Marie-Michèle Gagnon prête comme jamais

Après un repos à la maison à Lac-Etchemin,... (AFP, Joe Klamar)

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Après un repos à la maison à Lac-Etchemin, la skieuse Marie-Michèle Gagnon a connu une forte deuxième moitié de saison l'an dernier.

AFP, Joe Klamar

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(Québec) Pour Marie-Michèle Gagnon, l'hiver est déjà commencé. Et c'est l'heure de jouer! La skieuse entamera sa nouvelle saison, samedi, lors du slalom géant de Soelden.

«C'est l'année où je me sens le plus prête pour le début de la saison», affirme depuis l'Autriche l'athlète de Lac-Etchemin. Finis, les ennuis d'épaule qui ont miné sa progression, il y a deux ans, et ralenti son départ, l'année dernière. Elle est à 100 %, comme le dit le cliché.

En fait, seule la très coriace piste de Soelden se dresse entre elle et une confiance exemplaire. Mais ses adversaires sont dans le même bateau à l'approche de cette première épreuve du circuit de la Coupe du monde. «C'est notre piste la plus difficile de toute l'année! Personne ne se sent jamais prêt pour Soelden. Si c'était n'importe où ailleurs, je pourrais dire que je me sens vraiment prête», lance Gagnon en riant.

Elle semble avoir conservé la belle attitude qui lui a permis de renverser la vapeur la saison dernière. Après une première moitié en demi-teinte, elle a brièvement songé à faire une croix sur sa carrière lors d'une pause à la maison familiale. «Ce n'était pas trop sérieux», tempère-t-elle. «[Mais] je me demandais si je ne devais pas retourner aux études. Finalement, mon père m'a convaincue de continuer, m'a fait comprendre que j'étais sur le point de récolter le fruit de mes efforts des dernières années.»

À la source de ses ennuis d'alors, l'arrivée de nouveaux entraîneurs avec qui la chimie n'a jamais opéré. «Je suis une fille très optimiste dans la vie. Mais ç'a été un gros challenge de l'être la saison dernière.»

Pendant ce repos à Lac-Etchemin, elle décide de prendre le contrôle de sa destinée. En retrouvant le plaisir de skier. Résultat : elle récolte huit tops 10 en deuxième moitié de saison, dont une victoire au combiné alpin de Soldeu-El Tarter (Andorre), le 28 février, sa deuxième en carrière en Coupe du monde. Elle termine 16e au classement général. Pas mal pour une spécialiste des épreuves techniques (slalom, slalom géant) peu actives dans celles de vitesse (descente, super-G).

«Ç'a parfois l'air négatif quand je parle de l'an dernier. Mais en même temps, je ne changerais rien. Ça m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur moi», affirme Gagnon. Cet été, elle a profité des conseils d'un nouveau groupe d'entraîneurs avec qui «ça va super bien».

À maturité

À 27 ans, Gagnon arrive à maturité. Le début de l'âge où les skieurs atteignent le sommet de leur potentiel. Elle est consciente d'amorcer une saison-clé. «Je rentre dans mes meilleures années. Des moments où rien ne devrait décliner. C'est très excitant. Je dois juste rester en santé», souhaite celle qui ne se fixe jamais d'objectifs de résultats, histoire de rester détendue sur la piste.

Elle est désormais la «vieille» skieuse de l'équipe canadienne. «Si elles le veulent bien», Gagnon est prête à jouer la mentore pour ses jeunes coéquipières. Mais celles-ci sont très indépendantes, ajoute-t-elle, impressionnée. D'entre toutes, gardez un oeil sur Valérie Grenier. La Franco-Ontarienne de St. Isidore, bientôt 20 ans, sera un jour championne, prédit Gagnon.

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