Station touristique Stoneham: le retour des gros sauts

Les nouvelles connaissances et les avancées technologiques dans... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les nouvelles connaissances et les avancées technologiques dans le domaine des sauts ont permis le retour des installations qui, par leur configuration, minimiseront l'impact à l'atterrissage, évitant ainsi que les skieurs et les planchistes se blessent.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les skieurs et les planchistes amateurs de haute voltige trouveront, dès l'hiver prochain, des sauts à la Station touristique Stoneham. Le Resorts of Canadian Rockies (RCR), propriétaire de la station et de celle du Mont-Sainte-Anne, les avait interdits pour des raisons de sécurité à l'automne 2007.

«Ça fait déjà six hivers que nous n'avons plus de gros sauts, et la demande est toujours présente», soutient Lisa-Marie Lacasse, chef des services de communication du centre de ski. «C'est pour répondre aux besoins de notre clientèle.»

Selon elle, de nouvelles connaissances ainsi que des avancées technologiques, notamment en matière de sécurité, sont la principale raison de ce retour. «Nous aurons de quatre à six sauts de type parabolique [step-up] qui minimisent l'impact à l'atterrissage, a-t-elle expliqué. Avec une arrivée plus élevée que la rampe de lancement, les skieurs et planchistes courent moins de risques de blessure.»

Les nouvelles attractions seront situées dans les deux parcs à neige où l'achat d'une carte spéciale pour l'accès et où le port du casque sont exigés. Des clôtures seront également posées stratégiquement pour diminuer la prise de vitesse avant le décollage, pour mieux encadrer la prise d'accélération et pour éviter les possibles excès.

Le projet se veut un essai pour le RCR, qui n'autorisera les sauts qu'à la Station touristique Stoneham. Reconnu pour ses installations de style libre, notamment pour sa demi-lune qui sert de centre national d'entraînement, le centre de ski souhaite sans doute reconquérir des adeptes de sensations fortes attirés par les infrastructures du Relais, du Massif du Sud et du Massif de Charlevoix.

Des sports plus matures

Vincent Marquis, skieur de bosses olympique des Jeux de Vancouver et entraîneur au club de ski acrobatique de Stoneham, remarque l'évolution des pratiques et des mentalités sur les planches.

«Honnêtement, le sport a changé en six ans. C'était un peu plus marginal avant, plus extrême... Les sauts se pratiquaient parfois un peu n'importe comment», se rappelle l'étudiant en physiothérapie. «Je dirais que les jeunes d'aujourd'hui sont un peu plus conscients des dangers.»

Vincent Marquis confirme que les step-up sont une tendance un peu partout et qu'ils sont beaucoup plus sécuritaires. «Avant, avec les big air, c'était comme si l'objectif était d'aller toujours plus haut et plus loin. C'en était rendu dangereux. Je me rappelle des sauts avec des atterrissages tellement éloignés que seulement quelques-uns pouvaient les franchir», souligne-t-il en évoquant que certains, moins expérimentés, s'y risquaient et que les chances de blessures étaient réelles.

«Je pense même que les très bons sauteurs se sont tannés un peu d'atterrir d'aussi haut, ça devient dur sur le corps», a estimé celui qui a pris sa retraite de la compétition après les Olympiques de 2010.

Vincent Marquis souligne également que les athlètes compétitifs doivent réaliser leurs sauts préalablement sur la rampe d'eau, l'été, avant de pouvoir les exécuter sur la neige. Une façon de s'assurer d'un certain contrôle sur les envolées des plus téméraires.

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