Le capitaine maintient le cap

Len Valjas, Godefroy Bilodeau, Alex Harvey, Dasha Gaïzova... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Len Valjas, Godefroy Bilodeau, Alex Harvey, Dasha Gaïzova et Louis Bouchard au mois de novembre avant le début de la saison de compétition.  Bouchard a reconfirmé, hier à l'aube du Tour de ski, que le début de saison ordinaire d'Harvey était planifié. L'objectif reste les Championnats du monde en février.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) «Un début de saison ordinaire planifié.» Voilà comment en quelques mots Louis Bouchard a résumé la première tranche de campagne 2012-2013 d'Alex Harvey, un début de saison que le fondeur québécois a lui-même reconnu comme étant en dents de scie et parfois même décevant.

«On savait que ça serait comme ça cette année», a indiqué le coach de l'équipe nationale à l'aube du Tour de ski, qui s'amorce demain à Oberhorf (Allemagne). L'objectif d'Alex cette année, ce sont les Championnats du monde et on voulait qu'il soit à son peak à ce moment-là.

«Pendant cette période, plusieurs Coupes du monde auront aussi lieu, soit un peu avant les Mondiaux et un peu après. Si on parle de mois, on peut dire que c'est en février et en mars qu'Alex sera dans sa période importante, alors qu'il y aura plusieurs compétitions. C'est à ce moment qu'il devra être vraiment prêt», a ajouté Bouchard.

Selon lui, la principale raison expliquant le meilleur début de saison de Harvey l'année dernière est le fait que son fondeur s'était préparé différemment au chapitre de son entraînement. En 2011-2012, tout avait été mis en oeuvre afin qu'il soit au maximum de son potentiel plus tôt dans l'année et que la stratégie avait porté fruit.

«Un moment donné, c'est mathématique. Tu fais un peu moins d'intensité à une certaine période de l'année, ce qui fait que tu recules un peu ton peak. Et c'est ce que l'on a fait cette année à la lumière des performances d'Alex il y a deux ans, alors qu'il avait été champion du monde à Oslo. Il était en très bonne forme à ce moment-là. Il avait cependant eu un début de saison plus difficile.

«Et c'est un peu ce plan que l'on a suivi cette année. S'il fonctionne bien, on pourra le répéter l'an prochain, les Jeux de Sotchi en 2014 ayant lieu à la même période que les Mondiaux de 2013.»

Parlant de la décision de son fondeur de renoncer au skiathlon de 30 km à la Coupe du monde de Canmore (Alberta) le 15 décembre, Bouchard a souligné qu'il avait prévu accorder un congé de compétition à Harvey. L'athlète québécois n'aurait d'ailleurs pas dû prendre part au sprint du samedi. Mais guidé par son enthousiasme et le fait que la course avait lieu au Canada, il avait décidé de monter sur ses planches plutôt que de prendre une pause.

«Et quand on a constaté sa fatigue à la suite du sprint, on a décidé de mettre le repos un peu plus tôt que prévu afin de s'assurer de sa récupération.»

En progression

Selon Bouchard, c'est avec le début du Tour de ski qu'Harvey devrait commencer à améliorer ses résultats. Il a expliqué que son jeune athlète avait le potentiel pour flirter avec le top 10 à toutes les épreuves du Tour, à l'exception des sprints, des compétitions où le hasard peut jouer un rôle dans le résultat final.

«On ne sait jamais ce qui va arriver dans les sprints. Mais pour ce qui est des épreuves de longues distances et des distances traditionnelles, la spécialité d'Alex, nous croyons qu'il devrait se situer autour du top 10. C'est là que l'on veut qu'il soit.»

«En ski de fond, c'est un peu comme en vélo. Dans les sports de masse, quand tu fais 12e, 13e, ça veut dire que cette journée-là, tu aurais peut-être pu finir troisième ou quatrième. Mais quand tu termines entre 20e et 30e, tu sais que tu n'aurais pas pu être parmi les meilleurs. Si Alex termine autour du top 10, ce sera donc pour nous très satisfaisant.»

Au-delà des limites

Quand il parle du Tour de ski, Alex Harvey s'enthousiasme. Et Louis Bouchard comprend très bien pourquoi.

«Le Tour de ski, c'est prestigieux et c'est le fun», a expliqué l'entraîneur de l'équipe nationale de ski de fond. «Tu cours à tous les jours. Et pour les athlètes, c'est un beau défi. Le Tour fait appel à des athlètes qui ont des capacités de récupération particulières et il permet aux participants de repousser leurs limites. Et c'est ça le but dans le sport.»

Composé de sept épreuves disputées en neuf jours sur quatre sites, le Tour de ski est pour les fondeurs ce que le Tour de France est pour les cyclistes. Une compétition aussi exigeante physiquement que mentalement. «Les participants doivent avoir une motivation extrême, car la fatigue physique se fait sentir assez rapidement chez tous les coureurs. Tout le monde est égal et c'est celui qui récupère le plus vite qui a l'avantage sur les autres.

«C'est pour cette raison que toutes les stratégies sont mises en place à chaque jour pour aider les athlètes à récupérer et faire en sorte que ça devienne un peu plus facile mentalement. Car à chaque jour, c'est très difficile de dire à ton corps qu'il doit pousser au max. Lui, il te dit : il me semble que j'en ai fait pas mal. Mais tu dois lui dire non, il faut que tu toffes, c'est ce que je veux. Alors on y va.»

Mis à part quelques épreuves comme le sprint du 1er janvier qui aura lieu cette année à Val Müstar, en Suisse, les courses du Tour de ski ont toujours lieu dans les mêmes parcours. Des modifications mineures y sont quelquesfois apportées, mais en général, elles n'empêchent pas les participants d'avoir une bonne connaissance de l'environnement dans lequel ils compétitionneront. Ils peuvent donc bien se préparer.

«Les fondeurs savent, par exemple, que s'ils ont amorcé le Tour du mauvais pied, ils pourront se racheter lors du 35 km de Toblach [Italie], un parcours qui, contrairement à ceux du circuit de la Coupe du monde, n'a pas de montées abruptes et donc, tout est en glisse.»

Selon Bouchard, c'est lors des deux dernières étapes qui auront lieu à Val di Flemme (Italie) que devrait se décider l'issue du Tour. «Surtout que la dernière course est une épreuve en classique [9 km]. Si l'énergie n'y est pas, nous serons en fin de Tour et les athlètes seront fatigués, ça sera terminé pour quelqu'un qui aura vidé son robinet. Le Tour pourrait donc se jouer là.»

 

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