Ski de fond: à un demi-ski du demi-dieu

Alex Harvey (numéro 5, à droite), a terminé... (Photo AFP, Jonathan Nackstrand)

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Alex Harvey (numéro 5, à droite), a terminé deuxième à Falun, en Suède, devancé de cinq centièmes de seconde par le Norvégien Petter Northug.

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(Québec) Alex Harvey a eu droit au défilé en Audi A5 décapotable, jeudi, en Suède. Rien de trop beau pour le nouveau vice-champion du monde au sprint!

«Cinq ou dix mètres de plus» et il gagnait l'or, a estimé Harvey. «Mais je ne demanderai pas de revanche», ajoute-t-il en riant.

Le demi-dieu norvégien Petter Northug fils a devancé Harvey par cinq centièmes de seconde pour remporter cette première épreuve des Championnats du monde de ski de fond, à Falun. La fierté de Saint-Ferréol-les-Neiges a connu une autre fin de course canon pour passer à un demi-ski de la consécration, après 1,4 km.

«Avec le résultat de samedi dernier [2e au sprint en Coupe du monde], ma super ronde de qualifications [5e] et mon équipement qui était vraiment performant, je savais que je devais juste rester sur mes skis et utiliser ma double poussée en fin de course pour que ça aille bien. Le podium était mon objectif, mais ce n'est jamais donné», a commenté Harvey au Soleil, tout juste de retour de la cérémonie où chaque médaillé paradait dans une voiture de luxe. 

Avec cette deuxième place au sprint classique, le Québécois de 26 ans récolte une troisième médaille en trois participations consécutives aux Mondiaux. S'il place toujours son triomphe au sprint par équipe de 2011 au sommet de son palmarès personnel, parce que «l'or, ça reste imbattable», celle de jeudi vient tout juste ensuite.

«C'est mon deuxième meilleur résultat en carrière, mon meilleur individuel», argue celui qui avait pris le troisième échelon de cette épreuve aux précédents Mondiaux, en 2013. Il constate vite qu'«à part le flop des Jeux olympiques de Sotchi, l'an passé, mes meilleurs résultats chaque année arrivent dans les grands rendez-vous, que ce soit aux Championnats du monde juniors, aux Jeux de Vancouver ou aux trois derniers Mondiaux seniors.

«Louis [Bouchard, son entraîneur] et moi, on se suit depuis longtemps et on sait qu'on a la bonne recette d'entraînement», résume celui qui avait déçu tout le monde, lui le premier, avec ses ratés olympiques de 2014. Il avait alors remis la préparation de ses skis en question. Jeudi, il a tenu à souligner la qualité du fartage dont il a bénéficié.

«Un bon terrain de chasse familial»

Harvey est passé en finale «par la peau des fesses», comme il le dit, grâce à une quatrième place très rapide dans une ronde demi-finale alignant quatre Norvégiens sur six concurrents. Il a d'ailleurs accompagné deux Norvégiens sur le podium, Northug et Ola Vigen Hattestad. Le cadet des Northug, Tomas, a fini sixième.

Le parcours de Falun a toujours été «un bon terrain de chasse familial» pour les Harvey, comme l'a souligné le commentateur de la chaîne télé Eurosport. Alex y enfile une médaille pour la cinquième fois de sa carrière. C'est là qu'il avait gagné sa première épreuve de Coupe du monde, en 2012, tout comme son père, Pierre, l'avait fait 25 ans plus tôt.

La prochaine course de Harvey a lieu demain, le skiathlon de 30 km. Sa participation au sprint par équipe de dimanche demeure incertaine. Puis ce sera le relais à quatre du 27 février et finalement l'épreuve maîtresse du 50 km classique avec départ de masse, le dimanche 1er mars.

Une marche de plus

Redescendu des hauteurs alpines, Alex Harvey grimpe les marches de la gloire. «C'est le plus gros succès de sa carrière», a tranché l'entraîneur Louis Bouchard (photo), joint en Suède deux heures après la deuxième position de son poulain.

«C'est formidable. Encore une marche de plus!» s'exclame-t-il, en référence à la médaille de bronze remportée aux Mondiaux de 2013. Harvey avait pris l'or en 2011, mais en duo, ce qui se classe dans une catégorie à part pour Bouchard. Le coach se réjouit des effets concrets du camp d'entraînement en altitude réalisé fin janvier, début février, en Italie. Depuis, deux fois deuxième en six jours. «Pour une médaille, tout doit être là, la forme et l'équipement. Mais c'est la forme qui fait la différence. Les six à la fin ont tous un bon équipement. Alex a été capable de revenir de l'arrière et d'avoir de la puissance en fin de course», explique celui qui se tenait loin du héros du jour pour ne pas lui transmettre son rhume. 

Northug complète sa collection

Ne manquait que le sprint individuel à la collection de médailles d'or récoltées par Petter Northug fils en Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. Il a maintenant gagné les six épreuves en grandes compétitions au moins une fois. Sa peine de 50 jours de prison à purger après la saison - il avait provoqué un accident de la route en état d'ébriété et faussement incriminé son passager - n'a pas déconcentré le Norvégien de 29 ans dans une finale captivante où 67 centièmes de seconde ont départagé les cinq premiers.

Sa compatriote Marit Bjoergen a enlevé les honneurs du sprint féminin, devenant la première athlète de l'histoire du ski de fond à cumuler 30 médailles en Championnats du monde et aux Jeux olympiques. Elle s'approche à une médaille d'or du record de 14 détenu depuis 1997 par la Russe Elena Välbe. La médaillée d'argent Stina Nilsson a sauvé l'honneur du pays hôte, aucun autre Suédois ne participant aux finales. Quatre des six médailles ont été norvégiennes. 

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