Le 50 km, plat principal d'Alex Harvey aux Mondiaux

Dimanche, Alex Harvey (9) prendra le départ du... (Photothèque Le Soleil)

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Dimanche, Alex Harvey (9) prendra le départ du 50 km classique des Mondiaux, une course taillée sur mesure pour lui qui affectionne les épreuves au long cours.

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(Québec) La participation d'Alex Harvey au relais 4 X 10 km, aujourd'hui, n'est qu'un hors-d'oeuvre avant le plat principal de dimanche, dernière journée des Championnats du monde de ski de fond, à Falun. Le double médaillé du présent rendez-vous suédois prendra le départ du 50 km classique, une course mythique taillée sur mesure pour lui.

Troisième à l'épreuve de 30 km (skiathlon), le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges s'inscrit automatiquement parmi les favoris de ce marathon d'un peu plus de deux heures. «Je pense qu'avec les résultats des 10 derniers jours, on peut ajouter mon nom parmi eux», glisse-t-il de la Suède via son téléphone cellulaire, au lendemain d'une sortie en vélo...

Le 50 km classique, qui permet deux changements de skis, n'est pas une balade dans le parc, ce qui explique qu'il n'y en ait pas plus qu'un ou deux à l'affiche au cours d'une saison. Le hasard veut qu'il ait grimpé pour la première fois sur un podium en Coupe du monde sur cette distance à sa saison comme recrue en 2009. Il avait 20 ans. En fin de semaine, il s'élancera du départ de masse fort d'une récolte de quatre médailles aux Mondiaux de 2011, de 2013 et de 2015.

«J'ai toujours adoré les départs de masse, donc les courses de 30 et 50 km. Moi le premier, j'avais été surpris de finir troisième au 50 km classique, en 2009. Ça montrait mon côté naturel et que j'étais un fondeur d'endurance, de longue distance», estime celui que l'on inscrit dans le club des skieurs complets de nos jours.

Même profil que son père

Réalisant qu'il était à l'aise dans les courses au long cours, il a développé sa puissance pour les courtes distances. Au-delà du timbre de voix qui est identique, son profil de fondeur ressemble à celui son père, Pierre Harvey.

«J'ai une génétique similaire à la sienne, on se ressemble comme skieur de fond. Il était bon dans les longues distances, il a gagné des courses de 30 km et de 50 km au cours de sa carrière. À la base, je suis physiologiquement plus doué pour ça. Je suis vraiment dans mon élément dans ce type d'épreuve», raconte-t-il.

En 1988, le paternel avait remporté le 30 km de Falun et le 50 km d'Oslo, chaque fois en style classique. Le fils avait pris le cinquième rang du 50 km classique aux Mondiaux de 2011 (Oslo) et le 28e à ceux de 2013 (Val di Fiemme).

Il est un des rares fondeurs à se farcir les sprints et les courses de longue distance sur le circuit. Invariablement, les mêmes noms reviennent, dont celui du Norvégien Petter Northug Jr. Il y a aussi le Suisse Dario Cologna, bien que celui-ci ait réduit la cadence dans les épreuves de vitesse. Harvey y voit un avantage d'être capable d'exceller dans toutes les distances.

«J'ai assez de vitesse pour être bon en sprint et assez d'endurance pour être à l'aise en longue distance, ça m'offre juste plus de chances de grimper sur le podium. Pour un spécialiste du sprint, toute la pression repose sur une seule course. Si ça ne fonctionne pas, cette journée-là, il doit attendre deux ans [les Mondiaux ont lieu les années impaires]. Moi, je peux étaler ma pression sur plusieurs jours, c'est moins lourd à supporter et je ne vis pas avec le sentiment que ça passe ou ça casse.»

Amitié intacte malgré l'écart des résultats

Les attentes ne sont plus les mêmes pour l'équipe canadienne au relais 4 X 10 km, aujourd'hui aux Mondiaux de ski de fond. «Les gars ne sont plus au même niveau qu'en 2011 et 2012, c'est une autre dynamique», explique Alex Harvey, qui y voit une occasion pour représenter le pays et s'offrir une dernière préparation en intensité en prévision du 50 km classique, dimanche.

Aujourd'hui, Harvey et Graham Gillick feront les deux premières parties en classique tandis qu'Ivan Babikov et Len Valjas boucleront les deux dernières en style libre. Mais peu importe des résultats aux antipodes, l'amitié du groupe - incluant aussi Devon Kershaw, qui a été malade ces derniers temps - reste intacte.  «Ils sont très importants dans mes performances. Ils me poussent à l'entraînement, où c'est encore Devon qui est le meilleur. Mais ils le sont encore plus à l'extérieur des pistes. Si j'étais tout seul à longueur de journée, je ne ferais plus ça, je serais retourné à Québec depuis longtemps. Ils sont plus que mes coéquipiers, ce sont aussi de très bons amis», soulignait Harvey.

À l'exception de Valjas, ils seront au départ du 50 km, dimanche, une course au rythme soutenu pendant 45 km où l'on réserve une poussée ultime pendant les cinq derniers kilomètres. «Le 50 km tire pas mal de jus. Comme un marathonien, on ne ferait pas un kilo de plus à la fin... Avec le temps, on est plus à l'aise avec l'effort que ça demande, et plus on prend de l'âge, plus on développe son endurance.»

En 2013, à Val di Fiemme, le vainqueur avait réussi à s'évader à partir du 15e kilomètre, laissant le peloton le pourchasser en vain. Il s'agissait de Johan Olsson, le Suédois qui a remporté le 15 km en style libre devant ses compatriotes, mercredi. Il revendique six médailles aux trois derniers Mondiaux. «Si Martin Johnsrud Sundby est en santé, il sera parmi les favoris, c'est le meilleur au monde», prédisait Harvey. 

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