La descente de ski menacée aux JO

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Matthias Mayer a remporté la médaille d'or en descente à Sotchi en 2014.

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Agence France-Presse
Vienne

Peter Schröcksnade, le président de la puissante fédération autrichienne de ski, s'inquiète du «risque bien réel» de voir la descente disparaître prochainement du programme olympique, insistant sur la nécessité de rendre plus télégénique la discipline reine du ski alpin.

La tentation prêtée aux instances olympiques de supprimer la descente est accréditée par le fait que cette spécialité nécessite des pistes longues et raides, coûteuses à préparer... et absentes de certaines stations. C'est d'ailleurs un facteur qui avait plombé la candidature olympique de la Ville de Québec. D'ores et déjà, le site retenu pour les JO de Pékin «n'a pas le différentiel de hauteur nécessaire» pour une descente classique, déplore le responsable autrichien, selon qui un pis-aller pourrait être de disputer l'épreuve en deux manches.

Avec une course généralement décidée en moins de 20 minutes, la descente peine à conserver ses audiences télévisées sur la durée, contrairement aux disciplines techniques, disputées en deux manches, reconnaît le patron du ski autrichien. «Les athlètes ne veulent pas le croire, mais il y a un problème et l'intérêt pour la descente diminue», souligne-t-il dans une interview à l'agence APA.

L'épreuve de descente est encore assurée aux JO de 2018 de Pyeongchang. «Mais le risque qu'elle soit supprimée ensuite est bien réel», et ce, dès les JO de Pékin en 2022, relève Schröcksnadel, relayant une préoccupation déjà exprimée par le président de la Fédération internationale de ski (FIS), Gian Franco Kasper.

Pas de suspense

Principal problème, selon Schröcksnade : les sept meilleurs de la discipline s'élancent les uns à la suite des autres en un temps limité (dossards 16 à 22), ce qui tue le suspense pour le reste de la course. «Quand on sait que les meilleurs partent à 16, on allume la télé à 12 et on quitte à 25», estime-t-il, en suggérant la création d'une course de qualification au terme de laquelle les meilleurs athlètes pourraient choisir leur rang de départ.

Schröcksnadel préconise par ailleurs la préparation de pistes moins lisses, ce qui aurait pour conséquence, selon lui, de rendre les courses plus spectaculaires pour les spectateurs, mais aussi moins dangereuses pour les compétiteurs, lesquels «se montrent plus prudents quand ils voient le danger».

Ces diverses propositions doivent être débattues lors de la prochaine réunion du directoire de la FIS, prévue en novembre.  

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