Big air: Maxence Parrot devient un géant sur sa planche

Maxence Parrot aura une rare chance de compétitionner... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Maxence Parrot aura une rare chance de compétitionner devant parents, amis et admirateurs, samedi à l'îlot Fleurie de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il est tout mince, semble presque frêle. Mais lorsqu'il monte sur une planche à neige, Maxence Parrot est l'un des meilleurs de la planète.

Le Soleil a rencontré l'athlète de Bromont, vendredi, aux pieds de la rampe du big air, à l'îlot Fleurie. Samedi, il s'élancera du sommet de cet échafaudage de 39 pieds de hauteur avec une soixantaine d'autres athlètes, hommes et femmes.

Une rare chance pour la vedette de 21 ans de se faire valoir devant parents, amis et admirateurs. «Beaucoup, beaucoup de mes fans viennent du Québec», affirme Parrot. «C'est le fun pour eux de voir mes manoeuvres autrement qu'en vidéo.»

Il a aidé Gestev à dessiner cette nouvelle plate-forme en présentant les points positifs et négatifs des Jamborees auxquels il a participé (2012 et 2014). L'un des principaux changements est l'élargissement de la rampe, explique Parrot. «Ça va nous mettre plus à l'aise d'aller vers le saut. Quand on est plus à l'aise, on fait plus de manoeuvres. Et ça donne un meilleur show en bout de ligne.» En 2014, il avait remporté le slopestyle à Stoneham - une épreuve disparue cette année - et avait terminé quatrième du big air.

Son statut d'aide-concepteur ne lui confère aucun avantage psychologie sur ses adversaires, assure-t-il. Il n'avait d'ailleurs vu le haut tremplin que de loin lorsqu'il a répondu à nos questions. Il a fait ses premiers essais quelques minutes plus tard, avec les autres athlètes.

Jeudi, Parrot a confirmé son statut de favori en remportant l'épreuve de Boston, en plein Fenway Park. «L'ambiance était vraiment cool. C'était hors de l'ordinaire. D'en haut de la rampe, c'était vraiment grandiose. Il y avait au moins 10 000 personnes. Ça brassait!» raconte le Québécois. Il était surtout satisfait d'avoir réussi son triple cork en compétition, lui qui était tombé lors de ses quatre essais à l'entraînement. En janvier, Parrot s'était aussi imposé au X Games.

Un tour dur à suivre

Il n'y a que deux épreuves de la Coupe du monde en big air cette année (Boston et Québec), mais ça ne veut pas dire que les adeptes de cette discipline se tournent les pouces. World Snowboard Tour (WST), Dew Tour, X Games, Air & Style... Un paquet de compétitions n'ont rien à voir avec la Fédération internationale de ski (FIS), qui gère les épreuves de Coupe du monde.

Facile d'en perdre son latin, reconnaît Parrot, qui voit d'un bon oeil l'idée de rassembler tout ça, «mais pas nécessairement dans la FIS». «Ça serait vraiment le fun pour notre sport d'avoir un tour simple pour le public, parce que je dois avouer que c'est quand même assez dur [à suivre].»

D'ici là, le planchiste se promène d'un tour à l'autre, choisissant les épreuves où la compétition sera la plus féroce. Celle de Québec est homologuée à la fois par la FIS et le WST.

Le prochain objectif majeur de l'athlète : les Jeux olympiques de 2018. Parrot souhaite y être à la fois en slopestyle et en big air, lui qui s'illustre dans les deux disciplines. À Sotchi, il avait pris le cinquième rang de la première, la deuxième n'étant pas à l'affiche.

Il avait aussi causé un raz-de-marée avec un tweet visant le légendaire planchiste américain Shaun White, qui s'était retiré de l'épreuve à la dernière minute : «Shaun sait qu'il ne pourra gagner le slope-style, c'est pour ça qu'il se retire. Il a peur!» Parrot avait ensuite effacé ce message du réseau social.

Juste faire de son mieux

Maxence Parrot avait 15 ans lorsqu'il a décidé de devenir planchiste professionnel. Trois petites années plus tard, il pouvait dire mission accomplie. «Je me pousse dans le cul et quand je suis motivé, il n'y a rien sur mon chemin», lance, convaincant, celui qui a commencé le snowboard à neuf ans.  Cette phrase en dit long. Ses succès lui viennent certes de travail et d'aptitudes physiques au-dessus de la moyenne, mais si l'on se fie à ses commentaires, il possède aussi la bonne attitude.

«C'est rare que je pense à ce qui va arriver si je gagne, aux retombées, ou à ce qu'est l'échec. Je pense vraiment juste à faire de mon mieux.» Une excellente façon de faire tomber la pression, analyse Parrot. «Chaque fois que j'en ressens, j'essaie de me rappeler d'où je viens et où je suis rendu. Ça m'enlève toute la pression et le sourire me revient.»

Concepteur du parcours, Jeff Houle a remporté le... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 3.0

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Concepteur du parcours, Jeff Houle a remporté le premier Red Bull ReDirect. Il était surtout heureux que l'événement attire une belle foule de curieux.

Le Soleil, Caroline Grégoire

JF Houle couronné sur son parcours

Malgré le froid, il y avait une belle foule de curieux venus admirer les prouesses des casse-cou au premier Red Bull ReDirect, vendredi à Québec. Une compétition de freeski à l'ambiance relaxe qui a vu le concepteur du parcours, JF Houle, remporter l'épreuve.

Au-delà de la victoire, c'est la réussite de la soirée qui rendait Houle souriant après la douche de champagne. «C'était important que l'événement fonctionne bien. Ma performance venait en deuxième», a dit le skieur urbain. «Ça n'aurait pas pu mieux aller. Une soirée innovatrice pour le ski... C'est vraiment le rêve. [...] J'espère que ça va revenir. Je l'espère de tout mon coeur.»

La zone qui permettait d'accueillir les spectateurs s'est rapidement remplie avant le début de l'épreuve. Au moment où les premiers skieurs s'attaquaient au parcours situé au-dessus du stationnement du palais Montcalm, plusieurs amateurs étaient refoulés à l'entrée. 

Même si une «descente» ne dure que quelques secondes, pas le choix d'admirer le courage des skieurs qui glissent le long d'un mur ou d'une rampe d'escalier en béton. Le classement était déterminé par des juges, dont faisaient partie Phil Bélanger et Phil Larose, deux des «3 Phil», célèbres pionniers du freeski.

La performance avant la victoire

Premier de sa vague de qualifications, Houle a connu toutes sortes d'ennuis lors de la deuxième ronde avant d'enfin réussir une difficile manoeuvre à son dernier essai. Lors de sa descente précédente, on l'a d'ailleurs vu projeter ses skis au sol en signe de frustration après une tentative ratée. Comme quoi la victoire n'était pas qu'une arrière-pensée pour les skieurs.

«Je suis quelqu'un de compétitif. Au moins, je voulais donner la performance que je savais que j'étais capable de donner. C'est sûr qu'il y a une frustration qui vient, mais elle m'aide à focuser sur la bonne chose et à ne pas lâcher.»

Houle a reçu 6000 $ pour son triomphe. Le Suédois Magnus Graner a fini deuxième, devant Émile Bergeron.

On a brièvement craint le pire à mi-chemin de la compétition. Un skieur a lourdement chuté. Sa tête a encaissé le choc. Il est longtemps resté étendu sur le sol enneigé avant d'être transporté à l'extérieur du parcours sur une civière. Il aurait perdu conscience, mais semblait blaguer avec le personnel médical au moment de sa sortie. Les risques du métier...

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