Le grand saut de Lewis Irving

L'avenir s'annonce prometteur pour le skieur acrobatique Lewis... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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L'avenir s'annonce prometteur pour le skieur acrobatique Lewis Irving, qui vient de remporter les grands honneurs dans la catégorie Nor-Am.

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(Québec) À une certaine époque, le Québec Air Force dominait outrageusement ses rivaux mondiaux. À sa dernière saison au niveau junior, le skieur acrobatique Lewis Irving a montré qu'il pouvait avoir sa place parmi les meilleurs sauteurs de la planète. Si ses succès en série Nor-Am en sont une indication, l'avenir s'annonce prometteur.

Le sauteur de 19 ans de Charlesbourg vient de remporter le Grand Prix de la saison en série Nor-Am, rapportant notamment deux médailles d'or (Val-Saint-Côme et Lake Placid) à la maison. Comme les États-Unis forment une puissance mondiale dans cette discipline, le membre de l'équipe canadienne de développement y a puisé la motivation pour s'élancer dans les airs avec confiance pour les prochaines années.

«Je suis là-dedans à 100 %, j'embarque jusqu'à ce que j'atteigne mon but ultime : une médaille olympique. Ça me tente. Ma première place en Nor-Am est une porte d'entrée pour le niveau senior, mais c'est aussi une preuve à l'effet qu'il y a de la relève pour l'équipe nationale», disait-il, hier matin, au club Acrobatx basé au Centre de ski Le Relais.

Irving aura l'occasion de laisser une autre bonne impression, dimanche à Val-Saint-Côme, à l'occasion du Championnat canadien des sauts. Il s'envolera ensuite vers l'Italie, où il participera à deux étapes de la Coupe d'Europe (l'équivalent de la Nor-Am, là-bas) et au Championnat du monde junior.

Plus de vitesse

«C'est motivant de savoir que je peux bien performer à ce niveau-là. Tout peut arriver vite, il y a une rumeur à l'effet que je pourrais me retrouver en Coupe du monde, l'an prochain», dit celui qui a fini 15e à sa toute première de Deer Valley, cet hiver.

À 6'1", le jeune homme n'a pas le physique du sauteur traditionnel. Il doit s'amener avec plus de vitesse dans le saut, ce qui réduit quelque peu sa marge d'erreur.

«Avec ma grandeur, ma ligne du corps est plus belle, mais pour cela, mon saut doit être parfait. Au Championnat canadien, mon objectif est de réussir les sauts que j'ai faits cette saison», a dit celui qui avait profité de l'absence d'Olivier Rochon pour prendre le deuxième rang en 2014.

Ancien adepte de trampoline et de ski alpin, Lewis a découvert les sauts par l'entremise de la rampe d'eau du Centre d'entraînement acrobatique Yves-LaRoche. Il a décidé de jumeler les deux sports. «Je suis devenu «accro» aux sauts. Après l'avoir essayé sur l'eau, je voulais le faire sur la neige. Mon passé au trampoline m'aide quand je suis dans les airs pour trouver mes repères.»

Il n'est pas le premier membre de la famille Irving à pratiquer un sport de compétition. Son père, Bobby, était membre de l'équipe canadienne de ski paralympique. «J'ai de grands souliers à chausser», admet le fiston dont les parents sont atteints d'un trouble auditif qui n'affecte pas leurs trois enfants.

Acrobatx: une première mondiale

Il y a du monde au Centre Acrobatx pendant la présente semaine de relâche scolaire. L'installation en permanence d'un immense coussin d'atterrissage sur l'eau glacée du bassin devra rapporter ses fruits au cours des prochaines années. «Il s'agit d'une première mondiale, les athlètes pourront qualifier leurs sauts en hiver comme en été. Je me demande pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant», disait l'ancien sauteur émérite Nicolas Fontaine, fier de la trouvaille.

Le responsable du programme de développement estime que les jeunes progresseront à grande vitesse avec l'utilisation hivernale de la rampe d'eau. Le centre national pourra dorénavant rouler à plein régime pendant un peu plus de neuf mois par année. «Si le Québec Air Force était fort, à l'époque, c'est parce qu'on était innovateur. Et là, on l'est encore. L'important, c'est d'avoir des outils d'entraînement [comme la rampe et le coussin] et le support d'entraîneurs», a noté Fontaine, dont le centre est sur le point d'entreprendre des rénovations à une hauteur d'environ 350 000 $.

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