La prédiction de François Ratté: un 6e titre pour Pittsburgh

Le quart Ben Roethlisberger et ses Steelers ont... (AP)

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Le quart Ben Roethlisberger et ses Steelers ont mis la touche finale à leur préparation, hier.

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François Ratté
Le Soleil

(Québec) Au début des séries, j'ai eu la bonne idée d'écrire que les 12 aspirants aux grands honneurs avaient des chances pratiquement égales de gagner le XLIIIe Super Bowl présenté aujourd'hui à Tampa Bay. Mais plutôt que de m'arrêter là, j'ai eu le malheur d'ajouter qu'on pouvait écarter trois clubs de la liste des finalistes potentiels, dont les Cardinals de l'Arizona, sans trop risquer de se tromper.

Même si mon coeur penche du côté des Cards et de Larry Fitzgerald ? ce spectaculaire receveur de passes que j'ai découvert chez les Panthers de l'Université de Pittsburgh en 2003 ?, je verrais mal pourquoi j'opterais pour Arizona aujourd'hui, puisque je n'ai pas choisi cette équipe pour gagner une seule fois dans les séries. Ce n'est pas un hasard si j'ai frappé pour seulement ,400 (4/10) au rayon des prédictions en janvier!

Cela ne veut pas dire que je n'accorde pas la moindre chance aux Cards de déjouer les prévisions des experts (Pittsburgh est favori par sept points). Les victoires de la troupe de Ken Whisenhunt sur Atlanta et Philadelphie ne m'ont pas fait tomber en bas de ma chaise, même si je dois admettre que je n'aurais pas parié une cenne sur leurs chances d'éliminer les Panthers de la Caroline. Cette année, les Cards m'ont fait exactement le même coup que les Giants de New York, il y a 12 mois. Reste maintenant à savoir s'ils me feront mentir une fois de plus, comme les Giants l'ont si bien fait en mettant fin à la saison parfaite des Patriots de la Nouvelle-Angleterre sur la scène du XLIIe Super Bowl. Vous savez, rien n'est impossible dans la NFL!

Revirements en vue

Malgré l'enthousiasme de Fitzgerald et l'expérience de Kurt Warner, les Cards ne seront pas en mesure d'inscrire une tonne de points contre la féroce unité défensive des champions de la Conférence américaine. Les Steelers ne neutraliseront pas complètement l'attaque aérienne des Cards, mais embêteront assez le quart de 37 ans pour le forcer à commettre des erreurs coûteuses qui pèseront éventuellement lourd dans la balance.

Je ne serais pas surpris de voir Warner gagner plus de 250 verges par la voie des airs et Fitzgerald terminer la rencontre avec six ou sept réceptions. Mais je m'attends à ce que le nombre apparaissant dans la colonne des interceptions réussies par Pittsburgh soit égal ou supérieur à celui qu'on inscrira dans la case réservée aux passes de touché lancées par Warner. Comptez sur Troy Polamalu, le général de la défense des Steelers, et sur les secondeurs James Harrison et LaMarr Woodley, un méchant tandem, pour compliquer drôlement le travail du quart des Cards! Et je ne vois pas comment le porteur de ballon Edgerrin James pourrait s'y prendre pour percer la muraille défensive des Steelers.

Malgré toutes ces appréhensions, les Cards pourraient être dans le coup jusqu'à la fin parce que l'attaque de Pittsburgh, qui a été limitée à 23 points et moins dans 11 de ses 18 matchs, n'est pas du genre à inscrire une tonne de points. Chaque fois que je vois les Steelers à l'oeuvre, j'ai l'impression que leur offensive tombe en panne pendant 15 minutes, sans doute parce qu'elle est basée sur un système trop conservateur.

L'état de santé du receveur Hines Ward, blessé à un genou, m'inquiète particulièrement. Santonio Holmes, une menace sur les retours de botté, tout comme Steve Breaston chez les Cards, est plus rapide que le numéro 86, mais il n'est pas animé par le même désir de vaincre que Ward. Il faut donc anticiper une grosse journée de travail pour l'ailier rapproché Heath Miller ? mon choix pour le titre de joueur du match ?, qui constituera une cible de choix pour Ben Roethlisberger. Il faudra toutefois que «Big Ben» se méfie de la défensive des Cards, qui est sortie de l'ombre dans les séries, avec 12 revirements, dont huit interceptions, en trois matchs. Dans le champ arrière, Willie Parker, qui a connu une saison en dents de scie, est une véritable énigme pour l'entraîneur Mike Tomlin.

Bref, les Steelers auront encore une fois recours à la recette qui les sert si bien depuis nombre d'années, et leur brigade défensive permettra à la famille Rooney de savourer un sixième triomphe au Super Bowl, un de plus que San Francisco et Dallas.

Prédiction: Pittsburgh 26, Arizona 17

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