«Belle journée» pour le clan Dubreuil

Robert Dubreuil estime que son fils Laurent a... (Photothèque Le Soleil, Valérie Gaudreau)

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Robert Dubreuil estime que son fils Laurent a ce qu'il faut pour décrocher un titre mondial ou olympique.

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(Québec) «C'est une belle journée!» C'est en ces mots que Robert Dubreuil, le patriarche du clan du même nom, a qualifié la performance de son fils Laurent, à l'épreuve de 500 m des Championnats du monde par distances, dimanche.

En mission aux Jeux du Canada à Prince George (Colombie-Britannique), le directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec s'est levé au beau milieu de la nuit, dimanche, afin de voir son aîné s'élancer sur l'ovale d'Heerenveen, aux Pays-Bas. Selon le paternel, fiston a, avec son deuxième 500 m, assurément livré la performance de sa vie.

«Il a connu un bon premier 500m. C'était la première fois qu'il se retrouvait en bas des 35 secondes sous le niveau de la mer. C'était très bien, mais ce n'était pas assez. À 9,71 s, son ouverture était un peu lente. Ça lui prenait au moins 9,66 s. Mais il a changé d'équipement cette année et il n'a pas été capable de connaître d'aussi bons départs. Par contre, il faisait bien en course. Dans son deuxième 500m, il a réuni les deux. Il a réalisé la meilleure course de sa carrière», a-t-il constaté.

Même si le patineur de 22 ans a connu une saison exceptionnelle sur le circuit de la Coupe du monde, avec 4 médailles en 10 courses, rien ne lui assurait de monter sur le podium aux Championnats du monde par distances, estime son père.

«C'était loin d'être chose faite! Un podium, c'était son objectif. Mais la semaine passée, sur la même piste, il est arrivé deux fois sixième. Il savait qu'il avait fait des courses moyennes, qu'il était un peu rouillé et un peu raide dans le dos. Ça prenait vraiment la grosse course aujourd'hui [dimanche]. Il fallait la faire au bon moment. C'est ça, le sport! Quand ça fonctionne, c'est d'autant plus gratifiant», a-t-il philosophé.

L'aspect symbolique de la deuxième manche, qui opposait son fils au champion olympique de Vancouver, le Coréen Tae-Bum Mo, son idole de jeunesse, n'a pas échappé à Robert Dubreuil.

«Tout était là pour que ça arrive. Des fois, c'est le contraire. On se rappelle que Laurent a manqué sa qualification olympique par cinq centièmes...» a-t-il laissé entendre.

Cette réalité du sport n'échappe pas à Robert Dubreuil, lui-même ancien champion du monde de 500 m sur courte piste (Montréal, 1987). Un titre qui, de par la couleur de sa médaille d'or, lui confère toujours, croit-il, un ascendant sur son aîné. «Il faut bien que je m'accroche à quelque chose pour l'agacer!» a-t-il lancé en riant.

Titre mondial menacé

Robert Dubreuil sait toutefois qu'il n'en a plus pour très longtemps à pouvoir revendiquer seul un titre mondial dans la maisonnée. «Je pense que Laurent a ce que ça prend pour remporter un titre mondial ou olympique. Il reste à savoir s'il pourra être assez opportuniste une journée donnée, autant du point de vue physique que mental, comme il l'a fait aujourd'hui.»

Les Dubreuil espèrent bien être témoin de pareille performance, lors du dernier rendez-vous de la saison, la Coupe du monde d'Erfurt (Allemagne) en mars, à laquelle ils assisteront. «Chaque fois, ça nous rappelle de bons souvenirs, à sa mère [l'ex-patineuse de vitesse Ariane Loignon] et moi!»

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