Harvey croit que l'absence des Russes a contribué aux succès du Canada

Les fondeurs de l'équipe canadienne Len Valjas, Alex... (AFP, Adam Ihse)

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Les fondeurs de l'équipe canadienne Len Valjas, Alex Harvey, Knute Johnsgaard et Devon Kershaw célèbrent après avoir terminé troisièmes lors du relais 4 X 7,5 kilomètres, le 22 janvier dernier.

AFP, Adam Ihse

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Donna Spencer
La Presse Canadienne

Il y a quelques raisons qui expliquent les récents succès des Canadiens sur le circuit de la Coupe du monde de ski de fond, estime Alex Harvey.

Pour le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges, d'atteindre le sommet de sa forme au bon moment, la gestion des skis, un engagement envers le relais et la suspension de certains skieurs russes peuvent tous expliquer la récolte de deux médailles d'or et d'une de bronze en huit jours.

Harvey et le Torontois Len Valjas ont remporté la poursuite par équipe le 15 janvier, en Italie, suivie le lendemain de la victoire du Québécois de 28 ans au 15 km. Une semaine plus tard, le relais 4 X 7,5 km - Harvey, Valjas, Devon Kershaw et Knute Johnsgaard - se couvrait de bronze, en Suède, la toute première médaille de de l'histoire l'équipe masculine au relais.

Tandis que l'entraîneur Louis Bouchard a minimisé l'absence de quatre Russes du circuit pour expliquer la récente récolte canadienne, Harvey croit que cela a fait une différence, surtout au relais.

«Je pense bien, a déclaré Harvey à La Presse canadienne des Alpes italiennes. Ça fait partie de l'équation, c'est certain.»

Le Comité international olympique a indiqué le 22 décembre dernier que des procédures avaient été lancées à l'endroit de 28 athlètes russes dont les échantillons d'urine pourraient avoir été manipulés lors des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, en 2014. Six de ces athlètes étaient des fondeurs déjà sous le coup d'une suspension provisoire de la Fédération internationale de ski. Deux athlètes masculins ont vu leur appel rejeté par la FIS le 25 janvier. Les quatre autres attendent que leur appel soit entendu.

Les fondeurs russes avaient terminé deuxième d'un relais de la Coupe du monde avant les suspensions, mais deux d'entre eux ne faisaient pas partie de l'équipe qui a terminé septième en Suède.

«Les Russes n'ont pas si bien fait parce que certains de leurs meilleurs skieurs n'étaient pas de la compétition, a affirmé Harvey. S'ils avaient été de la partie, nous aurions probablement terminé quatrièmes. Ça aurait fait une grosse différence.»

Le relais, une priorité

L'équipe masculine s'est engagée au début de la saison à faire du relais une priorité. D'adopter une mentalité d'équipe dans un sport individuel signifie que les athlètes doivent être responsables envers leurs coéquipiers, pas seulement envers eux-mêmes.

«Nous avons tenté de nous garder motivés, a ajouté Harvey. C'est notre plus grande récompense que de se retrouver sur le podium à la fin d'une course. Maintenant que nous l'avons réussi, ça confirme qu'on a une chance légitime pour les Mondiaux et les Olympiques l'an prochain.»

Atteindre son plein potentiel prend du temps pour un fondeur. Harvey, qui occupe présentement le quatrième rang mondial, l'a atteint.

«Je pense que je suis au point de ma carrière, à la fin vingtaine, où je suis au sommet pour un fondeur, comme un marathonien ou un cycliste. Mon corps est capable d'endurer un plus important régime d'entraînement année après année.»

Le Canada compte sur six techniciens pour prendre soin de ses skis cette saison. Si cela peut paraître beaucoup, Harvey rappelle que les Norvégiens en ont 15.

«Les skis sont une variable importante de l'équation. Ça prend les deux : un bon corps et un bon équipement. Ça nous permet d'obtenir des résultats constants. Quand vous vous trouvez constamment dans le top 10, vous avez plus de chances de grimper sur le podium.»

Le scandale de dopage impliquant les Russes a touché les Canadiens d'une autre façon : la finale de la Coupe du monde, prévue du 17 au 19 mars à Tyumen, en Russie, a été déplacée vers les Plaines d'Abraham, à Québec.

«L'an dernier, j'avais connu une excellente course sur ce parcours, terminant deuxième, s'est rappelé Harvey. Je pense que ce sont les plus grandes émotions que j'aie ressenties en ski. Je suis très excité à l'idée de pouvoir revivre ce moment.»

Valjas est le seul Canadien qui prendra part ce week-end à une épreuve test en vue des JO à Pyeongchang, en Corée du Sud. Kershaw est en Norvège, où sa femme attend leur premier enfant. Harvey et le reste de l'équipe sont demeurés en Europe pour peaufiner leur préparation en vue des Championnats du monde, qui auront lieu du 22 février au 5 mars, à Lahti, en Finlande.

«On ne peut pas sacrifier le camp d'entraînement, a souligné Bouchard, Les Championnats du monde sont trop importants. Nous aurons l'opportunité, avec le Comité olympique canadien, d'aller visiter le site olympique à la fin de la saison.»

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