Harvey «motivé à 100 %»

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(Québec) Afin de compenser pour la fatigue accumulée, Alex Harvey pigera dans son réservoir de motivation, en fin de semaine.

L'«effet Harvey» se faisait déjà sentir, jeudi, lors du point de presse de l'équipe nationale de ski de fond, au Concorde. Le champion du monde s'est retrouvé avec une foule de micros sous le nez, pendant que plusieurs de ses coéquipiers restaient assis, un peu ignorés.

Normal. À l'aube d'un trio d'épreuves de la Coupe du monde disputées sur les plaines d'Abraham, l'athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges se retrouve chez lui après avoir remporté l'épreuve-reine du ski de fond, le 50 km style libre des Mondiaux, il y a deux semaines. Un succès sans précédent pour un Canadien.

Même s'il a skié un autre 50 km depuis son sacre (6e à Oslo), Harvey assure avoir du jus pour performer à la hauteur des attentes lors du sprint de vendredi, du 15 km classique en départ de groupe de samedi et de la poursuite de 15 km style libre, dimanche.

«À ce point-ci de l'année - on compétitionne depuis le mois de novembre -, c'est sûr que personne n'a le réservoir à 100 %. Alors la motivation, c'est peut-être ça qui est le plus important. Et moi, elle est à pleine capacité, ma motivation. Pour bien faire devant tous les gens de Québec, mes amis. J'ai encore le goût d'enfiler un dossard, de me donner à 100 %, de me faire souffrir. Ça pourrait faire une grosse différence», a affirmé Harvey, jeudi matin.

Selon son coach, Louis Bouchard, le fondeur possède les atouts mentaux pour faire fi, une fois sur ses skis, de toute l'attention dont il est l'objet. «Alex a du plaisir à raconter ses histoires aux médias, il va y avoir beaucoup de spectateurs... Mais il est capable de rentrer dans sa bulle rapidement, d'utiliser tout ce qui est encourageant pour lui et de rester concentré sur sa tâche», a souligné l'entraîneur-chef de l'équipe nationale.

Le luxe de skier...

Fatigué après son deuxième 50 km en moins d'une semaine, samedi, Harvey a pu profiter (enfin!) de sa résidence pour bien se reposer, cette semaine. Et aussi pour skier, ironiquement une sorte de luxe pour l'élite mondiale en cette période de déplacement et de tempête. «Au déjeuner, j'ai parlé à l'un des favoris, [le Norvégien] Finn Haagen Krogh, et il n'a pas skié encore de la semaine!» a raconté le Québécois.

Harvey aura beaucoup plus à gagner que le coeur des amateurs, en fin de semaine. Il se retrouve tout juste devant le Finlandais Matti Heikkinen pour le troisième rang du classement de la Coupe du monde. Sept petits points en faveur du Québécois séparent les deux skieurs de la dernière place du podium. Harvey possède toutefois un avantage sur Heikkinen : ce dernier ne s'est pas qualifié pour les rondes finales d'un sprint depuis plus de cinq ans. Le favori local pourrait donc prendre une sérieuse option sur cette troisième position dès vendredi.

«C'est sûr que s'il se retrouve dans un quart de finale avec moi et qu'il entend la foule bruyante, ça pourrait être intimidant», a réagi Harvey. «Mais c'est quand même un grand champion, il a beaucoup d'expérience. Je pense qu'il va être capable de se mettre dans sa bulle. Mais j'aime quand même mes chances, c'est un format qui me convient bien.»

N'empêche, Harvey croit avoir encore fort à faire dimanche, lors de la poursuite de 15 kilomètres. «C'est là où tout va se passer», a-t-il lancé.

Jusqu'ici, Harvey a participé aux quatre épreuves de la Coupe du monde à Québec. En 2012, il avait pris le cinquième rang du sprint par équipe et le 21e du sprint individuel. L'an dernier, au Tour de ski du Canada, il avait soulevé la foule avec une médaille d'argent au sprint et une quatrième place à la poursuite.

Une victoire doublement impressionnante

Selon Alex Harvey, sa victoire aux 50 km des Mondiaux de Lahti a changé le regard que portent les skieurs des autres pays sur la formation canadienne. «Ça amène un certain respect des autres compétiteurs, c'est certain. C'est l'épreuve-reine pour nous. Et en même temps, ils ne sont pas fous. Ils voient qu'on a une plus petite équipe que les autres. On ne se bat pas encore à armes égales avec les Scandinaves, donc ils sont doublement impressionnés, je pense.»

Harvey a d'ailleurs louangé le travail de ses coéquipiers, jeudi. La formation canadienne compte des athlètes qui se démarquent chacun à leur façon pendant les entraînements, ce qui force le Québécois à se surpasser, a expliqué le principal intéressé.  «Devon [Kershaw], c'est encore lui le plus fort de l'équipe pendant l'été, sans aucun doute. En ski à roulettes, en course à pied... Les autres gars contribuent aussi. Tout le monde amène quelque chose de différent. [...] On est compétitifs de nature. Alors quand je vois quelqu'un qui lève des plus grosses charges que moi, je force un peu plus pour essayer de me rapprocher de lui.»

***

Les finales en chiffres

  • 3,4 millions $ budget d'opération
  • 450 bénévoles
  • Plus de 150 athlètes
  • 18 pays participants
  • 6000 paires de ski




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