Bode Miller envisage un retour en compétition

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Aujourd'hui consultant télé, Bode Miller s'est lancé sur les pistes de Beaver Creek avec une caméra fixée sur l'un de ses bâtons pour filmer au plus près l'une des descentes les plus spectaculaires du circuit.

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Agence France-Presse

BEAVER CREEK - À 38 ans, Bode Miller reste imprévisible. Alors qu'on le croyait à la retraite, le phénomène du ski américain envisage maintenant de faire son retour en Coupe du monde l'hiver prochain.

«Il y a une forte probabilité que je revienne pour faire quelques courses», a lancé mercredi le médaillé olympique le plus âgé de l'histoire du ski alpin depuis Sotchi (Russie), où il avait décroché le bronze en super-G à l'âge de 36 ans.

Pourtant, comme beaucoup d'anciennes gloires, Miller se lance à Beaver Creek, où le circuit mondial masculin fait étape de vendredi à dimanche, dans une carrière de consultant télé. Le quintuple champion du monde et champion olympique 2010 de super-combiné a ainsi dévalé mercredi la Birds of Prey avec une caméra fixée sur l'un de ses bâtons pour filmer au plus près l'une des descentes les plus spectaculaires du circuit.

Il y a 10 mois, Miller avait quitté Beaver Creek dans une ambulance après une chute spectaculaire dans le super-G des Mondiaux et une sanglante entaille à un mollet. L'Américain avait alors laissé entendre, après une énième opération, qu'il songeait sérieusement à raccrocher ses skis pour se consacrer à sa nouvelle passion : l'entraînement des chevaux de course dans son haras du Kentucky.

«Bode est unique»

Si la priorité de Miller est désormais la famille qu'il forme avec Morgan Beck, une ancienne joueuse professionnelle de volleyball de plage - «Mes enfants me prennent toute mon énergie, c'est comme un entraînement» -, il est toujours rongé par le démon de la compétition et ne reviendrait pas pour faire de la figuration.

«Je ne me vois pas partir plusieurs mois pour faire toute la Coupe du monde, c'est tellement exigeant, cela serait dur pour ma famille, mais il n'y a pas de doute dans mon esprit que je peux être compétitif, voire gagner, même s'il y a des jeunes qui sont bons et ambitieux», a insisté le «Kid de Franconia», qui a participé cet été au stage de préparation de l'équipe américaine au Chili.

L'entraîneur de l'équipe des États-Unis Patrick Riml en est lui aussi persuadé. «Bode est unique, il a en lui ce que peu de skieurs ont : la vitesse et l'envie de gagner. La seule question à laquelle il doit répondre, c'est : est-il en mesure de faire les efforts nécessaires pour sa préparation physique l'été prochain?», a toutefois prévenu l'entraîneur allemand.

Avec de nouveaux skis

Mais Miller étant Miller, ce retour se ferait dans des conditions particulières, avec des skis qui n'ont jamais été utilisés en Coupe du monde. Personnalité à part du circuit mondial, longtemps grande gueule, rebelle et noctambule, capable de prendre le départ d'une course encore fortement alcoolisé, Miller a lancé un énième pavé dans la marre. Il a rompu avec son équipementier Head et travaille désormais avec Bomber, une marque américaine de skis fabriqués artisanalement en Italie.

«À la différence des autres marques, les skis vendus au grand public sont les mêmes que ceux utilisés en compétition, je ne comprends pas pourquoi les autres fabricants ne font pas la même chose», a lancé le skieur aux 33 victoires en Coupe du monde et deux globes de numéro un mondial.

«J'aime ce sport, je veux que les gens l'aiment aussi, c'est ma façon à moi de ramener un peu d'enthousiasme et de frisson dans le ski», a martelé celui qui a souvent regretté le conservatisme de son sport.

Un retour de Miller en Coupe du monde, même à temps partiel, serait une bonne nouvelle pour le ski, a admis le Norvégien Aksel Lund Svindal, actuel leader de la Coupe du monde. «Ce gars a tout gagné, il a l'un des plus beaux palmarès de notre sport, c'est aussi l'une des personnalités les plus cools du ski.  Depuis cinq ans, on est habitué à le voir plus ou moins souvent chaque hiver. S'il pense maintenant qu'il peut faire quelques courses l'hiver prochain, c'est super cool.»

«Revenir à 39 ans et avec de nouveaux skis, sans avoir skié les deux dernières saisons, cela serait beau, mais pour être performant, je n'y crois pas vraiment», a observé Guillermo Fayed, le numéro un français en descente.

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