Ça passe ou ça casse pour Marie-Ève Drolet

Marie-Ève Drolet est de retour à la compétition... (La Presse, Ivanoh Demers)

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Marie-Ève Drolet est de retour à la compétition après avoir donné naissance à une petite fille.

La Presse, Ivanoh Demers

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Montréal

Ça passe ou ça casse en fin de semaine pour Marie-Ève Drolet, qui espère toujours participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018.

Lors des Championnats canadiens seniors de patinage de vitesse courte piste à l'aréna Maurice-Richard, à Montréal, l'athlète de 33 ans sera de retour à la compétition près d'un an après avoir donné naissance à une petite fille prénommée Zoé. Le chemin qui a mené la patineuse de Laterrière (Saguenay) jusque-là a toutefois été parsemé d'embûches. La principale intéressée, qui prévoyait effectuer un retour à l'entraînement au mois de mai dernier, a dû attendre jusqu'en juillet avant de mettre ses plans à exécution.

«J'étais contente de retourner à l'entraînement, parce que je me sentais un peu grassouillette après l'accouchement», a confié Drolet en entrevue téléphonique, mercredi. «Je pensais pouvoir recommencer plus tôt, mais j'ai eu une diastase des abdominaux, et il a fallu que je fasse beaucoup plus de physiothérapie au niveau du plancher pelvien pour retrouver la forme. Ç'a retardé un peu mes plans, mais en même temps il fallait que je prenne mon temps.

«Bref, je suis retournée sur la patinoire au mois d'août en pensant que ce serait serré pour le mois de janvier, mais finalement ça va très bien», a-t-elle ajouté. «J'ai d'ailleurs réussi mes meilleurs résultats à vie au niveau de la vitesse pure, et je peux dire que je suis vraiment au niveau du groupe en ce moment.»

Un plan B

Drolet a admis qu'elle avait des papillons dans l'estomac pour cette fin de semaine, d'autant plus que les Championnats canadiens représentent bien plus pour elle qu'une simple épreuve sportive. «Je dois faire l'équipe, parce que sinon je perds ma carte [d'athlète] et je sais que ce sera difficile de continuer de patiner par la suite. Si je ne me classe pas parmi les six premières, je perds mon salaire d'athlète», a expliqué la double médaillée olympique au relais féminin (bronze à Salt Lake City en 2002 et argent à Sotchi en 2014).

Selon elle, ses chances de se qualifier seront les meilleures - dans l'ordre - au 1500 m, au 1000 m et au 3000 m. En cas d'échec, elle a confié avoir déjà un plan B en tête. «Je suis prête aux deux options. Si ça ne fonctionne pas ce week-end, je pourrai toujours me trouver un emploi dans mon domaine d'activités», a confié celle qui a terminé un baccalauréat en psychologie au cours d'une longue pause du patinage de vitesse, de 2002 à 2008.

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