Patinage de descente extrême: bientôt un centre national d'entraînement?

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Le centre national pour les casse-cou du patinage serait installé sur une piste de ski du mont Bellevue, à Sherbrooke.

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(Québec) La ville de Sherbrooke est convoitée afin d'accueillir un premier centre national d'entraînement d'icecross downhill - patinage de descente extrême -, discipline popularisée par la série Red Bull Crashed Ice, bien connue dans le Vieux-Québec.

Fondée et dirigée par Christian Papillon, un gars de Québec, l'entreprise Productions Circus a entamé des pourparlers avec la Ville de Sherbrooke cet automne.

Les bases du projet ont été jetées dès l'an dernier, alors que la plus grande ville de l'Estrie a reçu une étape de la Riders Cup, nouveau circuit affilié - mais autonome-du géant Red Bull Crashed Ice. Une deuxième présentation de l'événement aura lieu cette année du 11 au 13 février.

Le parcours glacé nécessaire à la compétition est installé sur une piste de ski au mont Bellevue, propriété de la Ville de Sherbrooke. L'idée de Christian Papillon, qui pilote le projet indépendamment de ses fonctions de directeur sportif de la série Red Bull Crashed Ice, est que le parcours puisse devenir un centre d'entraînement permanent.

Plutôt que de servir une seule fin de semaine, il serait utilisé tout l'hiver pour le recrutement et le développement des athlètes d'icecross downhill, sport inventé au début des années 2000.

«Ce serait un grand pas en avant pour le développement du sport, pour trouver de nouveaux coureurs», a expliqué Christian Papillon, joint en Finlande où une épreuve de la série Red Bull Crashed Ice était tenue cette fin de semaine. «Si tu n'as pas d'infrastructures pour pratiquer, c'est plus difficile de créer de la relève ou de t'améliorer.»

Le centre serait national, à la fois ouvert aux pros et aux recrues.

Les meilleurs athlètes d'icecross downhill au pays pourraient par exemple y converger afin de se préparer aux épreuves nord-américaines, comme celle d'Ottawa l'an prochain.

Pour ce qui est de créer de la relève, Productions Circus teste déjà une formule cette année. Depuis mercredi, la piste est accessible aux amateurs et le sera encore jusqu'à la Riders Cup. Il en coûte entre 40 et 50 $ par personne pour un bloc de une heure trente à deux heures d'utilisation. Chaque personne inscrite est initiée par un instructeur expérimenté.

«Porte ouverte»

Christian Papillon a précisé que, dans sa vision, le centre d'entraînement «est aussi gros» que la Riders Cup. Même que dans le meilleur des mondes, le centre pourrait vivre sans qu'une étape du calendrier du circuit ne s'arrête par Sherbrooke. «L'idée, c'est d'aller là. La Riders Cup est importante, mais le centre d'entraînement est quelque chose de tout aussi important. Pour que le projet et le sport s'implantent.»

Pour arriver à ses fins, le promoteur devra convaincre les élus de la Ville de Sherbrooke que le projet est viable. L'entreprise travaillera d'abord avec Destination Sherbrooke, qui sert d'office de tourisme, afin d'accoucher du meilleur dossier possible.

Jointe par Le Soleil, Valérie Laliberté, porte-parole de Destination Sherbrooke, a affirmé que la «porte est ouverte», mais qu'il faudra attacher toutes les ficelles avant d'aller devant la Ville. «Il y a une étude de projet et une étude de marché à faire», a-t-elle ajouté.

Il faudra aussi convaincre la direction de la Station de ski du mont Bellevue d'amputer son offre d'une piste pour faire place au parcours glacé.

L'aventure de la Riders Cup a été bien accueillie l'an dernier. L'événement avait généré quelque 225 000 $ en retombées économiques à sa première présentation.

***

En un mot...

Riders Cup: circuit alternatif créé en 2014-2015 «pour les athlètes par les athlètes». La série Riders Cup est autonome et n'est pas gérée par Red Bull, mais y est affiliée. Les compétitions de la Riders Cup permettent d'accumuler des points pour éventuellement percer le circuit Red Bull Crashed Ice (faire le saut chez les pros, en quelque sorte).

Le patinage de descente extrême, ou icecross downhill,... (Photo fournie par Productions Circus) - image 2.0

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Le patinage de descente extrême, ou icecross downhill, a été inventé au début des années 2000 et compte de plus en plus d'adeptes.

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Fédération à bâtir

Derrière le projet de centre d'entraînement de Sherbrooke se cache un mouvement encore plus large. La première génération de patineurs extrêmes, dont Christian Papillon fait partie, travaille très fort depuis environ cinq ans pour que la discipline sorte de l'événementiel, du happening généré par Red Bull.

Pour donner du sérieux au sport, certains d'entre eux ont fondé la All Terrain Skate Cross Federation, en 2015. Internationale, elle est chapeautée par l'Autrichien Stefan Aufschnaiter, l'inventeur du icecross downhill en 1999-2000. L'organisation est chargée d'homologuer les courses et d'encadrer la réglementation de la discipline.

«Un des gros trucs sur quoi on travaille, c'est vraiment le sport comme tel», explique Christian Papillon, qui, malgré son horaire chargé, planche également sur la branche canadienne de la fédération. «On veut avoir la relève, avoir des pistes, des centres d'entraînement. [À Sherbrooke], ce n'est pas juste une piste, c'est le développement de la fédération.»

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