Harvey, 5e au sprint par équipe: «je vais essayer de me venger»

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(Québec) Alex Harvey n'a pas trop laissé paraître sa frustration, vendredi, après avoir fini cinquième du sprint par équipe de la Coupe du monde de Québec. Sur sa piste, devant son monde, l'enfant chéri du ski de fond québécois s'est accroché une spatule dans la clôture, au dernier tour. «C'est sûr que je vais essayer de me venger», a-t-il néanmoins promis.

Et ce, dès samedi. Lors de la course individuelle, dont la ronde de qualifications débute à 10h40, toujours devant le parlement. «Je le connais, il n'est vraiment pas content de ce qui s'est passé au dernier tour», a confié son coéquipier, Devon Kershaw. «Il va être vraiment, vraiment, vraiment dangereux, demain [samedi]. Je vais être très surpris s'il n'a pas un podium.»

Le duo Harvey et Kershaw, champion du monde en titre du sprint (2011), a rivalisé avec les équipes de tête durant les huit premiers des 12 tours du parcours en fer à cheval de 793 mètres de long. Un relais laborieux les a ensuite relégués au cinquième rang, mais sans être largués. Puis durant l'ultime passage, la chute du Suédois Emil Jönsson, juste devant Harvey, l'a forcé à dévier de sa trajectoire.

Le ski gauche de Harvey s'est alors pris sous la barrière délimitant le trajet, ce qui lui a enlevé toute chance de victoire. Le Québécois de 24 ans n'a quand même pas abandonné, regagnant quelques rangs avant la fin. «C'est plate, mais c'est ça, un sprint en ville. Ça arrive», constate simplement Harvey, quelques minutes après l'arrivée.

«Il faut que tu restes toujours en avant ou que tu aies de la chance. Sur ma chute, j'ai perdu 20 mètres sur le groupe de tête et c'était fini. Je suis quand même revenu et ça m'a montré que ma forme est bonne. Mais c'est encore plus frustrant, sachant que j'avais ce qu'il pour la fin.

«Je me sentais comme pour un podium», poursuit-il, ajoutant espérer se sentir aussi bien aujourd'hui pour la tranche individuelle. «Mais ça prend plus que la forme. Ça prend aussi la chance», résume un Harvey pragmatique.

Harvey n'a pas été sans entendre les acclamations de son nom de la part des milliers de spectateurs attroupés un peu partout autour de la fontaine de Tourny. Les organisateurs évaluent à 20 000 personnes l'achalandage total de l'après-midi. «On les entend, c'est bruyant. Disons que ça fait oublier la douleur», affirme finalement en souriant le chouchou local.

Pas beaucoup d'espace

Son chum Kershaw ne pouvait que compatir. «Parfois, c'est comme ça. Il n'y a pas beaucoup d'espace. Emil Jönsson est l'un des meilleurs sprinteurs au monde, il ne tombe pas souvent. Je me disais qu'on était encore dans la game. Alex était si fort! C'est dommage», reconnaît l'Ontarien de 29 ans, de son excellent français.

Kershaw disait aussi se sentir en bonne forme et possédait une belle impulsion. Mais ses attentes pour aujourd'hui ne s'avèrent pas aussi élevées pour lui-même que pour Harvey. «Le plus important pour nous reste les Championnats du monde [fin février, en Italie]. En plus, le sprint n'est pas ma meilleure épreuve. Et c'est la ville d'Alex! Mais je vais essayer», assure le sympathique athlète.

Harvey et Kershaw avaient gagné la première demi-finale.

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