Le triathlon d'hiver freine... l'autre triathlon d'hiver

François Calletta est le directeur général du Groupe... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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François Calletta est le directeur général du Groupe Pentathlon et organisateur de l'épreuve de triathlon d'hiver de dimanche sur les plaines d'Abraham, la seule étape au calendrier de la Coupe du monde de 2016.

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(Québec) Alors que le Pentathlon des neiges poursuit sa croissance, son rejeton du triathlon d'hiver fait du surplace. Et le principal frein à la progression de cette discipline made à Québec s'avère... le triathlon d'hiver.

Car il y a deux versions. L'ancienne, développée depuis une vingtaine d'années, qui allie course à pied, vélo et ski de fond. Et la nouvelle, dite S3, née à Québec en 2014 et issue du Pentathlon des neiges, enfilade de raquette, de patin et de ski de fond. Trois «vrais» sports d'hiver.

«En date d'aujourd'hui, c'est notre plus gros frein», admet François Calletta, directeur général du Groupe Pentathlon et organisateur de l'épreuve de triathlon d'hiver de dimanche sur les plaines d'Abraham, la seule étape au calendrier de la Coupe du monde de 2016.

Pour l'Union internationale de triathlon (ITU), le triathlon d'hiver S3 «n'est définitivement pas une priorité», constate Calletta. «Mais l'hiver, ça, c'est une priorité pour eux. Ils ont travaillé fort pendant plusieurs années sur le format course-vélo-ski, qui est un flop et qui a été bloqué aux Jeux olympiques de 2010.

«L'ITU a depuis arrêté d'investir» dans le triathlon d'hiver traditionnel. «Et tout le monde attend. Il y a de la politique et pas d'orientation claire. Les deux formats ont de la place pour vivre, comme l'été il y a le duathlon et le triathlon, mais pas sur le même pied», explique Calletta.

L'étincelle européenne

La fin de semaine dernière à Zeltweg, en Autriche, se tenait le Championnat du monde de course-vélo-ski. Un volet élite de 20 hommes et 10 femmes. Même grosseur de peloton que ce dimanche sur les Plaines pour la Coupe du monde raquette-patin-ski, mais cette fois-ci avec de la neige pas juste sur le parcours et pas mal moins de boue.

Selon Calletta, «ça nous prend dès l'année prochaine au moins un événement qui a vraiment du potentiel en Europe, sinon deux. Et d'ici deux ans, un réseau de trois Coupes du monde en Europe continentale, en Scandinavie et au Canada. À partir de là, on est partis».

Entrer sur le marché scandinave ferait exploser la popularité de son sport, croit-il. Le nord de l'Italie constitue aussi une zone de choix. Cortina d'Ampezzo, où l'on voudrait faire revivre la patinoire olympique de 1956 sur le lac de Misurina.

En fait, l'organisateur cible tous les anneaux de glace extérieurs de la planète, dorénavant obsolètes pour les Coupes du monde et Championnats du monde seniors de patinage de vitesse. Davos, Chamonix, Collalbo, Lake Placid sont entre autres dans sa mire. «Il y a un paquet de trucs qui se passent en ce moment, s'agit qu'il y en ait une ou deux qui lèvent», se croise-t-il les doigts. D'autres avenues que l'ITU existent et «notre patience est limitée», reconnaît Calletta.

«On souhaitait plus et plus vite, mais on ne peut pas être déçus d'où on est rendus. En politique, ce n'est pas toujours le rationnel qui l'emporte», conclut celui qui souhaite positionner Québec dans l'univers du triathlon d'hiver comme Kona, à Hawaii, demeure la Mecque du triathlon Ironman.

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