Dominique Maltais prend une pause d'un an

Dominique Maltais souffre de douleurs persistantes au dos.... (Photothèque Le Soleil)

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Dominique Maltais souffre de douleurs persistantes au dos.

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(Québec) Dominique Maltais ne courra pas cet hiver. Mais ne lui parlez pas de retraite ! Pour l'instant, la double médaillée olympique de snowboardcross espère soigner son dos et envisage de revenir en force pour les Jeux de 2018.

La route sera longue jusqu'en Corée. À bientôt 35 ans, la quintuple championne de la saison de Coupe du monde a le bas du dos en compote. Chose sûre, elle ne récupérera pas le Globe de cristal en 2016, puisqu'elle renonce à l'ensemble du calendrier international qui se dresse devant elle dans les prochains mois.

«Ç'a commencé il y a trois, quatre ans, mais la saison passée, j'avais atteint un niveau pas mal plus critique. Tout ce qui était de sauter, tout ce qui demandait d'élever mes jambes, ce qui est assez important quand on fait de la planche à neige, ça créait de la douleur dans le dos. J'ai reçu des injections de cortisone, on a dû me geler le dos durant les Championnats du monde et j'aurais eu besoin de ça durant toute la saison», a expliqué la fierté de Petite-Rivière-Saint-François, mercredi matin, en conférence téléphonique. 

Elle espérait retrouver la forme après une bonne période de repos, mais n'a constaté aucune amélioration cet été. La douleur la handicape dès le levé et s'exacerbe une fois sur la planche. «C'est donc une décision réfléchie de prendre quelques mois et voir si on peut réparer mon dos», résume-t-elle, résigné.

Elle a «déjà rencontré plusieurs spécialistes qui m'ont donné beaucoup de diagnostics différents», révèle-t-elle. C'est sa fédé, Snowboard Canada, qui l'a finalement aiguillée vers la rhumatologiste de Vancouver Jean Gillies, spécialiste des douleurs au bas du dos.

Dre Gillies soumet Maltais à des traitements de prolothérapie. Il s'agit d'injecter un sucre dans les ligaments, au rythme d'une séance par mois ou mois et demi, ce qui provoque l'inflammation des tissus et permet à terme de les resserrer.

«Elle a apparemment remis beaucoup d'athlètes professionnels en compétition à la suite de ces traitements-là, dit Maltais. C'est pas mal sur elle que tous mes espoirs reposent présentement.»

La technique est éprouvée pour des zones précises comme un genou ou un coude, mais plus délicate dans le cas du dos. C'est pourquoi Gillies réalisera les traitements du début à la fin, même si un médecin d'Ottawa se spécialise aussi en prolothérapie.

Malgré la souffrance à chaque course l'hiver dernier, la Québécoise a fini deuxième au classement de la Coupe du monde, gagné une épreuve de Coupe du monde et arraché le deuxième rang aux X Games. «Je connais mon potentiel», tranche-t-elle.

Ce qui la pousse à ne pas abandonner. Elle dit avoir été à 90 ou 95% de sa forme pour sa médaille d'argent des Jeux de Sotchi. Avec le bronze de Turin, ne lui manque que l'or pour compléter sa collection olympique. Pyeongchang serait sa quatrième participation sous les cinq anneaux. 

«Je connais tous les facteurs nécessaires pour bien performer et gagner. J'ai encore la passion, la détermination, mais la santé n'est pas au rendez-vous. Ma priorité est de régler ce problème-là et ensuite, je prendrai une décision sur une situation nette et précise. Si je continue, ce ne sera pas pour arriver dernière», prévient celle qui gardera contact avec la neige en encadrant les jeunes planchistes du Collège des Hauts Sommets de Saint-Tite-des-Caps.

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