Alex Harvey à Canmore... sur l'élan de Québec

Alex Harvey sait qu'il aura du mal à... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Alex Harvey sait qu'il aura du mal à revivre les émotions vécues chez lui la fin de semaine dernière.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Propulsé par l'énergie de Québec, Alex Harvey est débarqué à Canmore avec la conviction qu'une bonne journée pourrait lui permettre de se faufiler parmi les trois positions de tête du Tour de ski du Canada.

Après les quatre étapes de Gatineau, Montréal et Québec (2), le cirque blanc du ski de fond se transporte dans l'ouest du pays, où auront lieu les quatre dernières étapes du Ski Tour Canada. Harvey y séjourne depuis dimanche, la journée de lundi ayant servi à remettre la machine en marche après une pause de 24 heures.

Mardi, un sprint un peu plus long qu'à Québec est à l'horaire, ce qui ne lui déplaît pas, tandis que le skiathlon de 30 km (15 km en style classique et 15 km en style libre) en départ groupé suivra, mercredi.

«Le 30 km, c'est ce qu'il y a de plus important, mais si je pouvais encore faire une demi-finale au sprint, ce serait parfait, car c'est là qu'il y a une cassure au niveau des secondes de qualification. À Gatineau, j'étais allé en chercher 34, c'est quand même du stock. Si je faisais mieux, ce serait un bonus», estimait-il au téléphone, lundi, quelques minutes après une session d'entraînement sur un site familier.

Harvey skie à Canmore depuis qu'il a 16 ans. L'équipe canadienne y a tenu son camp de préparation, il y a deux semaines, utilisant les mêmes parcours sur fond de neige artificielle qui accueillent le Tour. «On sait où serrer les dents», a illustré le héros du récent week-end, à Québec.

Vendredi, Harvey a grimpé sur la deuxième marche du podium du sprint devant les siens. Le lendemain, il a terminé quatrième de la poursuite, coiffant au fil le train norvégien Martin Johnsrud Sundby, déjà champion de la saison.

Difficle à revivre

Harvey l'avoue, il pourra difficilement revivre une telle sensation, et ce, même si l'objectif reste le même : gagner chaque fois qu'il enfile le dossard. «Il s'agissait peut-être de la seule fois où j'aurai eu l'occasion de vivre cela, J'ai pris le temps d'apprécier ce qui est arrivé, j'ai eu beaucoup de plaisir. Ce fut l'un des plus beaux moments de ma carrière. Un podium à la maison, pour moi, ça vaut des médailles en Championnats du monde. J'ai pu ressentir la même chose que vivent les Norvégiens, les Suédois ou les Suisses lorsqu'ils gagnent dans leur pays. Si j'avais eu à choisir l'endroit où je ferais un podium dans le Tour, c'est à Québec que j'aurais voulu le faire. Le grand coup à donner, c'était chez moi, ça ne pouvait pas mieux tomber», a rappelé le fondeur de 27 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges.

Une partie de sa mission est accomplie, mais reste le cumulatif du Tour. Harvey pointe au quatrième rang, une seconde devant Sundby. Il concède un peu plus de deux minutes au meneur, le Russe Sergey Ustiugov, qui s'est envolé vers Calgary à bord du même avion que lui...

«Il est rejoignable, mais il doit avoir une défaillance. Même chose pour [Petter] Northug, qui est deuxième à 22 secondes de la tête, sauf qu'on ne souhaite jamais cela à personne. Ça nous prendrait en même temps une super bonne journée, à Sundby et moi», a estimé Harvey en ajoutant que la troisième position du Norvégien Emil Iversen était accessible.

Les Européens ont adoré leur séjour

Alex Harvey n'entend que des éloges sur les étapes du Tour de ski du Canada présentées dans la capitale. Au point où les fondeurs européens ne seraient pas réfractaires à l'idée de revenir en ville plus souvent. «Quelques Norvégiens me disent : "pourquoi ne pas essayer de tenir un Championnat du monde à Québec?" Ils sont vraiment impressionnés par la qualité des courses. Les trois points forts recherchés, on les avait tous : un vrai parcours, en milieu urbain en plus; des bonnes conditions sur neige naturelle; la foule. Ça convainc tout le monde de prétendre que c'est un bel endroit pour tenir d'autres coupes du monde, même des Mondiaux», a noté l'acteur principal de cette pièce hivernale. L'idée trotte sûrement dans la tête de quelqu'un.

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