Mondiaux de planche à neige: Mark McMorris, l'étoile des Prairies

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Le Canada sera bien représenté avec le jeune Mark McMorris (à droite), de Regina, qui est un des meilleurs surfeurs-acrobates sur la scène internationale. Son frère aîné Craig (à gauche) sera également à surveiller, même s'il vient d'effectuer un retour à la compétition après avoir subi une opération au genou droit.

Le Soleil, Steve Deschenes

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(Québec) Mark McMorris est la nouvelle coqueluche de la planche à neige acrobatique. Il y a un an, il a raflé l'or aux X Games en slopestyle et en big air et vient de refaire le coup sur le Dew Tour, avant Noël. On le compte parmi les favoris en vue des Jeux olympiques de 2014. Jusqu'à samedi, il est à Québec. Et il est le grand favori.

Le planchiste de 19 ans participe aux Championnats du monde de snowboard, présentés chez nous jusqu'au 27 janvier. McMorris sera du slopestyle - enfilade de modules en descente -, jeudi et vendredi, à la station Stoneham. Vendredi soir et samedi, au centre-ville, ce sera le big air - saut sur rampe.

«Ça me permet de rencontrer plein de gens cool et de faire plein de choses cool», dit-il, incarnation même de la coolitude, à propos de sa récente célébrité. Il y a trois ans, jeune espoir de 16 ans, il s'était produit sur le tremplin érigé entre les bretelles de l'autoroute Dufferin, pour sa première Coupe du monde en carrière. Il avait fini huitième.

«J'ai appris beaucoup, depuis. C'était spécial de vivre ça si jeune. Je me souviens que la foule était bien et j'espère que ce sera encore le cas cette année. Moi, j'ai plus d'expérience. Ça me semble un moins gros contrat aujourd'hui. Je pourrai plus me concentrer sur ma prestation», affirme McMorris.

Rien ne le disposait à autant de voltiges aériennes, avec autant de succès. Originaire de Regina, en Sasktachewan, il a appris les rudiments du son sport à la station Mission Ridge. Huit pistes sur 89 mètres de dénivelé. C'est le Centre de ski Saint-Raymond, dans Portneuf. Aussi bien sauter d'une botte de foin.

«Comme membre de l'équipe provinciale, on allait s'entraîner à Calgary une fois par mois. C'est journées-là, on passait 10 heures dans les pentes», explique Craig McMorris, frère aîné de Mark par deux ans et cinq jours. «Et grâce à nos parents, on faisait aussi beaucoup de wakeboard et de trampoline.»

Leur père est ministre de la Santé de la Saskatchewan. Ils ont comme ami JC Lipon, membre de l'équipe canadienne junior de hockey et classé parmi les 100 meilleurs espoirs nord-américains en vue du prochain repêchage de la LNH. Ils ont fait de la planche à neige leur vie, Mark laissant tomber l'école secondaire après la 10e année.

Les deux McMorris sont aux Mondiaux. Craig, 21 ans, se remet d'une déchirure au ligament du genou droit. Il est de retour à la compétition depuis deux semaines. L'an dernier, il avait pris le cinquième rang du slopestyle de la Coupe du monde de Stoneham.

Sur le chemin entre le Colorado et Québec, en début de semaine, Mark a fait un détour par Bristol, au Connecticut, où ESPN l'avait convié à des entrevues pré-X Games. La semaine prochaine, il défendra sa double couronne, à Aspen. Les demi-dieux Shaun White et Andreas Wiig sont les seuls autres planchistes à avoir enfilé deux médailles d'or aux X Games la même année.

«Les X Games, c'est la deuxième plus grosse compétition dans notre sport après les Olympiques», reconnaît-il, quant à l'importance relative de sa sortie de cette semaine comparée à celle de la semaine prochaine. «Mais je suis venu ici pour gagner», conclut-il, avec un sourire entendu.

