Kingsbury n'entend pas céder son globe de sitôt

Mikael Kingsbury profite du mois de novembre pour... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Mikael Kingsbury profite du mois de novembre pour prendre une pause des pentes de ski avant de se lancer à la défense de son titre pour une quatrième année de suite.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Ce ne sont pas quatre globes de cristal consécutifs en bosses et au classement général de la Coupe du monde de ski acrobatique qui modifieront les habitudes de Mikaël Kingsbury. Le Québécois n'a qu'un seul objectif en tête pour la saison qui s'amorce dans quelques semaines à Ruka, en Finlande et c'est la première place.

«C'est certain que je vise le globe de cristal. Une fois que tu y as touché, tu veux le ravoir chaque année, a-t-il indiqué dans un entretien avec La Presse Canadienne. J'ai pris les bouchées doubles cet été à l'entraînement, car rien n'est garanti. J'ai une plus grosse cible dans le dos que lors des autres saisons : les autres skieurs veulent absolument me déloger. Ils veulent couronner un nouveau champion.»

Mais il ne faudra pas compter sur le skieur de Deux-Montagnes pour les aider.

«J'ai l'impression que j'ai encore augmenté mon niveau d'un cran cette année. Je sens une amélioration un peu partout dans mon ski. J'ai beaucoup travaillé sur ma ligne de ski, j'essaie d'être plus direct dans les bosses, ce qui fait que je gagne de la vitesse. Ça a l'air plus coulant. Ça paraît mieux (aux yeux des juges), donc c'est bon pour moi.»

Celui qui profite du mois de novembre pour prendre une pause et refaire le plein d'énergie avant la saison s'est concentré sur son ski, puisque la Fédération internationale de ski n'a pas encore statué sur les doubles périlleux, qui sont présentement interdits. Kingsbury n'a pas senti le besoin d'augmenter le degré de difficulté de ses sauts, ce qu'il ne peut de toute façon pas faire.

«Non, je ferai les mêmes que l'an dernier. Je fais déjà les sauts aux coefficients de difficulté les plus élevés qu'on peut faire, a-t-il expliqué. J'ai mis de côté les doubles périlleux pour l'instant; j'aime mieux me concentrer sur les sauts qui peuvent encore me faire gagner. Nous ne sommes pas beaucoup de gars encore dans le monde à les sauter en compétitions. Je sais qu'avec ça, j'ai encore une bonne marge pour gagner des courses.»

Le médaillé d'argent des Jeux olympiques de Sotchi n'aura pas à chercher bien loin pour trouver ses principaux rivaux sur le circuit cette saison. Ses coéquipiers au sein de l'équipe canadienne - Marc-Antoine Gagnon, Philippe Marquis et Simon Pouliot-Cavanagh - ne lui laisseront pas l'occasion de lever le pied. D'ailleurs, les quatre bosseurs avaient terminé parmi les huit premiers au classement la saison passée : Marquis a terminé troisième, Pouliot-Cavanagh sixième et Gagon deux rangs plus loin.

«C'est certain que mes coéquipiers sont vraiment forts et ils vont être à surveiller encore une fois. D'année en année, ils me poussent à me surpasser et je sens qu'on n'est pas très loin du moment où nous serons classés nos 1, 2 et 3 au monde.

«Sinon, l'un de mes plus gros rivaux sera assurément Alexandr Smyshlyaev, qui avait terminé troisième aux JO. Il y aura quelques Américains qui seront dangereux (ils ont pris les places nos 7, 8, 9, 10 et 11 l'an dernier) et quelques Français (dont Anthony Benna, quatrième en 2015).»

Gagnon s'est toutefois blessé à l'entraînement et pourrait rater le début de la saison.

Régler le dossier Grospiron

Le Québécois de 23 ans aura aussi un autre objectif en tête au moment d'entamer la saison, le 12 décembre, avec des bosses en parallèle : reléguer Edgar Grospiron au deuxième rang de tous les temps chez les bosseurs. Les deux hommes sont nez à nez avec 28 victoires en Coupe du monde. Kingsbury veut rapidement mettre cette étape derrière lui.

«C'est certain que j'ai toujours cette marque en tête, a-t-il admis. J'aimerais régler ça le plus vite possible et passer à autre chose. Mais c'est cool d'avoir l'occasion de battre Edgar Grospiron. Pour moi, c'est une légende.»

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