Coupe Sprint Québec: la fusée Kikkan

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Jessie Diggins a déposé un baiser sur la joue de sa coéquipière Kikkan Randall pour célébrer la victoire du duo américain en finale du sprint féminin.

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(Québec) Le ski de fond féminin américain est en pleine ascension. Menées par la fusée Kikkan Randall, les meilleures fondeuses des États-Unis sont aux trousses des Norvégiennes, des Russes et des Allemandes. Même que vendredi à la Coupe Sprint Québec, elles les ont survolées.

 

 

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Denis Volotka et Nikolay Chebotko ont assuré un joyeux réveil à leurs compatriotes kazakhs.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

Randall et Jessie Diggins ont écrit une nouvelle page d'histoire, dans les rues de Québec. Elles ont remporté la première victoire du ski de fond américain dans une épreuve d'équipe. Il faut dire que Randall est une habituée des premières. En 2008, elle était devenue la première femme des États-Unis victorieuse d'une manche de la Coupe du monde de ski de fond.

«C'est un plaisir de courir pour vous!» a-t-elle lancé, à sa descente du podium, à l'intention d'une foule où les drapeaux aux 50 étoiles et 13 rayures étaient nombreux tout l'après-midi. L'athlète originaire de l'Alaska a vu ses parents faire le voyage d'Anchorage, son frère de New York et ses beaux-parents de l'Ontario pour l'occasion. «Les gens viennent de loin pour voir du ski de fond», s'est réjouie celle qui est mariée à l'ancien fondeur canadien Jeff Ellis.

Malgré son gabarit réduit de 5'4'' et 135 livres, Randall est dotée d'une paire d'épaules à faire pâlir d'envie les rameurs. Cette ex-adepte de la course à pied cross-country avait commencé le ski de fond comme deuxième sport. Elle a maintenant trois Jeux olympiques sous les spatules et le titre de championne de la Coupe du monde de sprint individuel pour la dernière saison. Elle aura 30 ans la veille du jour de l'An.

Skier avec son mentor

Sa coéquipière, âgée de seulement 21 ans et native du Minnesota, se compte chanceuse de pouvoir la côtoyer. «C'est incroyable de réaliser cela avec la fille qui est mon mentor et que j'ai admirée toute ma vie», affirme Diggins. Soulignons néanmoins que c'est elle qui a effectué l'ultime percée en tête, lors de son dernier tour, avant de passer le relais à Randall.

En janvier dernier, lors du sprint urbain de Milan, en Italie, le duo avait pris le deuxième rang. «Au moins, cette fois-ci, je suis restée sur mes pieds», rigole Randall. «À Milan, j'étais tombée deux fois et le lendemain, je m'étais réveillée avec plein de bleus. Ça devrait aller mieux demain [aujourd'hui].»

Sa performance de vendredi en fait effectivement une favorite pour la compétition en solo d'aujourd'hui. «J'espère faire aussi bien, mais tout peut arriver», prévient-elle avec sagesse.

Les Américaines ont franchi le fil d'arrivée avec presque une seconde d'avance. Les Allemandes Hanna Kolb et Denise Hermann, les Norvégiennes Maiken Caspersen Falla et Celine Brun-Lie, puis les Russes Evgenia Shapovalova et Svetlana Nikolaeva suivaient dans l'espace d'une demi-seconde.

Et Kikkan, d'où ça vient? C'est son vrai nom. Elle le tient de Christina Kiki Cutter, premier athlète en ski des États-Unis, fond ou alpin, homme ou femme, à gagner une Coupe du monde. Un slalom à Oslo, en 1968. Randall aime la pizza hawaïenne et fait aussi du monocycle.

Les Kazakhs, par un cheveu

C'est fête aujourd'hui, au Kazakhstan. C'est du moins ce qu'a prétendu l'entraîneur-chef de l'équipe nationale de ski de fond de l'endroit, après la victoire de ses protégés au sprint par équipe de la Coupe du monde de Québec.

«C'est la nuit chez nous, en ce moment. Il y a 11 heures de décalage horaire. Alors, les gens ne le savent pas trop encore. Mais quand ça va se savoir, samedi matin, il va y avoir des célébrations. Ces gars-là vont être des vedettes!» a assuré Alexander Batyaikin, vendredi, en fin d'après-midi.

Denis Volotka et Nikolay Chebotko ont non seulement obtenu une première victoire pour leur pays en Coupe du monde de sprint, mais aussi un premier podium. Ils l'ont arraché par un cheveu. Chebotko et le Russe Alexey Petukhov se sont lancés sur le fil d'arrivée. Les officiels ont eu recours à une photo pour les départager. Petukhov faisait équipe avec Nikita Kriukov, tandis que les Norvégiens Anders Gloeersen et Eirik Brandsdal terminaient troisièmes.

Batyaikin a évoqué les succès passés d'un Vladimir Smirnov, fondeur kazakh sept fois médaillé olympique, dont l'or au 50 km en 1994, et quadruple champion du monde. Le coach est même remonté jusqu'en 1976, à Innsbruck, alors que le Kazakhstan faisait encore partie de l'empire soviétique.

Aux Jeux de Vancouver, en 2010, Chebotko et Alexey Poltaranin avaient fini cinquièmes du sprint par équipe. Mais si vous avez quelques tenges kazakhs à parier sur la course d'aujourd'hui, mettez-les sur Volotka. C'est lui le spécialiste des courtes distances.

À propos de la journée de vendredi, ils disaient avoir conscience de l'ampleur du phénomène Alex Harvey au sein de la foule. «On sait qu'il est fort, qu'il a beaucoup de podiums et qu'il est à la maison. Tout le monde le supporte. Mais nous, on regardait ceux qui étaient devant, les Russes et les Norvégiens», tranche l'entraîneur, parlant parfois en son nom, traduisant d'autres fois les paroles de ses deux skieurs.

Ses hommes sont-ils meilleurs que Harvey ce week-end? «Oui», conclut sans hésitation Batyaikin, avec toute l'assurance du conquérant.

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