Skier au temps de la paternité

Âgé de 34 ans, le fondeur Devon Kershaw... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Âgé de 34 ans, le fondeur Devon Kershaw espère skier jusqu'aux JO de Pyeongchang en 2018. Le nouveau papa sait déjà qu'il s'ennuiera de sa fille, lui qui est en Europe avec l'équipe nationale de novembre à mars.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Devon Kershaw a 34 ans. Un «vieil» athlète. Mais au-delà de son âge «avancé», une autre réalité pousse l'Ontarien à penser retraite à la fin de la prochaine saison : sa petite fille de six semaines.

Le nouveau papa admet déjà entrevoir le prochain hiver comme une difficile étape à franchir. Après tout, les fondeurs partent pour l'Europe en novembre et reviennent en mars. Bref, la distance risque fort de le faire souffrir.

«Une année comme ça, deux années, peut-être. Mais pas quatre, cinq ans de plus avec une famille à la maison. C'est trop dur pour moi, je n'ai pas le coeur pour ça», a-t-il dit, jeudi, en mettant sa main sur sa poitrine.

«C'est sûr que c'est difficile d'être sur la route quand tu as une petite fille à la maison. Tout change quand tu as un enfant. La bonne chose, c'est que ma femme a 13 mois de congé, alors ils pourront peut-être m'accompagner dans les camps d'entraînement», a ajouté Kershaw, dont la conjointe et le bébé sont restés à la maison cette semaine.

Peu importe ce qu'il accomplira d'ici la fin de sa carrière, Kershaw pourra dire «mission accomplie» lorsqu'il accrochera ses skis. Il a gagné une médaille d'or aux Mondiaux de 2011, avec Alex Harvey, lors du sprint par équipe. L'année suivante, saison colossale : il termine au deuxième rang du classement général de la Coupe du monde, remportant deux épreuves et six médailles au total. En carrière, il compte 15 podiums dans le grand circuit. Son dernier lors d'une épreuve individuelle remonte toutefois à 2013.

Alors, qu'est-ce qui pousse Kershaw à continuer au moins une saison de plus? Les Jeux olympiques de Pyeongchang, évidemment. Partie prenante de tous les succès canadiens des dernières années, le natif de Sudbury digère mal l'absence de médaille olympique canadienne en ski de fond.

«On a des médailles en Coupe du monde, en Championnats du monde et tout ça. Mais une médaille olympique chez les hommes... jamais. C'est plate. L'année prochaine, on doit changer ça. Je suis très motivé pour ça», a lancé Kershaw, qui continuera d'aider Harvey, le plus bel espoir de réussite, dans les prochains mois.

Une bouffée d'air frais

Selon Kershaw, les succès récents de son ami agissent comme une bouffée d'air frais, sauf peut-être pour les athlètes habitués de gagner. «Quand il fait des performances fantastiques, c'est super. Pas juste pour moi, pas juste pour l'équipe, pas juste pour le pays, mais aussi pour le sport. Si c'est toujours les Norvégiens ou les Russes qui gagnent, c'est un peu ennuyant», a-t-il avancé, dans un excellent français.

En fin de semaine à Québec, Kershaw n'ose pas établir de pronostics pour ses résultats. Les derniers mois ont été difficiles, a-t-il admis jeudi. «J'espère de belles performances. J'ai trois compétitions à faire et j'espère que l'une d'elles sera vraiment bonne», a-t-il affirmé.

***

Saison chargée pour la jeune Stewart-Jones

Sans faire de bruit, Katherine Stewart-Jones a connu une saison impressionnante et fort chargée. La plus jeune athlète de l'équipe nationale, 21 ans seulement, a participé à la fois aux Mondiaux U23 et aux Mondiaux seniors - ses premiers dans les deux cas -, en plus de skier en Coupe du monde et sur le circuit Nor-Am, où elle a décroché deux podiums. Elle a réussi trois tops 30 chez les U23 et obtenu une 36e place au 10 km classique des Mondiaux de Lahti. «Faire beaucoup de courses à un haut niveau comme ça m'a vraiment apporté beaucoup d'expérience. J'ai vu c'était quoi, la vitesse de la Coupe du monde. J'ai pu apprendre de ça. Et à faire autant de courses, tu deviens plus en forme», a expliqué la résidente de Chelsea, qui a participé à 20 épreuves depuis décembre. Même si un rhume l'a quelque peu ralenti dans les derniers jours, elle espère un top 30 dans l'une de trois courses de la fin de semaine. Ce serait une première pour elle parmi l'élite mondiale.

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Browne tout près de son rêve olympique

Cendrine Brown... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Cendrine Brown

Le Soleil, Yan Doublet

Cendrine Browne pourrait gagner sa place aux prochains Jeux olympiques, en fin de semaine. La fondeuse de Saint-Jérôme n'a besoin que d'un top 30 dans l'une des trois courses disputées sur les plaines d'Abraham. Plus facile à dire qu'à faire, certes. Mais l'athlète de 23 ans se pointe à Québec après «la meilleure performance de toute ma vie», une 26e place au 30 km des Mondiaux de Lahti. Un résultat galvanisant. «J'ai quand même été pendant 12 kilomètres avec le groupe de Marit Bjoergen, ce qui était vraiment excitant», raconte-t-elle, en parlant de la grande Norvégienne, gagnante de 107 médailles d'or individuelles en Coupe du monde. Finir parmi les 30 premières, à Québec, permettrait à Browne de passer l'été en se sachant future olympienne, ce qui lui permettrait d'éviter les qualifications olympiques, où les athlètes qui n'ont pas déjà gagné leur place vont se faire «la guerre», selon ses mots. Malgré tout, elle compte d'abord s'amuser, de vendredi à dimanche. N'hésitez pas à crier quand elle croisera votre regard, pendant les épreuves. «D'entendre son nom sur le bord de la piste, c'est extraordinaire. Ça donne tellement une énergie positive. Ça permet d'aller plus vite, je trouve.» Votre chance d'aider une athlète à se rendre aux JO...




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