Patinage de vitesse: Dubreuil récolte le bronze au 500 m à Séoul

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(Québec) Enfin! s'est exclamé Laurent Dubreuil, dans un soupir de soulagement entendu jusqu'à Saint-Étienne-de-Lauzon. Le patineur de vitesse sur longue piste se trouvait pourtant de l'autre côté du globe, à Séoul. Il venait de gagner sa première médaille en Coupe du monde senior, du bronze.

Il pensait que ça prendrait trois semaines. Au pire trois mois. Il aura fallu presque trois ans au prodige de la Rive-Sud de Québec pour améliorer sa quatrième position obtenue lors de sa toute première Coupe du monde senior, en janvier 2012.

Entre-temps, «il y a eu beaucoup de bas et très peu de hauts. Mais ça rend la réussite d'aujourd'hui encore plus satisfaisante», a exprimé l'athlète de 22 ans, quand

Le Soleil l'a joint en Corée du Sud. À Québec, le journaliste venait de se lever; à Séoul, le patineur allait se coucher.

«Ça fait une dizaine d'heures et je suis encore aussi content!» poursuit celui qui a arrêté le chronomètre à 35,35 secondes, au terme des

500 mètres de sprint. Deuxième épreuve en trois jours de l'étape coréenne du circuit mondial, deuxième escale sur sept au calendrier pour 14 épreuves au total. 

«Quand je patinais, je le savais que j'en avais une bonne. Je le sentais», assure-t-il. Vendredi, le même temps lui aurait valu une médaille d'argent. Il avait plutôt fait septième en 35,51. Dimanche, il a été devancé par le Russe Pavel Kulizhnikov (35,18) et le Coréen Mo Tae-Bum (35,32), auteurs des mêmes rangs l'avant-veille.

Ce Mo titré aux JO de Vancouver, en 2010, que Dubreuil a toujours admiré. «C'était mon patineur préféré quand j'étais jeune, mais là, il est devenu mon adversaire!» rigole le Québécois. «C'est une grosse marche que j'ai montée, cette saison. Je suis maintenant au coude à coude avec les meilleurs au monde.»

Dubreuil a entre autres devancé le vice-champion olympique de Sotchi, le Néerlandais Jan Smeekens, par quatre centièmes. «Quand j'ai vu Smeekens faire 35,39 après moi, c'est vraiment là que je me suis dit que c'était probablement LA journée, que c'était probablement la bonne», explique celui dont la plus grande déception demeure son échec à se qualifier pour les Jeux olympiques de février dernier.

Les victoires d'abord

Il affirme néanmoins être mû davantage par la joie des victoires à venir que par la colère des défaites passées. «J'en parlais avec mon coéquipier Jordan Belchos

[5000 m]. Il a lu une étude selon laquelle la colère constitue une motivation plus puissante, mais à très court terme, tandis que la joie est moins forte, mais dure beaucoup plus longtemps.»

Ce qui impressionne le plus, c'est sa constance. Après quatre courses de Coupe du monde cette saison, il se classe cinquième au monde grâce à des sixième, huitième, septième et troisième places. Il tentera de maintenir la cadence en décembre sur les patinoires de Berlin (Allemagne) et de Heerenveen (Pays-Bas).

S'il demeure dans le top six mondial, il n'aura pas à repasser par les sélections canadiennes en janvier en vue de la deuxième moitié

du calendrier de la Coupe du monde.

Il devient le premier patineur du centre d'entraînement de Sainte-Foy à gagner une médaille en Coupe du monde depuis 1998. Muncef Ouardi l'avait fait en Championnats du monde, en 2012.

Visé et apprécié

Être médaillé en Coupe du monde fait entrer Laurent Dubreuil dans le cercle restreint des favoris en vue des prochaines courses. Autant pour ses adversaires, qui tracent dorénavant «une cible dans son dos», que pour les spectateurs, qui le verront partir dans la deuxième avant-dernière paire de patineurs à cause de son cinquième rang cumulatif. «Je suis rendu là, j'aime ça! admet-il. Chez les juniors, j'étais toujours dans les favoris, sinon le favori. J'y suis préparé et ça rend le tout excitant.» Même s'il devient une menace concrète, plusieurs de ses rivaux sont venus le féliciter à la suite de son premier podium en carrière. «Ça m'a vraiment fait chaud au coeur. Je me suis rendu compte que je suis bien perçu de mes compétiteurs et qu'ils m'apprécient. Je vais dire ça à ma mère, elle va être fière», confie celui dont les parents sont eux-mêmes d'anciens patineurs de vitesse. Ariane Loignon a pris part aux Jeux olympiques de 1988, Robert Dubreuil à ceux de 1988 et de 1992.  

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