Championnats du monde FIS de snowboard: place aux épreuves de vitesse!

À sa sixième compétition en carrière à Stoneham,... (Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

À sa sixième compétition en carrière à Stoneham, Dominique Maltais espère mettre la main sur le titre de championne du monde, un des rares honneurs qui lui manquent.

Le Soleil, Steve Deschênes

Partager

(Québec) La dernière fin de semaine des Championnats du monde FIS de snowboard se mettra en branle à partir de demain à Stoneham, avec les épreuves de vitesse que sont le snowboardcross, le slalom géant parallèle et le slalom parallèle. Des épreuves qui permettront de voir en piste quelques-uns des meilleurs planchistes canadiens, dont la coqueluche locale, Dominique Maltais.

À sa sixième compétition en carrière à Stoneham, l'athlète de Petite-Rivière-Saint-François espère pouvoir enfin mettre la main sur l'un des rares honneurs manquant toujours à son palmarès, soit un titre de championne du monde. Qui plus est, devant les siens. Et avec déjà deux médailles d'or sur le circuit de la Coupe du monde de snowboardcross cette saison, ce qui la qualifie d'office pour les Jeux de Sotchi, elle n'a jamais été en meilleure position pour le faire.

«Les deux victoires que j'ai eues cette année, je ne m'enfle pas la tête avec ça. Je reste concentrée. Je continue à faire mes devoirs, à chercher à m'améliorer, et à être de plus en plus vite dans les parcours. Je fais des belles courses, je les remporte avec une certaine avance, ce qui est bon signe. Tout est positif, tout est à mon avantage présentement. Et tout ce que j'ai à faire, c'est de continuer», a soutenu Maltais, mardi.

Bien que la montagne de Stoneham n'ait pas toujours été heureuse pour elle, l'athlète de 32 ans affirme avoir appris de ces compétitions passées devant parents et amis. Elle s'attend donc à un résultat différent en fin de semaine.

«Les premières fois, j'étais peut-être plus déconcentrée quand j'entendais mon nom. Sauf que là, ça fait cinq fois que je compétitionne ici et je pense que j'acquière de l'expérience, année après année. Ce sont aussi des choses sur lesquelles j'ai travaillé. Samedi, je vais en tirer avantage. [...] Chose certaine, ce n'est pas la motivation qui manque!» a lancé celle qui rencontrait les médias en compagnie de plusieurs représentants de l'équipe canadienne de vitesse, mardi.

Au sein de cette dernière, sa principale compétitrice en fin de semaine, Maëlle Ricker, gagnante des deux dernières étapes de la Coupe du monde présentées à Stoneham et des Jeux olympiques de Vancouver, entend racheter un début de saison en dents de scie. «C'est important pour la qualification des Jeux, mais aussi parce que c'est un titre que ni Dom ni moi n'avons à nos palmarès, championne du monde. Alors, c'est sûr que j'aimerais bien l'ajouter», a admis Ricker.

La coureuse de Squamish travaille présentement à éliminer toutes les petites erreurs mentales ou stratégiques, qui peuvent avoir de grandes incidences, en course. «C'est sûr que j'aimerais courir mieux que je ne l'ai fait jusqu'à maintenant. J'ai fait de grandes erreurs, en décembre. Pour être la plus rapide, il faut éviter ces erreurs sur le parcours. Il n'y a pas de place pour être hésitante ou pour manquer de confiance. Je me suis mis cette pression additionnelle sur les épaules, parce que j'aimerais bien que les jeunes de l'équipe courent aussi bien que Dom et moi, en fin de semaine», a souhaité la championne olympique en titre.

Après une journée d'entraînement aujourd'hui, les coureurs inscrits à l'épreuve de snowboardcross prendront part à la ronde des qualifications demain. Les finales seront disputées samedi.

Un parcours amusant... et un peu lent

Les planchistes de l'équipe canadienne ont eu la chance d'explorer mardi le parcours de snowboardcross sur lequel ils évolueront en fin de semaine - six athlètes à la fois, plutôt que quatre- et tous étaient unanimes: le plaisir sera au rendez-vous à Stoneham!

«Il est un peu lent pour l'instant, mais il va devenir de plus en plus rapide au cours de la semaine. Il y a de beaux sauts, de beaux virages et je pense que la condition du parcours sera excellente, samedi», a fait savoir Maëlle Ricker.

Même son de cloche du côté de Dominique Maltais, qui attribue présentement la lenteur du parcours au froid.

«Avec un -20oC, ça fait en sorte que la neige est plus agrippante, donc un peu plus lente, alors c'est pourquoi on a fait une journée de tests, pour savoir comment les sauts et les transitions se font, et si on a assez de vitesse pour les faire. Et ç'a super bien été. À première vue, je crois que les gens ont fait un travail extraordinaire», a-t-elle estimé.

Les modifications apportées notamment à l'arrivée, désormais plus centrée par rapport à la station, devraient donner lieu à des fins enlevantes, croit pour sa part Chris Robanske.

«Le parcours devrait donner lieu à des courses amusantes et serrées, samedi, spécialement dans le bas de la piste. Ce sera une fin excitante.»

EN BREF

Calvé vise un podium

Tout comme le parcours de snowboardcross, celui des épreuves alpines a été redessiné en vue des Mondiaux. Après avoir fait son tour de reconnaissance, Caroline Calvé (photo), qui a décroché une deuxième place en Coupe du monde cette saison, a apprécié le nouveau tracé. «Dans les dernières années, on gardait la piste qui était habituelle ici à Stoneham. Cette année, ils ont rajouté des bosses, un dénivelé d'un mètre de haut. Quand on arrive en bas du parcours, on passe par-dessus deux belles bosses et on est lancé dans les airs pour arriver trois ou quatre portes avant la ligne d'arrivée. C'est un énorme changement. Ça ne s'est jamais fait dans les dernières années en slalom géant. C'est intéressant. Au début, c'était intimidant, mais ça se passe super bien», a indiqué la planchiste originaire d'Aylmer.

Jasey-Jay Anderson sur un nuage

À 37 ans, Jasey-Jay Anderson est loin de la retraite! Même qu'après un début de saison difficile, les deux dernières semaines lui ont permis de faire de telles avancées dans la conception de ses planches qu'il n'a jamais été aussi heureux de dévaler les pentes. «C'est un rêve! Je n'ai jamais fait du développement aussi rapide. En deux semaines, j'ai fait le travail de trois années!» a révélé, enthousiaste, le spécialiste du slalom. Même s'il a dû sacrifier l'entraînement dans le processus, Anderson ne regrette pas sa décision d'avoir pris en main la fabrication de ses planches. «Honnêtement, mon été a été rough, l'automne et le début de l'hiver ont été difficiles, ça fait à peu près deux semaines que je suis sur un nuage. J'ai commencé à fabriquer mes propres planches et ça va mieux qu'espéré. Tout est tombé en place tout de suite», a-t-il encore raconté. Anderson est convaincu que ces améliorations, combinées à son expérience, lui permettront de bien faire à Stoneham. «Les résultats vont le montrer.»

En vitesse...

Même si on annonce un temps glacial au cours des prochaines heures, Maëlle Ricker ne craint pas trop la rigueur de l'hiver québécois. «Si tu es bien échauffé et que tu t'assures de t'hydrater, ça va bien», a-t-elle expliqué... Le circuit québécois de compétitions de freeski et snowboard S3 Futur Pro profitera des Mondiaux de snowboard pour tenir sa prochaine compétition à Stoneham. Les épreuves de demi-lune (samedi) et de slopestyle (dimanche) compteront pour le cumulatif des points de la saison...

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer