bas de la balance sans ressentir un choc.

Après que les médecins lui eurent enlevé la rate et la vésicule biliaire, Clark avait perdu 35 livres. Résultat : il n'était même plus en mesure de s'entraîner pendant plus de cinq minutes sans vomir. «Je sais très bien ce que signifie passer une longue période à l'hôpital et être éloigné trop longtemps de sa famille et de ses coéquipiers», a raconté le no 25 pendant la semaine précédant le XLIIIe Super Bowl.

C'est en 2006, à son troisième match dans l'uniforme jaune et noir, que Clark avait réalisé qu'il était devenu un membre à part entière des Steelers, après avoir sonné les cloches de Chris Henry (Cincinnati). «James Harrison s'était alors approché de moi pour me dire que j'étais maintenant devenu un vrai Steelers», rappelle-t-il en souriant.

Après avoir été ignoré au repêchage de 2002 à sa sortie de l'Université Louisiana State (LSU), Clark a toutefois d'abord été un Giants. Il s'est joint aux Redskins de Washington deux ans plus tard. Ce n'est qu'à Pittsburgh qu'il a enfin obtenu un poste régulier en 2006. Mais tout a basculé le 21 octobre 2007 à Denver, lors du match fatidique qui le laissa fiévreux et faible pour le reste de la saison.

Clark savait déjà qu'il souffrait d'anémie, une maladie héréditaire qui touche aussi son père, son frère et la plus jeune de ses filles. «La plupart des gens peuvent malgré tout mener une vie normale, mais les médecins m'ont dit que l'altitude combinée aux efforts déployés pendant le match ont fait en sorte qu'une partie de ma rate a manqué d'oxygène pendant un certain temps avant de complètement cesser de fonctionner.»

Pendant des semaines, il ne pensait même plus à l'idée de plaquer solidement ses adversaires, lui qui éprouvait de la difficulté à marcher. «Je ne pensais même plus au football.» Mais il a fini par reprendre du poids et des forces. Et hier, il a pu graver son nom dans la grande histoire des Steelers.

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