Le Ski Tour Canada, un cadeau pour Alex Harvey

«Comme il n'y a pas de Championnats du... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Comme il n'y a pas de Championnats du monde ou de Jeux olympiques, c'est la compétition la plus importante de la saison», se réjouit Alex Harvey.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les occasions de se produire à la maison sont rares. Après avoir pu le faire en 2012, Alex Harvey est enthousiaste à l'idée de boucler la présente saison de ski de fond avec le Ski Tour Canada. Mieux encore, il y a de la neige en quantité, ce qui n'a pas été le cas sur les différents sites européens de la Coupe du monde!

«Skier au Canada, c'est toujours un cadeau pour nous. J'espère en même temps que la FIS verra qu'on a de la vraie neige, qu'on n'a pas besoin d'en produire et qu'on a un véritable hiver, partout au Canada», disait le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges, vendredi matin, sur le bord de la piste portant le nom de sa famille au Mont-Sainte-Anne.

Comme le reste de la montagne, «La Harvey» brillait de toute sa couleur blanche pour ce rendez-vous avec les médias de Québec. Le skieur de 27 ans rentrait d'un camp en altitude, à Canmore, où l'équipe canadienne a peaufiné sa préparation pour le tour en huit étapes qui se tiendra du 1er au 12 mars à Gatineau, à Montréal, à Québec (4 et 5 mars) et à Canmore.

Harvey sera du départ, comme tout le reste du circuit de la Coupe du monde. Avec 800 points disponibles, le classement général peut encore bouger, à l'exception de la première position détenue par le Norvégien Martin Johnsrud Sund-by, qui fait cavalier seul.

«Tous les gros noms seront là. Et comme il n'y a pas de Championnats du monde ou de Jeux olympiques, c'est la compétition la plus importante de la saison. Il y a encore beaucoup à gagner et à perdre. Certains veulent aussi se racheter, comme les Russes, qui voudront frapper un grand coup», estimait Harvey, qui occupe le 15e rang au cumulatif et qui estime qu'une présence dans le top 10 est encore possible.

Saison d'apprentissage

Pour atteindre ce top 10, Harvey devra connaître un tour équilibré, lui qui vient de franchir une saison en dents de scie, pour utiliser son expression. «Il s'agit d'une belle occasion de bien finir la saison et de partir sur des bonnes bases pour les deux prochaines années, qui seront très importantes. Ç'a été une saison d'apprentissage avec un nouveau corps [il a été opéré aux artères iliaques, l'été dernier] et un nouveau plan de travail.

«Au niveau de la stabilité de la forme physique, ç'a été ma meilleure saison en distance. Au sprint, j'ai payé un peu pour le retard à l'entraînement. Ç'a été une saison où l'on a beaucoup appris», convenait celui qui revendique un podium (deuxième place) depuis le début de la saison.

Comme chaque fois qu'il enfile un dossard, Harvey ira à fond de train tout au long du Ski Tour Canada. S'il devait miser la totale sur une course, son choix irait sur la sixième étape, le 9 mars : le skiathlon de 30 km, à Canmore. «L'épreuve qui me convient le mieux, c'est le 30 km. L'an passé, j'avais eu un podium dans cette course aux Mondiaux. Le 20 km en style classique sur le Mont-Royal aussi», note Harvey en faisant allusion à la deuxième étape, le mercredi 2 mars à Montréal.

«Les deux épreuves les plus longues seront les deux plus importantes. Et avoir la foule derrière soi, ça aide beaucoup», ajoutait Harvey, qui sera le meneur d'une délégation de 14 hommes et de 12 femmes puisqu'une Coupe du monde locale ouvre la porte aux athlètes en développement.

Alex Harvey

Les Européens emballés

Foi d'Alex Harvey et de son entraîneur Louis Bouchard, les fondeurs européens sont excités à l'idée de s'amener au pays pour y terminer leur saison. «Ils sont déjà à Gatineau, et ce que j'entends, c'est qu'ils trouvent ça incroyable. Chez eux, il n'y a pas un grain de neige au niveau de la mer, ils ne s'attendaient pas à ce qu'il y en ait autant ici, dans l'est du Canada, ils sont très surpris de la qualité des conditions», précisait Harvey. Le décalage horaire, les longs déplacements et le transport de l'équipement pèseront aussi dans la balance, selon Bouchard. «Pour eux, c'est un bon défi de venir ici. Ils voient ce qu'on vit lorsqu'on va en Europe. Il y a une logistique et une mécanique que l'on doit gérer à l'année», notait l'entraîneur, dont le clan voit d'un bon oeil la venue au Canada de cette caravane surtout enracinée en Scandinavie et en Europe.

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