Big air de Québec: or et commotion

Darcy Sharpe... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Darcy Sharpe

Photo Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Darcy Sharpe a remporté le big air de Québec, vendredi soir. S'en souvient-il ? Pas certain. Sur son dernier saut, le planchiste de Comox, en Colombie-Britannique, s'est heurté la tête avec force sur la piste d'atterrissage. Commotion cérébrale. Interdit de compétition jusqu'à nouvel ordre.

«Il nous l'a dit lui-même quand il est arrivé en bas, il avait mal à la tête. Il se sentait un peu comme dans un rêve. Et juste à le regarder, il a les yeux hagards, il n'est pas très solide», a affirmé le médecin en chef de la compétition, François Marquis, pendant que Sharpe ramassait médaille et champagne, le regard brumeux.

Le Dr Marquis a ensuite confirmé que «selon les protocoles, dans de telles conditions, on va être obligé de l'empêcher de faire le slopestyle demain», c'est-à-dire la deuxième et dernière épreuve de Coupe du monde tenue aujourd'hui, à Stoneham.

Il nous a été impossible de parler avec l'athlète de tout juste

19 ans. Sharpe rentrait illico à l'hôtel, bien entouré d'une physiothérapeute, de son entraîneur et de ses coéquipiers.

On a par contre discuté avec le médaillé d'argent, l'Ontarien Tyler Nicholson. «C'est vraiment poche de le voir se cogner la tête comme ça. En septembre, il avait eu un gros choc à la tête. Tellement qu'il a dû porter des lunettes et en a souffert durant trois mois. De le voir comme ça ce soir, c'est plate», a expliqué celui qui grimpait sur un podium de Coupe du monde pour la première fois de sa carrière.

Trois ou quatre cas

Sharpe semblait bien remis de sa blessure de l'automne. Aux Championnats du monde de la FIS, en janvier, il avait fini deuxième du big air et quatrième au slopestyle.

Encore hier, il a enregistré les deux meilleures notes de la soirée sur ses deux premiers essais, 96,25 et 91,50 points. Ce qui lui assurait presque déjà la victoire avant même le troisième saut. On ne retenait que les deux résultats les plus élevés sur trois. Il a quand même tenté une manoeuvre difficile et n'a pu se maîtriser à l'arrivée.

Nicholson avoue qu'à sa place, «j'aurais peut-être été plus conservateur».

Marquis et son équipe ont traité trois ou quatre autres cas de commotion cérébrale depuis le début de la semaine du Snowboard Jamboree. «Pas des grosses», précise-t-il. Mais assez pour forcer une compétitrice belge à se retirer de la compétition elle aussi.

«Mais ce qui est intéressant, maintenant, c'est que les athlètes et les coachs comprennent beaucoup mieux l'importance de ce qu'on fait. Il y a cinq ou six ans, ils nous auraient tassés en disant qu'ils étaient capables de continuer», a fait valoir le médecin, qui dirige l'équipe médicale de la compétition depuis une douzaine d'années. Il est aussi papa de deux skieurs de bosses d'élite.

L'Américain Eric Beauchemin a complété un podium masculin 100% nord-américain. Le double champion du monde en titre, le Finlandais Roope Tonteri, a fini quatrième, tandis que son compatriote Petja Piiroinen, gagnant à Québec l'an dernier, a dû se contenter du huitième rang.

Était-ce le froid mordant, l'absence de têtes d'affiche ou la routine qui s'installe après sept ans de présentation à l'îlot Fleurie? Toujours est-il que la foule semblait moins compacte que par les années passées.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer