Québec, comme en Norvège

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(Québec) Lorsque Gestev a levé la main pour frapper en relève de la ville russe de Tyunem, en janvier, un sprint d'un autre genre que celui qui sera disputé le 17 mars sur les plaines d'Abraham s'est enclenché. À une semaine des finales de la Coupe du monde de ski de fond, «on parle déjà d'une mission accomplie», admet Chantal Lachance.

Les organisateurs de l'événement «monté» en huit semaines dévoilaient les parcours des trois épreuves qui auront lieu dans le parc des Champs-de-Bataille de la capitale, les 17, 18 et 19 mars, théâtre d'un sprint style libre, d'un départ de masse en classique et d'une poursuite en style libre, autant chez les dames que les hommes.

Pour l'occasion, un budget de 3 millions $ était nécessaire à la tenue de cet événement, troisième du genre à avoir lieu à Québec depuis 2012. «Notre principale préoccupation, c'était le financement, mais tout le monde a accueilli l'idée de façon positive et constructive. On ne voulait pas livrer un "à peu près de Coupe du monde", on voulait organiser un événement à la hauteur des standards de la FIS [Fédération internationale de ski] et c'est qu'on va faire», promettait Patrice Drouin, président de Gestev.

La carte postale de Québec offerte aux visiteurs du circuit de la Coupe du monde sera belle : hôtel au centre-ville, parcours sur un site historique accessible à pied, foule monstre pour y voir un athlète local de pointe, tout y est. «C'est comme un scénario de rêve», admet-il.

En 2016, environ 53 000 spectateurs avaient assisté aux deux épreuves de Québec du Ski Canada Tour. Alex Harvey avait terminé deuxième du sprint. Il revient à la maison avec un titre de champion du monde au 50 km.

«On souhaite toujours avoir un athlète de la région qui performe à nos événements, et là, ça coïncide avec la meilleure saison d'Alex. Il ne peut pas y avoir une meilleure recette que ça, et la FIS le sait, c'est la même chose en Norvège. Quand Petter Northug est à son meilleur, il y a 100 000 personnes sur le site. On est train de faire la même chose de ce côté-ci de l'Atlantique, c'est unique», soulignait Drouin, qui ne voulait pas dévoiler le nombre de spectateurs attendus.

«On ne peut pas aller en bas de 2016 parce qu'on a trois jours de courses au lieu de deux, mais on va probablement excéder ce qu'on prévoit. Ce qui importe, c'est qu'il y ait une ambiance, que les tunnels installés sous la piste et permettant l'accès à l'intérieur du parcours soient remplis. Si on accomplit cela, on sera aux anges.»

Alex Harvey emballé

Avant même de prendre le départ, le héros de la fin de semaine est emballé à l'idée de revoir son monde, à Québec. «Je suis parti depuis le 5 novembre, c'est long. J'ai la chance de courir devant parents, amis, ma copine Sophie et les amateurs, ce sont vraiment des moments spéciaux qu'on rêve de vivre une fois ou deux dans une carrière, ce sera déjà ma troisième en cinq ans, je suis très chanceux», notait Harvey, qui a participé à la conférence de presse via vidéo en direct d'Oslo.

Il a encore en tête l'élan d'amour des gens de Québec à son endroit, au départ du sprint. «Sur la ligne, les cinq autres gars devaient avoir les jambes molles juste à entendre la foule m'encourager. Ça avait été l'un des plus beaux moments de ma carrière, et j'espère avoir la chance de revivre cela.»

Le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges avait signé une victoire au sprint par équipe en Italie le matin de l'annonce de l'obtention des finales de la Coupe du monde. «Ce n'était pas un coup de chance, ça sert toujours de motivation et c'est souvent la différence entre une quatrième place ou une première.»

Belle surprise pour Pierre Harvey

Pierre Harvey l'avoue sans détour : «Je n'aurais jamais cru possible que le ski de fond puisse attirer 50 000 spectateurs à Québec. Il s'agit d'une belle surprise qui s'inscrit aussi par le fait que le ski de fond est accessible et que la population a le goût de bouger», affirme le pionnier de ce sport en ville, et, depuis dimanche, père d'un champion du monde.

Comme les gens du milieu, Harvey s'attend encore à voir beaucoup de monde sur les Plaines, les 17, 18 et 19 mars. Même chose pour l'entraîneur de l'équipe canadienne Louis Bouchard, qui est rentré au lendemain de l'exploit de son protégé. «Il y a eu du monde en Suède, cette saison, et on le démontre ici aussi qu'il peut y en avoir, mais la FIS a du travail à faire. J'entends parler les autres pays, ils aiment beaucoup notre site, car à bien des endroits, on se retrouve dans un village, dans le bois, confinés à l'hôtel», précisait celui qui ne pensait pas «survivre» en regardant la course de dimanche (50 km), la plus mémorable de sa carrière jusqu'à présent.




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