Jasey-Jay Anderson satisfait malgré la déception

Jasey-Jay Anderson n'a pas été en mesure de... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Jasey-Jay Anderson n'a pas été en mesure de dépasser la huitième de finale du slalom parallèle, dimanche, à Stoneham.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Stoneham) Jasey-Jay Anderson l'a avoué sans détour. Il était un peu désappointé de sa performance lors du slalom parallèle de dimanche. Il aurait aimé se rendre plus loin que la huitième de finale et obtenir un meilleur classement, lui qui a terminé 10e au général. Mais en même temps, il ne cachait pas sa satisfaction.

«Je suis déçu de ne pas avoir avancé davantage parce que j'avais ça en moi aujourd'hui [dimanche], a lancé le double champion olympique. Mais le destin nous offre ce qu'il nous offre. Et il faut le prendre comme il est. Mais comme je l'ai déjà expliqué, la chose la plus importante, c'est d'avoir des enfants en santé. Et je suis un père très, très chanceux.

«Même si ça ne paraît pas dans mes résultats, je sens vraiment qu'à partir de maintenant, j'ai pris mon élan pour la prochaine année jusqu'aux Jeux de Sotchi. Je suis tellement heureux. Je suis en amour avec mes planches. Et ça va continuer. J'ai hâte aux prochaines courses.»

Anderson a expliqué son optimisme en disant que les évènements s'étaient bousculés pour lui au cours des deux dernières semaines. Il a notamment travaillé très fort pour terminer le développement de sa planche. Et dimanche, il a vu que le temps et les énergies qu'il avait investis commençaient à porter leurs fruits.

«C'est juste le fun de voir que je suis à un cheveu près de rivaliser avec les meilleurs. Ils ont de grandes jambes, les gars. Et ils sont capables de les bouger assez vite. Il faut donc être affûté pour compétitionner avec eux. Je n'ai vraiment pas assez d'entraînement sur mes planches. C'est peut-être ça qui me manque pour être à la fine pointe. Mais ça s'en vient. Ça s'en vient vraiment. J'ai une grande confiance.»

C'est à Justin Reiter, l'éventuel médaillé d'argent, qu'Anderson s'est mesuré en huitième de finale. Il a cependant été victime d'un dérapage lors de sa première descente. «Le parcours demandait beaucoup de précision. Comme on dit, une précision chirurgicale. Mais je me sentais bien. Lors des cinq premiers virages, j'étais à corps avec Steve. J'étais précis, tout était bon. Et il va falloir que je regarde le vidéo parce que je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé par la suite. Tout d'un coup, je me suis retrouvé par terre et je ne sais pas pourquoi. C'est peut-être quelque chose dans le parcours car l'équipement n'était vraiment à blâmer.»

En retard de 1,36 sur son rival lors de la seconde descente, Anderson a indiqué qu'il avait alors tenté le tout pour le tout. «Mais le retard que j'avais était vraiment trop important pour que j'arrive à le surmonter. J'ai quand même eu beaucoup de plaisir.»

Victoire slovène

Rok Marguc (Slovénie) a décroché les honneurs du slalom parallèle devant Reiter (États-Unis). Roland Fischnaller (Italie) a terminé troisième.

«Justin était vraiment très fort», a expliqué le champion du monde qui par deux fois lors de son long parcours vers la victoire a failli chuter. «Et comme il avait une avance sur moi lors de la dernière descente, j'espérais juste qu'il fasse une erreur. Et c'est ce qui est arrivé.

«Gagner un championnat du monde, ça représente beaucoup pour moi. Je viens de la Slovénie, un petit pays d'environ deux millions d'habitants où le sport est très important. J'ai donc encore beaucoup de difficulté à exprimer ce que je ressens.»

En avance après la première course de la finale et en contrôle dans sa seconde descente, Reiter semblait se diriger vers le titre mondial quand il a tout juste dévié de sa ligne. Une erreur qui lui a fait perdre quelques centièmes de seconde et qui a permis à Marguc de le doubler.

«J'ai entendu Rok qui était au coude à coude avec moi et cela m'a distrait, a déclaré l'Américain. Mais c'est correct. Moi, même j'avais profité d'une erreur de Roland [Fischnaller] pour le doubler au fil d'arrivée.»

Reiter a déclaré que sa médaille d'argent aux Championnats du monde avait une saveur bien spéciale. Il a expliqué qu'il n'était nullement supporté par son équipe nationale et qu'il était donc son propre entraîneur, son propre physiothérapeute et son propre nutritionniste. «Je suis toujours seul. C'est pour cette raison que ma médaille est aussi valorisante à mes yeux.»

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