Harvey au rang d'un Cologna

Coach responsable du volet masculin en épreuves de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Coach responsable du volet masculin en épreuves de distance au sein de l'équipe nationale norvégienne, Tor-Arne Hetland a indiqué que des skieurs de la trempe d'Alex Harvey, la Norvège en avait cinq au minimum au sein de sa formation.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Alex Harvey n'a pas trois médailles d'or olympiques et sept globes de cristal. Mais en gagnant le 50 km des Championnats du monde, le Québécois a atteint le statut de vedette d'un Dario Cologna dans un pays comme la Norvège, où le ski de fond est roi.

Tor-Arne Hetland connaît bien et Harvey, et Cologna pour les avoir dirigés tous les deux. Au terme d'une brillante carrière de fondeur, où il a été sacré champion olympique au sprint en 2002 et a remporté trois fois l'or en Championnats du monde, le Norvégien de maintenant 43 ans conclut avec les finales de Québec sa septième saison comme entraîneur sur le circuit de la Coupe du monde.

Après une campagne avec l'équipe allemande et quatre ans en Suisse, Hetland a occupé un poste d'entraîneur au sein du programme national canadien en 2014-2015.

«Alex est bon depuis plusieurs années et il est finalement récompensé avec de bons résultats cette saison et l'or aux Mondiaux. Mais je ne suis pas surpris du tout. Il travaille fort, il a de l'expérience et une bonne petite équipe qui travaille très fort autour de lui», explique Hetland, rencontré mardi.

«Gagner le 50 km des Championnats du monde, en Norvège, c'est la grosse affaire! Il y a peut-être juste la médaille du relais qui donne plus de respect, mais à l'individuel, 50 km, c'est le top!

«Plusieurs Norvégiens connaissent le père d'Alex [Pierre] et maintenant plusieurs le connaissent, lui. Cologna, de la Suisse, est aussi une grosse vedette en Norvège et autant de gens dans la rue reconnaîtraient Dario ou Alex», affirme-t-il.

S'entraîner, c'est gratuit!

Aujourd'hui coach responsable du volet masculin en épreuves de distance au sein de l'équipe nationale norvégienne, Hetland admet que le ski de fond s'avère autrement plus important dans son pays natal.

«C'est notre sport national! Tu ne peux pas comparer. Les Canadiens font du bon travail avec l'argent qu'ils ont. Mais l'entraînement, ça reste gratuit! Il faut investir dans l'entraînement», insiste le blond barbu.

La différence, c'est que des Alex Harvey, en Norvège, ils en ont cinq. Minimum. Même privée de ses vedettes Martin Johnsrud Sundby, déjà assuré du titre de saison, et Petter Northug, non sélectionné, la formation masculine norvégienne risque fort de faire la pluie et le beau temps sur les plaines d'Abraham vendredi, samedi et dimanche.

Aux avant-postes se trouveront Emil Iversen et Finn Haagen Krogh, sixième et huitième au cumulatif. Mais le prodige de 20 ans Johannes Hoesflot Klaebo reste à surveiller, surtout vendredi, au sprint, discipline dont il domine le classement.

«En fait, on a 10 bons skieurs qui chaque jour peuvent monter sur le podium. Si on en a cinq  qui ne marchent pas une journée, les cinq autres sont forts», résume l'homme de ski de fond, quand même heureux de voir les podiums se diversifier au-delà des Norvégiens avec Harvey, Cologna, Finlandais, Suédois et Russes.

Soulignons que les Norvégiennes régentent aussi le tableau féminin avec Heidi Weng au sommet du classement cumulatif, le retour de la reine devenue mère Marit Bjoergen, Maika Caspersen Falla comme meilleure sprinteuse au monde et Ingvild Flugstad Oestberg sans cesse dans la course.

Un mélange idéal

Patrice Drouin ne voyait pas dans la tempête de mardi une raison pour s'inquiéter de la qualité des parcours pour les finales de la Coupe du monde. «Tant qu'à en avoir une, c'est mieux qu'il ait lieu mardi. Et qu'il tombe 10, 15 ou 20 centimètres, ça ne fait rien, parce que le mélange de neige mécanique et naturelle donne de très bons résultats. Et un décor tout blanc, c'est encore plus beau. Le pire, c'est le vent, on ne veut pas que tout s'envole», expliquait le président de Gestev, qui estime à ce qu'environ 450 personnes, incluant skieurs, entraîneurs, techniciens, administrateurs de fédérations nationales (et de la FIS), gens de la télévision internationale et journalistes étrangers passent la semaine à Québec. 




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