Du freeski à 30 degrés Celsius?

Vincent Gagnier, le gagnant du big air de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Vincent Gagnier, le gagnant du big air de freeski, estime qu'il serait bénéfique autant pour les amateurs que pour les skieurs de réaliser la compétition en été. Si l'idée peut paraître saugrenue à prime abord, Gagnier rappelle que de nombreuses épreuves sur échafaud se déroulent en été ou dans des pays chauds.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Et si le prochain big air de freeski à Québec se déroulait... l'été?

C'est l'idée qu'a lancée le gagnant de la compétition de dimanche à l'îlot Fleurie. Vincent Gagnier était appelé à commenter les tentatives de Gestev d'amener une épreuve de la Coupe du monde dans la capitale. «Ça serait ça le best. Ça serait mieux pour la foule. Pour les skieurs, aussi. Ça ne serait pas de la grosse glace comme aujourd'hui», a souligné le natif de Victoriaville, expliquant en outre que le circuit hivernal était surchargé.

L'idée peut sembler saugrenue, mais plusieurs épreuves sur échafaud se déroulent l'été ou dans les pays chauds, rappelle Gagnier.

La vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance, ne s'est bien sûr pas trop avancée sur cette proposition, laquelle a pourtant semblé piquer son intérêt. «Je serais curieuse d'en parler davantage avec lui», a-t-elle affirmé lorsque interrogée par Le Soleil. Évidemment, il serait difficile d'arrimer pareille épreuve au circuit de la Coupe du monde, qui se déroule l'hiver.

Une chose est sûre, Gestev continue de travailler pour que le ski libre prenne une plus grande place à Québec. La compétition de dimanche, une première au Jamboree, faisait partie du circuit de l'Association des freeskiers professionnels (AFP).

Comme Parrot

À l'image de Max Parrot en planche à neige samedi, Gagnier a fait honneur à son statut de favori en s'imposant dimanche après-midi. «Première compétition sur un échafaud pour moi au Québec... Je ne pensais pas que ça allait arriver», a lancé l'athlète de 22 ans, un peu avant de monter sur le podium.

Gagnier l'emporte

Tout comme Parrot, Gagnier a remporté l'épreuve de Boston, jeudi dernier, et la médaille d'or aux X Games, en janvier. Il s'amenait donc chez nous en tant que grand favori. Son meilleur saut lui a permis de récolter 94,3 points.

Derrière lui au classement, des jeunots. À 20 ans, le médaillé d'argent Émile Bergeron (85,3 pts) - troisième vendredi au Red Bull ReDirect - fait presque figure de vénérable comparé à celui qui a décroché le bronze. Phil Langevin n'a que 14 ans. C'était son premier big air à ce niveau.

«Ça, c'est vraiment une bonne expérience», a dit Langevin de son face à face avec un athlète de haut niveau comme Gagnier. «Je suis vraiment content! C'est malade!»

Sauteur depuis qu'il a huit ans - donc depuis hier, ou presque -, Langevin participe déjà à des camps d'entraînement à Whistler, l'été. Le natif de Mont-Tremblant souhaite faire le plus de compétitions possible pour accumuler des points de l'AFP et obtenir des invitations pour d'autres compétitions. Dimanche, son meilleur effort lui a valu 84,7 points.

La compétition s'est déroulée devant une poignée de spectateurs courageux : le froid était particulièrement cinglant à l'îlot Fleurie. Une cruelle réalité qui a frappé le Jamboree de plein fouet, cette année.

Une bonne assistance malgré le froid sibérien

Il y avait un mot sur toutes les lèvres gelées du 11e Jamboree : «froid» - ou «frette», en bon français. Aucun doute, la température glaciale des derniers jours a refroidi les ardeurs des gens de Québec, même si la foule au big air de samedi soir était fort appréciable.

N'empêche que la vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance, n'a pu s'empêcher, dimanche, de se demander : «qu'est-ce que ça aurait été, si...» «C'est plate, parce qu'on ne le saura jamais, mais on avait vraiment la conviction que ça allait être notre plus belle édition à vie», a-t-elle dit. Selon les organisateurs, la foule de samedi représentait environ la moitié de celles des meilleures années. Un chiffre difficile à évaluer, toutefois. «Hier, j'étais sur un petit nuage. Je regardais la température et je me disais: "on n'aura pas un chat". Finalement, j'étais ultra impressionnée par la quantité de gens qu'il y avait.»

La numéro 2 de Gestev donne son étoile de la fin de semaine à la nouvelle rampe, plus large et alignée différemment entre les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency. Le bon mot va se passer dans le milieu de la planche à neige, croit Mme Lachance. Elle salive déjà à l'idée du calibre des athlètes qui seront présents en 2017, saison de qualifications olympiques. Pour le reste de la programmation de l'an prochain, tout est sur la table. Incluant le retour de la descente acrobatique à Stoneham. En raison de l'arrêt à Boston, deux jours avant Québec cette année, Gestev avait décidé de faire une croix sur cette épreuve. Dimanche, Mme Lachance a même parlé de la demi-lune, absente du Jamboree depuis deux ans.

Un deuxième Red Bull ReDirect demeure aussi une possibilité. Certaines améliorations devront toutefois être apportées, comme l'ajout d'espaces publics, croit Chantal Lachance.

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