La fondeuse Johaug trahie par... un baume à lèvres

La triple médaillée olympique Therese Johaug était dévastée,... (AP, Hakon Mosvold)

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La triple médaillée olympique Therese Johaug était dévastée, jeudi à Oslo. Le médecin de l'équipe nationale de ski avait assuré à la Norvégienne qu'il n'y avait aucun problème à utiliser le baume pour traiter des brûlures subies lors d'une séance d'entraînement en altitude en Italie fin août.

AP, Hakon Mosvold

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Agence France-Presse
Oslo

La fondeuse norvégienne Therese Johaug, septuple championne du monde et championne olympique, a été contrôlée positive à un stéroïde, a annoncé jeudi la Fédération norvégienne de ski, incriminant un baume à lèvres.

Des traces de clostébol, un stéroïde anabolisant interdit par l'Agence mondiale antidopage (AMA), ont été retrouvées lors d'un contrôle inopiné le 16 septembre, a indiqué la Fédération dans un communiqué. La skieuse de 28 ans aurait absorbé cette substance via une crème pour les lèvres, le Trofodermin, utilisée pour traiter des brûlures subies lors d'une séance d'entraînement en altitude en Italie fin août.

L'entourage médical n'avait alors pas remarqué que cette crème contenait du clostébol. Le médecin de l'équipe nationale de ski, Fredrik Bendiksen, a dit en endosser l'entière responsabilité et annoncé sa démission avec effet immédiat.

En pleurs, Johaug a nié avoir sciemment utilisé un produit dopant. «Je ne suis pas coupable. J'ai demandé au médecin et il m'a dit que ça ne se trouvait pas sur la liste des produits dopants, a déclaré la Norvégienne», essuyant ses larmes de ses mains. «Il m'a dit que non.

«Je ne porte aucune culpabilité dans cette affaire», a-t-elle assuré. «Je suis abattue, complètement désemparée et furieuse. C'est une situation indescriptible pour moi. Il n'y a pas de mots pour décrire l'enfer que je vis depuis une semaine.»

«Il s'agit de valeurs peu élevées», a précisé devant la presse Per Wiik Johansen, responsable médical d'Antidoping Norway, en commentant la quantité de clostébol retrouvée dans les urines de l'athlète. «Rien n'indique que cela ait eu de quelconques effets améliorant les performances.»

L'usage de stéroïdes anabolisants est passible de quatre ans de suspension, ont indiqué les autorités antidopage norvégiennes, saisies de l'affaire. Mais Brita Rokenes, une juriste d'Antidoping Norway, l'organisme norvégien de lutte contre le dopage, a précisé que la palette de décisions pouvait aller «d'un possible classement [de l'affaire] à jusqu'à quatre ans d'exclusion» des compétitions sportives.

Championne du Tour du Canada en mars

L'affaire faisait les gros titres de la presse jeudi en Norvège, où Johaug est extrêmement populaire. La skieuse a remporté sept titres mondiaux, dont trois l'hiver dernier (skiathlon 2 x 7,5 km, 30 km classique et relais 4 x 5 km). Elle détient aussi trois médailles olympiques, dont une en or décrochée avec le relais aux Jeux de Vancouver en 2010. Lors du passage du Tour du Canada à Québec au mois de mars, elle avait terminé deuxième du 10 km de la poursuite, en route vers le titre du Tour.

C'est le deuxième incident à éclabousser la Fédération norvégienne de ski en quelques mois. Fin juillet, le fondeur Martin Sundby avait été suspendu pour deux mois et privé de sa victoire dans le Tour de ski 2015 pour usage non autorisé de ventoline. La Fédération en avait là aussi assumé la responsabilité, ayant omis de demander une autorisation pour l'usage de cet anti-asthmatique.

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