Parcours glacé

La pluie de la fin de semaine suivie du refroidissement actuel rend les parcours glacés. «On est sur la Côte Est, c'est comme ça. C'est un peu plus épeurant, ça fait plus mal si tu tombes, mais tu as juste à ne pas tomber», fait valoir Mark McMorris, favori des épreuves de slopestyle et de big air. Cela l'empêchera-t-il d'exécuter son fameux triple cork 1440 (triple tirebouchon quadruple rotation), manoeuvre qu'il a été le tout premier à réussir et qui lui permet de triompher partout? «Les sauts ici sont assez gros pour faire tout ce qu'on veut», laisse-t-il entendre, sans dévoiler davantage sa stratégie.

Son frère Craig de préciser: «Quand tu t'élances, tu dois être confiant en ce que tu vas faire à 110%. Sinon, tu peux te blesser et ta saison est finie. Ce n'est pas les plus téméraires qui grimpent sur le podium semaine après semaine, mais les plus intelligents.» Mercredi, des rails en début de parcours ont été déplacés à la demande des concurrents.

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Michaël Roy revient du Colorado, où il a fini 23e au slopestyle de la Coupe du monde de Copper.

Le Soleil, Steve Deschênes

Entre le Colorado et la Chine

Michaël Roy revient du Colorado, où il a fini 23e au slopestyle de la Coupe du monde de Copper. Il devait partir pour la Chine, mais des problèmes de passeport l'en empêchent. Il aurait aussi pu aller en Suisse. Il s'arrête plutôt à L'Ange-Gardien, à la maison, où il n'était par revenu depuis deux mois. À 30 minutes des Championnats du monde.

L'an dernier, il a terminé 32e du big air et 38e du slopestyle de la Coupe du monde de Stoneham. Cette fois, il espère faire les deux finales, top 12. Sa spécialité est le big air. Sa place n'est pas assurée au slopestyle, étant premier remplaçant. Sinon, il servira d'ouvreur aux Mark McMorris et consorts.

Parcours glacé? «Je suis habitué de rider à Québec», rétorque l'athlète de 19 ans.

Horizon Sotchi

À 385 jours des prochains Jeux olympiques, la Fédération canadienne de planche à neige travaille déjà à composer son équipe. Vingt-quatre planchistes canadiens iront à Sotchi dans cinq disciplines. Les Québécoises Dominique Maltais (cross) et Caroline Calvé (slalom parallèle et slalom géant parallèle) sont les deux seules à détenir une place assurée sur l'avion. Le protocole de qualification dépend de plusieurs facteurs et s'étendra jusqu'au 19 janvier 2014.

Le slopestyle est en pleine montée et fait son entrée olympique en 2014. La trajectoire de la demi-lune est à l'inverse et pourrait bientôt disparaître du radar. Le Canada n'obtient d'ailleurs pas de bons résultats dans la structure tubulaire, surtout chez les hommes. Le big air est pressenti aux JO de 2018.

Vedettes québécoises à Davos

Outre les super vedettes américaines comme Shaun White, les principaux absents sont Québécois. Sébastien Toutant, Antoine Truchon et Maxence Parrot participent au O'Neill Evolution, à Davos, en Suisse. Énorme compétition de big air. Les trois sont commandités par O'Neill. Truchon avait gagné le big air de Québec l'an dernier, Toutant l'année précédente.

«C'est malheureux, mais c'est hors de notre contrôle», regrette le directeur haute performance de Snowboard Canada, Robert Joncas. «Il y a deux mois, ils avaient confirmé pour ici, mais Davos a changé de dates.»

Toutant ne touche pas le carding de la fédé canadienne, qui en fait profiter Michaël Roy. Roy aussi planche pour O'Neill, mais a décidé de venir à Québec. Comme Matts Kulisek, de Saint-Sauveur, qui monte sur le podium du big air depuis deux ans.

* * *

Jeudi à Stoneham

SLOPESTYLE - Qualifications

9h50-11h00 Hommes, vagues 1 et 2

12h10-13h20 Hommes, vagues 3 et 4

14h30-15h20 Femmes, vagues 1 et 2

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