Absence de gros noms à la Coupe du monde à Québec: Sébastien Toutant pointe la FIS

Sébastien Toutant est parmi les meilleurs planchistes au... (Photothèque Le Soleil)

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Sébastien Toutant est parmi les meilleurs planchistes au monde. Il fait partie d'un cercle restreint d'athlètes que les organisateurs de compétitions de snowboard acrobatique s'arrachent.

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(Québec) Sébastien Toutant pose un constat implacable. «Même sans le Air+Style, je ne serais pas allé à la Coupe du monde de Québec. J'aurais eu un tournage ou quelque chose d'autre ailleurs», tranche le meilleur planchiste québécois en style libre.

Le Soleil a attrapé le casse-cou sur neige de 22 ans à Santa Monica, dans le sud de la Californie. Après avoir empoché 15 000 $ pour sa deuxième place dans une immense compétition de big air tenue au stade Rose Bowl de Pasadena, cette fin de semaine, en banlieue de Los Angeles, la fierté de L'Assomption passait deux jours au bord de la plage. Il part vendredi pour la Suède, où l'attend un autre concours sur invitation, à Ale.

«En Coupe du monde, c'est surtout des riders qui ne sont pas invités dans les plus grosses compétitions», affirme celui qui a vu le Japonais Yuki Kadono rafler les 34 000 $ américains remis au vainqueur, samedi soir. Au big air de Québec, la cagnotte totale de l'épreuve masculine ne dépassait pas 34 000 $ canadiens. 

«Ce n'est pas une question d'argent ou parce qu'un autre événement a lieu en même temps», assure pourtant Toutant, pour justifier l'absence de gros noms à Québec d'année en année. Il est venu une seule fois, en 2011, pendant qu'une blessure aux côtes l'empêchait d'aller sauter en Europe.

«J'ai regardé le parcours [de slopestyle] et le saut [de big air] qu'ils ont construits et ç'avait l'air bien. Le problème, c'est la FIS! On ne veut pas participer à des compétitions organisées par la FIS.»

Toutant peut être considéré comme le deuxième de sa discipline au Canada, après le Saskatchewannais Mark McMorris, quatrième à L.A. Il est parmi les meilleurs au monde dans le métier, fait partie d'un cercle restreint d'athlètes que les organisateurs de compétitions de snowboard acrobatique s'arrachent. Même chose pour Maxence Parrot, de Bromont, huitième samedi, et Antoine Truchon, de Sainte-Adèle, sixième.

Pendant ce temps, à l'étape de Coupe du monde de Québec, le Britanno-Colombien Darcy Sharpe remportait l'or au big air et l'Ontarien Michael Ciccarelli en slopestyle. Pas vilains, mais pas encore du calibre des Toutant ou McMorris.

Mainmise sur les jo

La Fédération internationale de ski (FIS) gère les circuits de Coupe du monde de ski alpin, de ski de fond, de saut à ski, de ski acrobatique et de... surf des neiges. «Le circuit TTR et les X Games sont faits par des gens de snowboard, tandis que la FIS est gérée par des gens de ski. On ne va pas aller les encourager», tranche Toutant.

La FIS a encore la mainmise sur les qualifications olympiques, ce qui oblige Toutant et ses acolytes à faire au moins une Coupe du monde dans les mois précédant les Jeux. Mais le but est de mettre sur pied leur propre circuit professionnel, comme cela se fait en skateboard et en surf, avec en plus à la clé des critères de sélection olympique, si possible en vue des JO de 2018.

Toutant rentrera au Québec le 7 mars, après le US Open, tenu à Vail, au Colorado. Chaque année, tout comme Parrot et Truchon, il se fait un point d'honneur de prendre part au Shakedown de Saint-Sauveur. Cette année, ça se tient le 4 avril. La FIS n'a bien sûr rien à y voir.

Même chose pour les skieurs

Gestev vise d'ajouter du ski à sa Coupe du monde de planche. Trois disciplines, slopestyle, big air et demi-lune; deux sports, snow et ski.

«S'ils veulent qu'on y aille, il faudrait que ce ne soit pas une Coupe du monde. Juste un autre événement indépendant de haut niveau», constate Vincent Gagnier, troisième au big air en ski du Air+Style dimanche à Los Angeles, épreuve dont la finale a été annulée à cause de la pluie. Fin janvier, Gagnier avait remporté l'or aux X Games.

«Je n'ai jamais assisté au big air de Québec, mais j'ai déjà passé à côté de la structure pendant qu'elle était en construction et ç'avait l'air bien. De toute façon, c'est pas mal partout pareil. Mais le fait d'avoir une compé à Québec, ce serait écoeurant! Un Air+Style à Québec, là il y aurait du monde!» s'exclame celui qui abhorre les contraintes des événements FIS, dont le grand nombre de coureurs et les rondes de qualification. Gagnier s'envolera bientôt pour la France, une compétition sur invitation aux Arcs. 

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